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Crédit: Michael Fuller

Slackline: Équilibrez votre vie

Le « slacklining », c’est comme marcher sur un trampoline large de 2,5 centimètres. À un pied du sol ou à plus de 1000 mètres de hauteur, ce funambulisme nouveau genre s’impose tranquillement.

Contrairement au funambulisme, les adeptes du slacklining marchent sur une sangle élastique plutôt qu’un câble rigide et n’utilisent pas de balancier. Et l’expérience est dynamique : la sangle s’étire et rebondit selon les mouvements du corps. Chaque muscle s’engage et pas question d’avoir l’esprit ailleurs pour cette méditation en mouvement!

Techniquement apparenté à l’art du cirque, le slacklining moderne a pourtant vu le jour dans le monde de l’escalade à Yosemite, en Californie. C’est vers la fin des années 1970 que des grimpeurs se sont mis à marcher sur des câbles de stationnement et des cordes tendues entre deux arbres. Complément naturel aux aptitudes de grimpe, l'exercice d’équilibre s’est vite répandu.

 

« La slackline développe la proprioception : le corps devient plus efficace dans le mouvement », explique Rémi Bergeron, physiothérapeute chez Action Sport Physio. La proprioception est la conscience corporelle : la slackline affine l’acuité à réajuster son corps en déséquilibre. Grandement sollicités, les muscles stabilisateurs (abdominaux, lombaires, muscles des jambes, épaules, bras, cou, chevilles, etc.) se renforcent et contrôlent mieux les articulations, ce qui protège les ligaments et diminue les risques de blessures.

 

« La slackline, c’est le plus bel exemple de la relativité », affirme Julien Desforges, fondateur dans la jeune vingtaine du regroupement Slackline Montréal. De retour du tournage du film Highlining California, ce dernier a vécu son lot d’émotions, à marcher suspendu dans le vide à plusieurs centaines de mètres du sol. Lors de ses premières tentatives, il y a trois ans et demi, tenir debout dix secondes constituait un défi!

 

Pour pratiquer ce sport, il faut d’abord oublier son ego. On doit aborder l'activité avec un esprit d’enfant, prêt à jouer, à risquer et à lâcher prise. Telle une médiation active, « la tête se vide et une seule chose doit occuper l’esprit : rester sur la sangle ». Le coréalisateur Dhanaé Audet Beaulieu confirme : « c’est comme réapprendre à marcher! »

 

Le slacklining se décline en plusieurs disciplines : il y a la sangle courte tendue au ras du sol (trickline), celle très longue et un peu plus haute (longline), celle tendue jusqu’à une hauteur vertigineuse (highline) ou encore une version où la sangle est relâchée (rodeoline). Et le tout se pimente par des figures, sauts, pirouettes ou même la pratique du yoga!

 

Les adeptes urbains s’exercent souvent dans les parcs, rendant l’activité très sociale. Fondé à l’été 2009, Slackline Montréal popularise d’ailleurs la pratique en organisant des « slacklines ouvertes » au parc du Mont-Royal et souhaite légaliser l’activité : il est théoriquement interdit d’utiliser le mobilier naturel urbain montréalais (dont les arbres) à une autre fin que celle à laquelle il est destiné. Cela dit, les apôtres du slacklining protègent les troncs et leur activité est généralement tolérée. Les curieux s’assemblent, essaient, tombent, rigolent… de quoi faire un monde plus équilibré.

 

Pour essayer :
Slackline Montréal fera essayer le slacklining au Festival plein air et voyage, du 14 au 16 mai au parc Jean-Drapeau à Montréal. Sinon, rendez-vous les beaux dimanches près des tam-tam au parc du Mont-Royal.

 

Prix :

• 82$ pour un ensemble de base de Gibbon (gibbon-slacklines.com)
• 160$ pour le kit complet de Mammut (mammut.ch)
• Slackline Montréal vend également des kits à prix concurrentiel (en quantité limitée)

 

Pour plus d’information :
slacklinemontreal.com
highliningcalifornia.com
slackline.com

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