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Grand Prix d’eau vive : 4 questions à Julie Crépeau-Boisvert

09 Mai 2011 par Frédérique Sauvée

C’est l’événement d’eau-vive du printemps au Québec ! Pour sa première édition, le Grand Prix d’eau vive descend les rivières de l’Outaouais, de la Rouge, de la Mistassibi pour s’en prendre plein la jupette ! Entrevue avec la directrice de la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive et organisatrice de l’événement.

Après une semaine de compétition, comment se passe l’événement ?

Un seul mot : Extraordinaire ! On vient juste de terminer l’épreuve du contre la montre en individuel hier à La Tuque sur la rivière La Rouge. Ça a vraiment bien roulé ! Avant ça, nous étions sur l’Outaouais, du côté Ontario, pour les épreuves de free-style et le concours de figures. Les concurrents ont affronté l’immense vague Gladiator. C’était vraiment impressionnant ! Les athlètes sont tous au rendez-vous et très contents. Ils semblent vraiment impressionnés par les sites de compétition qui sont les plus durs au Québec. On a voulu leur donner des conditions à la hauteur de leur capacité et ça leur donne donc du challenge. On peut se vanter d’avoir des épreuves de calibre d’un championnat international.

Les spectateurs québécois sont-ils au rendez-vous ?

Oui, car c’est aussi fun de concourir que de regarder ! Je peux vous dire qu’assister à la descente des 22 athlètes à la fois sur une section de gros rouleaux et de trous, ça fait frissonner. Plus de 500 personnes ont assisté aux épreuves qui se déroulaient à la Tuque les deux derniers jours et on en attend encore beaucoup au Saguenay dans les jours qui viennent. Les québécois ont l’air contents d’assister à un tel événement. Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer sur les sites de compétition, une belle équipe travaille à filmer et à retransmettre tous les soirs les compétitions en vidéos sur le site internet.

Quelles sont les conditions des rivières ?

Elles sont très bonnes et c’est pourquoi nous avons choisi le début du mois de mai pour l’événement. Le débit de la Rouge a été de 470 m³/seconde pour les épreuves de bordercross et les athlètes ont adoré. On a d’abord fait baisser le niveau d’eau du barrage puis au fil des heures, il est remonté pour que les athlètes finissent dans du gros jus. Ça leur a apparemment donné des papillons dans le ventre, mais c’est de la bonne énergie !

Quel est le programme des prochains jours ?

On est actuellement sur la route de Dolbeau-Mistassinni. On se prépare à deux jours de pratique pour ensuite attaquer deux événements de free-style sur la Mistassibi. C’est là que l’on trouve les plus grosses vagues du Québec. On a accès à deux hélicoptères pour récupérer les meilleurs images de la compétition ! Ensuite, l’événement se poursuit à la rivière Bras-Louis à Saint-David-de-Falardeau pour le slalom géant. Ça promet du grand spectacle !

Pour les résultats des épreuves et les vidéos des compétitions, rendez-vous sur grandprixeauvive.com

Whitewater Grand Prix - Big Water Boatercross on the Rouge River from Tribe Rider on Vimeo.

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