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 :  Antoine Stab

 

Destination | 15 000 km en Amérique du Nord, en vélo et sans eau embouteillée - commentaire ( 0 )

17 Mars 2014 par Antoine Stab

  • Geneviève Gervais et Jacques-Alexandre Lévesque, alias J-A & G Bicik, un couple de Québécois passionnés de vélo, ont entamé, en janvier dernier, un voyage cycliste de 15 000 kilomètres à travers l’Amérique du Nord, d’est en ouest puis vers le nord jusqu’en Alaska. Un périple d’environ neuf mois qui se fera sans acheter la moindre bouteille d’eau. Santé !

    Comment est née cette envie de parcourir les États-Unis et l’Ouest canadien à vélo ?

    Jacques-Alexandre : On voulait faire un voyage à vélo, mais on hésitait sur la destination. On voulait limiter au maximum notre empreinte écologique. Il était hors de question de prendre l’avion. Les États-Unis sont apparus comme une évidence. On s’est donc rendu en autobus à Boston puis en train jusqu’à Savannah, en Géorgie, pour le départ de notre voyage en vélo.

    Votre voyage a aussi un volet social et environnemental : vous n'achèterez aucune bouteille d’eau durant le voyage.

    J-A : Oui, on veut sensibiliser les gens sur l’impact écologique des bouteilles d’eau. Qu’on fasse de l’eau un produit de consommation, vendu quasiment au prix de l’essence, ça n’a pas de sens ! C’est une ressource naturelle. Le but de voyage est donc de démontrer que l’on peut vivre en Amérique du Nord sans acheter aucune bouteille d’eau, même en sortant de notre zone de confort. C’est tellement facile d’utiliser de l’eau du robinet. Elle est reconnue comme étant de très bonne qualité. Et pourtant, on est les plus gros consommateurs d’eau embouteillée.

    G : Au fur et à mesure, on collecte des statistiques de notre consommation quotidienne d’eau. On va pouvoir ainsi faire un résumé de ce que l’on a économisé comme plastique et comme argent.

    Quel sera votre parcours ?

    J-A : On est parti de la Géorgie, direction le Sud et la Floride. Ensuite, on va vers l’Ouest en longeant la frontière américano-mexicaine, avec un détour par le Colorado, l’Utah et le Nevada. Cela va nous amener vers la Californie pour remonter vers le nord jusqu’en Alaska.

    G : On a une idée assez précise, avec des « villes-étapes » que l’on aimerait visiter. On a construit l’itinéraire en fonction de nos intérêts personnels à découvrir des endroits pas encore visités, et aussi des places où l’on a des amis qui peuvent nous accueillir. Mais on se laisse une marge de manœuvre, une place au hasard, des gens que l’on pourrait rencontrer en chemin. Les locaux ont toujours des conseils, des bons plans à donner.

    J-A : Pour l’hébergement, on y va au jour le jour. On utilise un site internet, Warmshowers qui ressemble au système du Couch Surfing, mais pour les cyclotouristes. C’est vraiment sympa, car ce sont des passionnés de voyage en vélo qui nous prêtent un bout de leur terrain pour planter notre tente. La seule obligation est de nous permettre de prendre une douche chaude. On a souvent l’image de l’Américain pas très amical, un peu « redneck ». Mais, jusqu’à présent, on en a rencontré des très gentils !

    G : Dès qu’ils nous voient arriver avec notre attirail, les gens nous demandent d’où on vient, si on a besoin d’aide... Les gens sont très curieux, généreux et prêt à nous aider. Mais c’est certain qu’on ne planterait pas notre tente n’importe où, sans demander la permission aux propriétaires des terrains. Avec la culture des armes, on ne voudrait pas se faire réveiller au milieu de la nuit par quelqu’un avec son fusil !

    Quels lieux avez-vous particulièrement envie de visiter ?

    J-A : On voulait absolument voir le Colorado et l’Utah avec le Bryce Canyon et le Grand Canyon. On veut aussi traverser la Death Valley. Ça va être le plus gros défi de notre parcours, surtout avec notre objectif de zéro eau embouteillée achetée. L’eau y est peu présente et elle goute souvent le jus de tortue !

    : Longer les côtes californiennes et les plages, je pense que cela va être très sympathique et ressourçant. En fait, chaque état a comme un coup de cœur.

    Avez-vous une date limite de fin de voyage ?

    G : On a lâché nos emplois, vendu la maison. Donc on n’a pas vraiment de contraintes.

    J-A : La seule qui s’impose à nous est le statut de touriste aux États-Unis pour six mois. Au-delà, il faudrait faire une demande de visa. On prévoit donc d’être à Vancouver, début juillet, puis finir notre voyage avant les premiers froids d’Alaska, en septembre.

    G : On a du temps, en ce qui concerne le kilométrage quotidien. On a quand même calculé qu’il fallait faire 60 kilomètres pour arriver à temps. On prend aussi des journées de repos, au moins une par semaine, pour que le corps puisse récupérer et ainsi éviter son usure. Ça nous permet aussi de mettre à jour notre blogue, faire les éventuelles réparations sur les vélos, faire du lavage…

    Vous avez donc laissé votre vie matérielle derrière vous.

    G : Oui, mais on a quand même quelques idées pour l’après-voyage. On s’est laissé des sous et des projets de côté, pour ne pas repartir à zéro. Dans ce genre de voyage, le retour à la réalité de la vie quotidienne est souvent ce qui est le plus difficile. On s’est donc préparé pour un retour pas trop drastique.

    Comment avez-vous préparé ce périple ?

    J-A : On est des gens actifs à la base. On n’a pas eu de programme spécifique d’entraînement.

    : J’utilisais déjà le vélo comme moyen de locomotion quotidien, notamment pour me rendre au travail. Je suis aussi professeur de yoga. Quand tu commences à pédaler, les premiers kilomètres sont difficiles, mais au fil du temps et de la distance, ça devient de plus en plus facile, évident. On remarque que nos jambes deviennent plus fortes et résistantes. L’entraînement s’est donc fait au fur et à mesure.

    Et au niveau de l’organisation du voyage ?

    J-A : Cela a pris environ six mois. Au mois de juin, on commençait à avoir une bonne idée de notre itinéraire et du projet. Ensuite, il a fallu trouver le bon équipement, qui est assez dispendieux. La recherche de commanditaire a été la partie la plus difficile.

    : C’est laborieux parce que tu dois cogner aux portes de plusieurs entreprises pour voir s’ils peuvent nous aider. Souvent, cela se faisait sous la forme de rabais, comme La Cordée. On a réalisé l’importance d’avoir du bon matériel que tu utilises tous les jours. Quand il lui arrive quelque chose, c’est comme la fin du monde !

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    Suivez le voyage de Geneviève et Jacques-Alexandre sur leur site internet jagbicik.com, sur leur page Facebook ou sur le blogue La Cordée.

    Crédit photos : courtoisie - Geneviève Gervais

Actualité | XP Antarctik : un pas dans l’inconnu du continent blanc - commentaire ( 0 )

04 Mars 2014 par Antoine Stab

  • Partis le 2 février dernier d’Ushuaïa vers l’Antarctique, les six Québécois de l’expédition XP Antarctik ont atteint leur objectif : parcourir une région inexplorée par l’Homme pour y gravir le mont Walker, le plus haut sommet de la péninsule, mais aussi des sommets vierges de toutes traces humaines.

    Alexandre Byette nous détaille les joies, les souffrances et les frayeurs auxquelles son équipe et lui-même ont fait face et vont encore connaître jusqu’à la fin de leur périple, vers le 13 mars.

    Alexandre, pouvez-nous dire et décrire ou vous êtes actuellement et ce qu’il y a autour de vous ?

    Présentement, je suis dans ma tente… Mais cette tente est située dans un trou que l’on a mis dans deux heures à creuser, car on voulait se protéger du vent. On dort au sommet d’une montagne qui n’avait jamais été gravi auparavant et qui n’a donc pas de nom. La vue est hallucinante sur la péninsule Antarctique et sur les îles environnantes, avec un coucher de soleil grandiose. C’est un autre monde ! De penser que l’on est les premiers à voir ce paysage sous cet angle, c’est quelque chose de particulier.

    À LIRE AUSSI
    XP Antarctik, six Québécois vers l’ultime continent – Espaces, novembre 2013

    Quelle sensation cela procure de parcourir des contrées inexplorées et gravir des sommets vierges ?

    C’est particulier et honnêtement difficile à croire. Ce qui est agréable, c’est de sentir le contact avec la nature, d’être dans un milieu dans lequel on n’est pas nécessairement censé être. On a vraiment l’impression que l’humain n’a rien à faire ici. La sensation d’être loin du monde, même si on a un téléphone satellite. Ici, il n’y a aucun signe de civilisation : pas de villages, de routes, de poteaux électrique ou de téléphone, pas d’avions dans le ciel, pas de vie animale ou végétale… rien ! C’est un privilège rare, une chance. On savoure chaque moment.

    Comment vous sentez-vous après plus de trente jours d’expédition ?

    On est bien éprouvé physiquement. Notre peau est desséchée par le vent et le soleil. On essaye de se protéger avec la crème solaire, mais ce n’est pas suffisant. On se sent vieux ! Mais le moral est là. On trouve cela drôle. On savait que cela serait difficile et que l’on aurait mal. On prend cela avec le sourire et ça va bien.

    Comment se passe votre progression ?

    On savait que cela serait dur. On n’a pas été chanceux en ce qui concerne la météo, avec du blizzard à des moments inopportuns, notamment sur des passages plus techniques, plus délicats. On progressait difficilement, mais on fait un pied devant l’autre et on recommence. On prend une journée à la fois. À chaque jour, on donne le maximum.

    Et le froid ?

    Il n’est pas si agressif. On a eu beaucoup de vents d’ouest, venant de la mer. Cela amène des températures plus « chaudes », autour de moins -15 degrés Celsius. Mais c’est un froid très humide qui vient percer les os. C’est plus difficile à gérer que si on avait un -20 ou un -25 car, en plus de nous, cela humidifie aussi nos équipements. C’est un peu déroutant et on peut rien y faire. On ne contrôle pas le temps, donc on fait avec.

    Il y aussi les crevasses.

    Oui, Samuel et François sont tombés dedans. Ça fait partie des risques, mais on fait tout pour que cela n’arrive pas. Cela a surtout démontré que l’on était bien entrainé et prêt à réagir.

    Dans le cas de Samuel, on montait vers un sommet pour avoir un point de vue dégagé sur la suite du parcours. C’est moi qui ouvrais la voie. C’est passé pour moi, mais le pont de glace s’est effondré au passage de Samuel. Marina et moi, on s’est tout de suite jeté au sol pour arrêter sa chute dans le gouffre. On a ensuite rapidement installé un ancrage pour aider à le sortir de là. Pas de blessures, mais malheureusement dans sa chute, il a perdu un peu d’équipement : des couteaux, des crampons. Le lendemain, il a dû redescendre dans la crevasse pour aller les récupérer. Mais sur le chemin, François est aussi tombé dans une autre crevasse. C’est Marina et Samuel qui ont dû arrêter la chute. Mais, François est un homme costaud, c’était difficile. L’autre partie de l’équipe, on les rejoint pour aider à le sortir. François avait échappé un ski au fond. Je suis descendu en rappel, sur 60 mètres, pour aller le chercher. Ce fut deux jours plein d’émotions !

    On peut dire que l’aventure, vous le vivez pleinement.

    C’est vrai. Je la ressens particulièrement lors de nos phases d’exploration : quand on ne sait par quel chemin on va passer, à gauche ou à droite de la montagne, envoyer des équipes en reconnaissance… Quand on trouve notre chemin, on se rend jusqu’au sommet, on est très heureux.

    Dans l’entrevue, à l’automne, à la question « Qu’est-ce qui vous fait rêver dans le fait d’aller en Antarctique? », vous répondiez : « La vie sur place. Après une grosse journée, se mettre dans son duvet, manger un bon repas et admirer la vue en face de soi, voir les aurores boréales ». Toujours d’accord avec ça ?

    Totalement ! Mais en plus de ça, il y a aussi le quotidien pas ordinaire : marcher, pousser les défis, car chaque jour, on en a, même des petits. Mais le simple fait de les réussir, ça nous rend heureux et satisfait. Les paysages sont hallucinants ! On savait que cela serait beau, mais pas à ce point. C’est magique !

    Avant d’arriver en Antarctique, vous avez traversé le Passage Drake, l’une des zones maritimes qui connaît les pires conditions météorologiques sur la planète. Certains ont souffert du mal de mer. On a l’impression, en vous lisant sur les réseaux sociaux, qu’il a été plus difficile de préparer l’expédition (logistique, financement, recherche du combustible par exemple) et se rendre en Antarctique que d’y évoluer et explorer.

    Je dirais que ces volets représentent chacun des gros défis, mais des défis différents. Dans l’équipe, notre expertise est sur le terrain. C’est sur que l’on y est davantage dans notre zone de confort, dans notre cœur de métier que dans la partie préparatoire avec la recherche de commandites, de financements et de communication. Mais, si être sur le terrain fait partie de notre domaine d’expertise, on pousse la limite au maximum. C’est difficile physiquement et mentalement. Il faut prendre les bonnes décisions au bon moment, être constamment sur le qui-vive fatigue ou pas fatigue.

    L’un des volets de l’expédition, c’est « documenter ». Comment ça se passe de ce côté sur le terrain ?

    Ça se passe super bien. On porte les gilets Astroskin (ndr : un prototype de maillot intelligent testé pour l'Agence spatiale canadienne) qui enregistrent nos signes vitaux. Des données phsyologiques (fonction respiratoire, fréquences cardiaques, VO2) sont envoyées quotidiennement à Andrée-Anne (ndr : étudiante au doctorat en biologie à l'UQAM) restée sur le bateau. En ce qui concerne le film, on a pris plein de beaux visuels, de notes pour faire le plus beau documentaire possible. Filmer et photographier dans cet environnement, c’est tout un défi, mais Caroline s’en sort très bien. On a hâte de voir le résultat !

    Une question un peu « people » pour finir. Il y a deux couples dans l’équipe. Comment s’est passé votre Saint-Valentin ?

    Ça s’est très bien passé : on est allé dans un chalet suisse pour manger de la fondue aux fromages… Évidemment que non ! On s’est fait trois becs, on s’est souhaité une bonne Saint-Valentin. Mais à part ça, c’était une journée « normale » en Antarctique. Mais, j’ai été choyé, car avec Emmanuelle, ça fait huit ans que l’on est ensemble. Elle m’a fait une déclaration d’amour, avec toute l’équipe comme témoin. C’était très mignon et de toute beauté !

    Encore plus
    Pour les suivre pendant l’expédition : xpantarctik.com ou sur le blogue d’Évasion

    Crédit photos : XP Antarctik

Actualité | Kilian Jornet élu aventurier de l’année par les internautes de National Geographic - commentaire ( 0 )

12 Février 2014 par Antoine Stab

  • Au mois de novembre 2013, nous vous parlions de la sélection opérée par le magazine National Geographic pour les aventuriers de l’année 2013, des « personnes exceptionnelles qui se font remarquer par leurs réalisations remarquables dans l'exploration, la conservation, l'humanitaire ou les sports d'aventure ».

    Parmi la liste des personnalités, figurait un Québécois, le skieur JP Auclair. Une première depuis la création du concours en 2006. Deux Canadiens faisaient également partie des aventuriers honorés : les alpinistes canadiens Raphael Slawinski et Ian Welsted, les premiers à atteindre le sommet du K6 Ouest, au Pakistan, l'un des derniers grands sommets jamais gravis dans le monde, en dépit des risques et des troubles politiques dans la région.

    Mais, il restait encore à déterminer le « choix du public ». C’est au terme de trois mois de vote, entre novembre 2012 et janvier 2013, que les internautes de la revue américaine ont choisi le coureur espagnol Kilian Jornet. Ce spécialiste en ski-alpinisme, ultra-trail et course à pied en montagne a recueilli plus de 75 000 votes. Depuis 2012, il s’est lancé dans un projet un peu fou, « Summit of my life » : battre les records d’ascension et de descente des plus hauts sommets du monde.

    Ainsi, en 2013, il établissait de nouveaux records de vitesse sur le Cervin (4 478 m) et au Mont Blanc (4 810 m) dans les Alpes. D’autres sommets (et peut-être d’autres records !) vont suivre en 2014 avec le Mont McKinley (6 194 m) et l’Aconcagua (6 962 m) en Argentine, pour finir en 2015 avec l’Everest (8 848 m).

    Les internautes avaient choisi, en 2013, Félix Baumgartner, le premier homme à franchir le mur du son en chute libre (1 341,9 km/h, soit 1,24 fois la vitesse du son) après s'être élancé d'une altitude record de 39 000 mètres.

    Crédit photo : © Salomon / Kilian Jornet

     

Actualité | Paroles d'olympiens : Charles Hamelin - commentaire ( 0 )

18 Décembre 2013 par Antoine Stab

  • Les 22e Jeux olympiques d’hiver se tiendront à Sotchi, en Russie, du 7 au 23 février 2014. De nombreux athlètes québécois iront en territoire russe affronter les meilleurs athlètes au monde, en quête d'une médaille olympique. Chaque semaine, nous faisons parler l’un ces athlètes sur leurs ambitions et leur préparation.

    Cette semaine : le patineur de vitesse Charles Hamelin, seul athlète multimédaillé d'or du Canada aux Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver, dont l'or en 500 m.

    Dans quel état d’esprit êtes-vous avant le début de ces Jeux?

    Actuellement, nous sommes en Europe pour les Coupes du monde qui serviront de qualification pour les olympiques. La première s’est très bien passée. Les entrainements en Russie se déroulent bien aussi. Je suis très confiant.

    Quelles sont vos ambitions pour Sotchi?

    Je vise deux médailles : une en individuel et une au relais. Idéalement, je veux reproduire le même scénario qu’aux Jeux de Vancouver. Si je gagne à nouveau l’or au 500 m, je serais deux fois champion olympique et je crois bien que ça ne s’est pas encore vu!

    Être tenant du titre en 500 m, est-ce une pression supplémentaire?

    Non, pas vraiment. Dans les quatre dernières saisons, j’ai bien fait ma marque au niveau du 500 m. Mais je suis conscient qu’il y a beaucoup de rivalité à travers le monde et d’autres très bons patineurs. Cela ne m’ajoute pas un stress supplémentaire. Je serai dans le même état d’esprit sur le 1000 m et le 1500 m.

    Vous avez gagné trois médailles olympiques. Comment arrive-t-on à se motiver après cela?

    Quand tu atteins les JO et que tu commences à gouter à la victoire, tu veux toujours revivre l’émotion et l’expérience. C’est ce qui m’a motivé dans les dernières années. Mon objectif est de patiner aussi longtemps que je serai au top de ma forme. Je me suis seulement amélioré depuis 2010, et le gout de victoire a été un élément très motivant dans mon entrainement pour aller en chercher d’autres.

    Comment s’est organisée votre préparation?

    La préparation a commencé quand les Jeux de Vancouver se sont terminés. On avait des objectifs précis, mon entraineur et moi : devenir un meilleur patineur, plus difficile à battre, avec plus de stratégies, être plus rapide et plus fort. Avec tous les efforts, j’ai réussi à le devenir. Sur quatre ans, l’évolution est marquée. Pour Sotchi, les plans d’entrainements n’ont pas vraiment changé. Ce sont les mêmes normes, mais le niveau a augmenté. Le groupe d’entrainement a beaucoup évolué. On a presque gardé le même noyau, ce qui nous rend plus forts.

    Qu’est-ce que l’expérience des deux olympiades précédentes vous a apporté?

    À Turin en 2006, j’étais le plus jeune de l’équipe, je suis arrivé aux Jeux et tout m’impressionnait. Je voulais tout voir, tout faire et ne rien manquer. Je n’avais pas de réelle pression. Mon objectif au départ était d’être aux jeux de 2010. Je me suis classé par surprise en 2006. Je voulais plus me faire du plaisir avec mes coéquipiers. Mais à Vancouver, j’ai appris à être dominant et gérer la pression. Il y avait beaucoup d’attention et de pression médiatique que je devais gérer. Même si je n’ai pas obtenu les résultats souhaités au 1500 m et au 1000 m, je n’ai pas perdu confiance en moi, je suis resté le même et j’ai gardé l'objectif pour toutes les compétitions suivantes. Je suis revenu fort au 500 m et au relais.

    Sur quoi va se jouer la réussite de la compétition?

    D’arriver là-bas et de prendre cette compétition comme une autre. C’est encourageant avec les résultats obtenus en Coupe du monde. Se mettre moins de pression sur les épaules, avoir plus de confiance. L’équilibre entre les deux fera en sorte que tu peux oublier un peu le grandiose des olympiques, garder la concentration et exploiter son plein potentiel.

    « Questionnaire de Proust »

    Les chansons ou groupes de musique que vous écoutez en ce moment ?
    Loco Locass, Les Trois Accords, Linkin Park, Muse, My Chemical Romance, Panic at the Disco, 30 Second to Mars, Fall Out Boy, Korn, System of a Down, The Used.

    Votre livre de chevet ?
    Les Thanatonautes de Bernard Werber

    Une recette/plat que vous aimé manger avant de vous entraîner ?
    Un spaghetti avec la sauce de ma mère!

    Votre péché mignon gustatif ?
    Les côtes levées. Au restaurant, c’est un must!

    Un accessoire ou équipement de plein air incontournable ?
    Mon vélo de route!

    Crédit photos
    - top : © Fotosports
    - corps de texte : © Ewan Nicholson / Courtsey of Manifesto

     
 
 

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