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 :  Antoine Stab

 

Actualité | Mud Rocker : BMX et vélo de montagne débarquent en ville ! - commentaire ( 0 )

26 Juin 2014 par Antoine Stab

  • À partir de demain, ce vendredi 27 juin, et toute la journée du samedi, la rue Saint-Denis va devenir une rue en terre battue. Non pas à cause de travaux (ils sont si nombreux à Montréal !) mais grâce à Mud Rocker, une compétition de BMX et de vélo de montagne en milieu urbain, dans le quartier latin, sur la pente naturelle de la rue, entre les rues Sherbrooke et Ontario.

    L’événement, gratuit, verra s’affronter une centaine d’athlètes sur une piste longue d’environ 150 mètres, sur laquelle ils enchaineront figures et sauts grâce à quatre obstacles. Un jury les départagera en tenant compte de la hauteur, de l’amplitude, du style et de la difficulté des manœuvres. 1 5000 $ est en jeu dans chaque catégorie.

    « Ces sports ont besoin d’une vitrine digne de ce nom », confie Micah Desforges, président de Tribu Éxpérientiel, promoteur de l’événement. « Ils sont souvent organisés dans des endroits isolés, loin du grand public. Il y avait donc un vide à combler. Et, en plus, cela peut inciter les jeunes à sortir, à bouger, à être inspiré devant ces champions ».

    Tribu Expérientiel n’est plus à son coup d’essai. La compagnie a, par le passé, déjà organisé plusieurs événements de sports extrêmes en ville, que ce soit avec Amnesia Shak Attack, exhibition de freestyle semi-professionnelle de ski et de planche sur la rue Saint-Denis enneigée, ou Barbegazi, festival hivernal de sports d’action (snowboard, freeski et snowskate) sur l’Esplanade Financière Sun Life du Parc Olympique.

    Les 18, 19 et 20 juillet, se tiendra aussi, à l’ombre du Stade Olympique, la 3e édition de Jackalope, festival mettant à l’honneur les sports urbains (Skateboard, freestyle motocross, fixed gear, longboard, BMX, slackline et parkour. Grosse nouveauté pour 2014, le retour de la Coupe du monde du skateboard (WCS) au Canada.

    « On est très content car cela va faire venir des athlètes renommés », confie Micah Desforges. « La présence de Dave Duncan, l’animateur et la voix du World Cup Skateboarding, a favorisé ce retour L’entente avec la fédération est pour l’instant sur 2 ans. Il reste encore du travail pour faire que l’événement devienne un incontournable du circuit mondial ».

    On n’a donc pas fini d’entendre parler des événements de sports urbains de Tribu Expérientiel !

    Encore plus
    mudrocker.ca
    jackalopefest.ca

Destination | Les nouveautés plein air de l’été au Québec - commentaire ( 0 )

16 Avril 2014 par Antoine Stab

  • Les associations touristiques régionales du Québec ont présenté cette semaine leurs nouveautés plein air pour la saison estivale. À notre tour de vous en dévoiler les grandes lignes.

    À LIRE AUSSI
    Nouvelles destinations plein air – Espaces, avril 2014

     Abitibi-Témiscamingue

    En plus de l’hébertisme déjà présent, le Parc-Aventure Joannès, situé au bord du lac du même nom, va miser sur de nouveaux sentiers de vélo de montagne, avec en point d’orgue de la saison estivale, le 31 août l’organisation du Raid des Kamikazes, une course à obstacles de 5 km, dans le même esprit que les Spartan Race, Prison Break et Tough Mudder.

    Bas Saint-Laurent

    Le Parc national du Bic développe un nouveau secteur, avec l’aménagement de trois yourtes et un chalet, le tout situé sur un tombolo, un cordon littoral de sédiments reliant deux étendues terrestres, la baie des Cochons et la baie du Ha Ha!

    Cantons-de-l’Est

    Tourisme Cantons-de-l’Est lance une nouvelle certification pour les hébergements de la région : Bienvenue randonneurs. Inspirée de celle de Vélo Québec, Bienvenue cyclistes, elle vise à offrir aux clients randonneurs des prestations et des services adaptés à cette activité : cartes des sentiers aux alentours, repas et collations adaptées aux besoins nutritionnels des randonneurs, location et prêt d’équipements de marche… 19 hébergements ont déjà obtenu la certification. La liste complète et mise à jour est à retrouver sur cantonsdelest.com

    La Route des Sommets, circuit thématique mettant en valeur les montagnes de la région et ses panoramas, de La Patrie à Saint-Adrien, en passant notamment par Piopolis, Lac-Mégantic ou Weedon, s’allonge de 35 kilomètres pour rejoindre le Mont Ham et son nouveau parc régional, le premier en Estrie.

    Centre-du-Québec

    Le géo-caching, nouvelle activité au Parc régional des Grandes-Coulées, avec 41 géocaches dissimulés sur les 10 km de sentier du secteur de la Forêt Ancienne. Il sera également possible de louer des appareils GPS pour la pratique de cette activité ludique et souvent appréciée par les plus jeunes.

    Charlevoix

    La compagnie Aventure Laurentienne propose aux amateurs de plein air et de gastronomie naturelle, des randonnées champignons dans la forêt charlevoisienne. Pendant 3 heures, en compagnie d’un guide-interprète-naturaliste, vous apprendrez à comment trouver des champignons, à les reconnaître et identifier ceux comestibles. En fin de randonnée, vous pourrez déguster une collation et cuisiner les champignons ramassés pendant la marche.
    Prix : 59$/Adulte, 29$/17 ans et moins.
    Infos et réservation : 418 760-8565

    Un rappel : le Parc national des Hautes Gorges de la rivière Malbaie est fermé depuis le 30 octobre 2013, en raison des travaux de reconstruction du barrage des Érables. Fermée toute la saison 2014, la réouverture du parc est prévue pour 2015

    Chaudière-Appalaches

    Un nouveau sentier au Parc régional des Appalaches : le parcours des Caps, long de 4 km, qui traverser les vieilles forêts bien ancrées sur des caps rocheux, avec également des nouveaux liens entre les sites naturels et des nouvelles passerelles.

    Côte Nord

    Fermé en mai 2013 pour cause de fonds de trésorerie insuffisant, le Jardin des Glaciers, à Baie-Comeau, va rouvrir ses portes à la mi-juin. Seules les activités de la station d’exploration, avec le spectacle multimédia, et la vallée des coquillages reprendront, mais pas celles de la zone adrénaline (la Via Ferrata, la tyrolienne, la nuit en tente…).

    Au domaine des Dunes, à Tadoussac, une piste d’hébertisme a été installée. Longue de 2 km dans la forêt boréale, elle comptera 23 défis pour toute la famille.

    Gaspésie

    Après le ski de fond et le vélo, voici la Traversée de la Gaspésie à bottines, qui se tiendra du 27 septembre au 4 octobre prochain.100 randonneurs sont attendus pour cette première édition, qui marcheront 160 km pendant 7 jours consécutifs, encadrés par des guides locaux.

    Lanaudière

    Le Havre Familial, un centre de plein air à Sainte-Beatrixe, vous offre la possibilité de passer une nuit è la belle étoile, sur le bord d’un lac sauvage, au milieu de nulle part. Accompagné d’un guide, vous passerez la nuit, dans un hamac (protégé des moustiques et des intempéries) bercé par le clapotis de l’eau.

    Laval

    Le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, plus grand parc naturel de la région montréalaise, a désormais son Club des pagayeurs. Le club proposera plusieurs activités et sorties de groupe en rivière entre mai et octobre. Coût de l’inscription : 30 $ annuel.

    Un nouveau centre d’escalade a ouvert ses portes à Laval, Clip 'n Climb, près du Centropolis. Un centre qui mise une pratique ludique de ce sport : les participants de tous âges et tous niveaux peuvent grimper à l’aide d’un système de retenue automatisé. Le centre compte plus de 30 murs avec différentes thématiques. Une belle façon pour initier les néophytes !

    Moins plein air, mais tout autant amusant et ludique, iSaute est un centre de trampoline intérieur, le premier du genre au Québec, où il est possible de pratiquer toutes sortes d’activités bondissantes : ballon-chasseur, parc à saut, basketball trampoline, sauts ouverts et fosses de briques en mousses…

    Mauricie

    Le Parc national de la Mauricie se dote cet été de 4 nouvelles tentes oTENTik, en plus des 6 déjà existantes. À mi-chemin entre la tente et le chalet rustique, ces 4 nouveaux hébergements seront installés au camping de la Rivière-à-la-Pêche et fonctionnels été comme hiver.

    Toujours au Parc national de la Mauricie, Parcs Canada lance une application pour iPad (uniquement) au parc : une biotrousse nature, pour rendre son activité autant physique que pédagogique en permettant d’évaluer la biodiversité du lieu exploré et de poser des écogestes.

    La compagnie Maïkan Aventure bonifie son offre estivale. En plus des nombreux forfaits de kayak et d’escalade, elle se dote d’un centre d’escalade intérieure, qui sera ouvert vers la fin juin.

    Montérégie

    Un nouveau circuit vélo dans la région, grâce au regroupement de quatre hôteliers : le « parcours Iroquoien », soit un itinéraire entre 230 et 350 km entre St-Jean-sur-Richelieu, Beloeil et Sorel-Tracy et Longueil. Un forfait vélo 4 jours/4 nuits à partir de 275 $ par personne, en occupation double (taxes en sus) qui comprend un cocktail de bienvenue à saveur régionale, 4 nuitées en hôtel 4 étoiles avec déjeuners complets, le transport de bagages, un itinéraire détaillé remis à chaque étape indiquant les points d’intérêts et de services, des bouteilles d’eau, une collation énergétique…

    Montréal

    Un parc d’herbétisme urbain Exalto va être aménagé à partir du 24 mai sur l’esplanade Financière Sun Life du parc Olympique, avec trois parcours acrobatiques en hauteur grâce à des structures artificielles en bois et en acier : le plus intense des trois, perché à 9 mètres de haut, comptera 24 obstacles, dont une tyrolienne, tandis que les deux autres seront à 3 mètres de haut.

     

    Outaouais

    L’Outaouais fait le plein de nouveautés pour l’été 2014 :

    - Le Parc régional du Mont Morissette a construit une nouvelle tour d’observation panoramique de 18 mètres de haut, avec une vue spectaculaire à 360 degrés et des points détonants sur la Vallée.

    - le Parc régional du Poisson Blanc propose désormais le transport de bagages dans des barils étanches lors de vos excursions en canot camping sur les îles. Coût : 60 $ par baril de 60 litres.

    - Dans la Réserve faunique La Vérendrye (à la frontière entre l’Outaouais et l’Abitibi-Téminscamingue), deux nouvelles tentes Hékipia (prêt-à-camper) s’ajoutent aux six déjà installées au Camping du Lac-Rapide.

    - Horizon X Rafting s’équipe de tentes suspendues dans les arbres, sur le site du départ, à l’Île-du-grand-caluemt et sur les iles près des rapides.

    - Rafting Momentum, qui propose des activités nautiques avec du rafting et des descentes en luge d’eau, se dote de deux chalets rustiques en bois et pierre naturelle, sans électricité, d’une capacité de huit personnes.

    Québec

    La Vallée Bras-du-Nord, en partenariat avec Aventurex, va développer un nouveau circuit de Via Ferrata, cette activité, à mi-chemin entre la randonnée et l’escalade, qui offre davantage des sensations plus poussées qu’une simple marche avec un pont suspendu, des descentes en rappel, une tyrolienne, le tout dans un cadre sécurisé. La Vallée Bras-du-Nord inaugure un camping rustique, dans le secteur Shanahan. Côté vélo de montagne, 20 km de sentiers s’ajoutent cette année au réseau.

    Nouveau parc de Via Ferrata au parc de la Chute-Montmorrency, l’Ascension tyro 120, qui s’ajoute aux deux inaugurés en 2013. Le parcours d’environ 2 heures comporte une tyrolienne de 120 mètres pour franchir la faille de Montmorrency (cf. photo top).

    La région accueillera un tout nouvel événement les 20 et 21 septembre : le Relais Xtrême, une course à pied en relais de 287 km, soit 36 segments à faire en 36 heures, du Mont-Saint-Anne, passant par Lac-Beauport jusqu’à la ville de Québec.

    Saguenay-Lac-Saint-Jean

    Il y avait la Véloroute des Bleuets, entourant le lac Saint-Jean. En 2014, il faudra aussi compter avec la Véloroute du Fjord du Saguenay, son voisin saguenéen : un circuit cyclable de plus de 400 km entre Jonquière et Tadoussac.

    Une nouvelle Via Ferrata qui promet d’être épique au parc national du Fjord-du-Saguenay, construite sur la rive sud du fjord, dans le secteur de la Baie-Éternité, depuis les falaises rocheuses qui surplombent les rives de la baie.

    Si vous être un passionné de photo de plein air, Québec PhotograVIE propose des « chasses photographiques » : des excursions en plein cœur de la forêt boréale pour y observer la faune et la flore environnante. Le soir, vous pourrez coucher dans des chalets perchés à plus de 8 mètres de haut, avec un autre point sur la nature et tout proche de l’habitat naturel des bêtes.

    Le Parc de la caverne du Trou de la Fée a aménagé des nouveaux sentiers de randonnée pédestre. Il sera possible d’y observer des chauves-souris, l’un des endroits en Amérique du Nord où il est encore possible de le faire.

    Crédit photo (top) : © Sépaq - Parc de la Chute-Montmorrency

Destination | 15 000 km en Amérique du Nord, en vélo et sans eau embouteillée - commentaire ( 0 )

17 Mars 2014 par Antoine Stab

  • Geneviève Gervais et Jacques-Alexandre Lévesque, alias J-A & G Bicik, un couple de Québécois passionnés de vélo, ont entamé, en janvier dernier, un voyage cycliste de 15 000 kilomètres à travers l’Amérique du Nord, d’est en ouest puis vers le nord jusqu’en Alaska. Un périple d’environ neuf mois qui se fera sans acheter la moindre bouteille d’eau. Santé !

    Comment est née cette envie de parcourir les États-Unis et l’Ouest canadien à vélo ?

    Jacques-Alexandre : On voulait faire un voyage à vélo, mais on hésitait sur la destination. On voulait limiter au maximum notre empreinte écologique. Il était hors de question de prendre l’avion. Les États-Unis sont apparus comme une évidence. On s’est donc rendu en autobus à Boston puis en train jusqu’à Savannah, en Géorgie, pour le départ de notre voyage en vélo.

    Votre voyage a aussi un volet social et environnemental : vous n'achèterez aucune bouteille d’eau durant le voyage.

    J-A : Oui, on veut sensibiliser les gens sur l’impact écologique des bouteilles d’eau. Qu’on fasse de l’eau un produit de consommation, vendu quasiment au prix de l’essence, ça n’a pas de sens ! C’est une ressource naturelle. Le but de voyage est donc de démontrer que l’on peut vivre en Amérique du Nord sans acheter aucune bouteille d’eau, même en sortant de notre zone de confort. C’est tellement facile d’utiliser de l’eau du robinet. Elle est reconnue comme étant de très bonne qualité. Et pourtant, on est les plus gros consommateurs d’eau embouteillée.

    G : Au fur et à mesure, on collecte des statistiques de notre consommation quotidienne d’eau. On va pouvoir ainsi faire un résumé de ce que l’on a économisé comme plastique et comme argent.

    Quel sera votre parcours ?

    J-A : On est parti de la Géorgie, direction le Sud et la Floride. Ensuite, on va vers l’Ouest en longeant la frontière américano-mexicaine, avec un détour par le Colorado, l’Utah et le Nevada. Cela va nous amener vers la Californie pour remonter vers le nord jusqu’en Alaska.

    G : On a une idée assez précise, avec des « villes-étapes » que l’on aimerait visiter. On a construit l’itinéraire en fonction de nos intérêts personnels à découvrir des endroits pas encore visités, et aussi des places où l’on a des amis qui peuvent nous accueillir. Mais on se laisse une marge de manœuvre, une place au hasard, des gens que l’on pourrait rencontrer en chemin. Les locaux ont toujours des conseils, des bons plans à donner.

    J-A : Pour l’hébergement, on y va au jour le jour. On utilise un site internet, Warmshowers qui ressemble au système du Couch Surfing, mais pour les cyclotouristes. C’est vraiment sympa, car ce sont des passionnés de voyage en vélo qui nous prêtent un bout de leur terrain pour planter notre tente. La seule obligation est de nous permettre de prendre une douche chaude. On a souvent l’image de l’Américain pas très amical, un peu « redneck ». Mais, jusqu’à présent, on en a rencontré des très gentils !

    G : Dès qu’ils nous voient arriver avec notre attirail, les gens nous demandent d’où on vient, si on a besoin d’aide... Les gens sont très curieux, généreux et prêt à nous aider. Mais c’est certain qu’on ne planterait pas notre tente n’importe où, sans demander la permission aux propriétaires des terrains. Avec la culture des armes, on ne voudrait pas se faire réveiller au milieu de la nuit par quelqu’un avec son fusil !

    Quels lieux avez-vous particulièrement envie de visiter ?

    J-A : On voulait absolument voir le Colorado et l’Utah avec le Bryce Canyon et le Grand Canyon. On veut aussi traverser la Death Valley. Ça va être le plus gros défi de notre parcours, surtout avec notre objectif de zéro eau embouteillée achetée. L’eau y est peu présente et elle goute souvent le jus de tortue !

    : Longer les côtes californiennes et les plages, je pense que cela va être très sympathique et ressourçant. En fait, chaque état a comme un coup de cœur.

    Avez-vous une date limite de fin de voyage ?

    G : On a lâché nos emplois, vendu la maison. Donc on n’a pas vraiment de contraintes.

    J-A : La seule qui s’impose à nous est le statut de touriste aux États-Unis pour six mois. Au-delà, il faudrait faire une demande de visa. On prévoit donc d’être à Vancouver, début juillet, puis finir notre voyage avant les premiers froids d’Alaska, en septembre.

    G : On a du temps, en ce qui concerne le kilométrage quotidien. On a quand même calculé qu’il fallait faire 60 kilomètres pour arriver à temps. On prend aussi des journées de repos, au moins une par semaine, pour que le corps puisse récupérer et ainsi éviter son usure. Ça nous permet aussi de mettre à jour notre blogue, faire les éventuelles réparations sur les vélos, faire du lavage…

    Vous avez donc laissé votre vie matérielle derrière vous.

    G : Oui, mais on a quand même quelques idées pour l’après-voyage. On s’est laissé des sous et des projets de côté, pour ne pas repartir à zéro. Dans ce genre de voyage, le retour à la réalité de la vie quotidienne est souvent ce qui est le plus difficile. On s’est donc préparé pour un retour pas trop drastique.

    Comment avez-vous préparé ce périple ?

    J-A : On est des gens actifs à la base. On n’a pas eu de programme spécifique d’entraînement.

    : J’utilisais déjà le vélo comme moyen de locomotion quotidien, notamment pour me rendre au travail. Je suis aussi professeur de yoga. Quand tu commences à pédaler, les premiers kilomètres sont difficiles, mais au fil du temps et de la distance, ça devient de plus en plus facile, évident. On remarque que nos jambes deviennent plus fortes et résistantes. L’entraînement s’est donc fait au fur et à mesure.

    Et au niveau de l’organisation du voyage ?

    J-A : Cela a pris environ six mois. Au mois de juin, on commençait à avoir une bonne idée de notre itinéraire et du projet. Ensuite, il a fallu trouver le bon équipement, qui est assez dispendieux. La recherche de commanditaire a été la partie la plus difficile.

    : C’est laborieux parce que tu dois cogner aux portes de plusieurs entreprises pour voir s’ils peuvent nous aider. Souvent, cela se faisait sous la forme de rabais, comme La Cordée. On a réalisé l’importance d’avoir du bon matériel que tu utilises tous les jours. Quand il lui arrive quelque chose, c’est comme la fin du monde !

    Encore plus
    Suivez le voyage de Geneviève et Jacques-Alexandre sur leur site internet jagbicik.com, sur leur page Facebook ou sur le blogue La Cordée.

    Crédit photos : courtoisie - Geneviève Gervais

Actualité | XP Antarctik : un pas dans l’inconnu du continent blanc - commentaire ( 0 )

04 Mars 2014 par Antoine Stab

  • Partis le 2 février dernier d’Ushuaïa vers l’Antarctique, les six Québécois de l’expédition XP Antarctik ont atteint leur objectif : parcourir une région inexplorée par l’Homme pour y gravir le mont Walker, le plus haut sommet de la péninsule, mais aussi des sommets vierges de toutes traces humaines.

    Alexandre Byette nous détaille les joies, les souffrances et les frayeurs auxquelles son équipe et lui-même ont fait face et vont encore connaître jusqu’à la fin de leur périple, vers le 13 mars.

    Alexandre, pouvez-nous dire et décrire ou vous êtes actuellement et ce qu’il y a autour de vous ?

    Présentement, je suis dans ma tente… Mais cette tente est située dans un trou que l’on a mis dans deux heures à creuser, car on voulait se protéger du vent. On dort au sommet d’une montagne qui n’avait jamais été gravi auparavant et qui n’a donc pas de nom. La vue est hallucinante sur la péninsule Antarctique et sur les îles environnantes, avec un coucher de soleil grandiose. C’est un autre monde ! De penser que l’on est les premiers à voir ce paysage sous cet angle, c’est quelque chose de particulier.

    À LIRE AUSSI
    XP Antarctik, six Québécois vers l’ultime continent – Espaces, novembre 2013

    Quelle sensation cela procure de parcourir des contrées inexplorées et gravir des sommets vierges ?

    C’est particulier et honnêtement difficile à croire. Ce qui est agréable, c’est de sentir le contact avec la nature, d’être dans un milieu dans lequel on n’est pas nécessairement censé être. On a vraiment l’impression que l’humain n’a rien à faire ici. La sensation d’être loin du monde, même si on a un téléphone satellite. Ici, il n’y a aucun signe de civilisation : pas de villages, de routes, de poteaux électrique ou de téléphone, pas d’avions dans le ciel, pas de vie animale ou végétale… rien ! C’est un privilège rare, une chance. On savoure chaque moment.

    Comment vous sentez-vous après plus de trente jours d’expédition ?

    On est bien éprouvé physiquement. Notre peau est desséchée par le vent et le soleil. On essaye de se protéger avec la crème solaire, mais ce n’est pas suffisant. On se sent vieux ! Mais le moral est là. On trouve cela drôle. On savait que cela serait difficile et que l’on aurait mal. On prend cela avec le sourire et ça va bien.

    Comment se passe votre progression ?

    On savait que cela serait dur. On n’a pas été chanceux en ce qui concerne la météo, avec du blizzard à des moments inopportuns, notamment sur des passages plus techniques, plus délicats. On progressait difficilement, mais on fait un pied devant l’autre et on recommence. On prend une journée à la fois. À chaque jour, on donne le maximum.

    Et le froid ?

    Il n’est pas si agressif. On a eu beaucoup de vents d’ouest, venant de la mer. Cela amène des températures plus « chaudes », autour de moins -15 degrés Celsius. Mais c’est un froid très humide qui vient percer les os. C’est plus difficile à gérer que si on avait un -20 ou un -25 car, en plus de nous, cela humidifie aussi nos équipements. C’est un peu déroutant et on peut rien y faire. On ne contrôle pas le temps, donc on fait avec.

    Il y aussi les crevasses.

    Oui, Samuel et François sont tombés dedans. Ça fait partie des risques, mais on fait tout pour que cela n’arrive pas. Cela a surtout démontré que l’on était bien entrainé et prêt à réagir.

    Dans le cas de Samuel, on montait vers un sommet pour avoir un point de vue dégagé sur la suite du parcours. C’est moi qui ouvrais la voie. C’est passé pour moi, mais le pont de glace s’est effondré au passage de Samuel. Marina et moi, on s’est tout de suite jeté au sol pour arrêter sa chute dans le gouffre. On a ensuite rapidement installé un ancrage pour aider à le sortir de là. Pas de blessures, mais malheureusement dans sa chute, il a perdu un peu d’équipement : des couteaux, des crampons. Le lendemain, il a dû redescendre dans la crevasse pour aller les récupérer. Mais sur le chemin, François est aussi tombé dans une autre crevasse. C’est Marina et Samuel qui ont dû arrêter la chute. Mais, François est un homme costaud, c’était difficile. L’autre partie de l’équipe, on les rejoint pour aider à le sortir. François avait échappé un ski au fond. Je suis descendu en rappel, sur 60 mètres, pour aller le chercher. Ce fut deux jours plein d’émotions !

    On peut dire que l’aventure, vous le vivez pleinement.

    C’est vrai. Je la ressens particulièrement lors de nos phases d’exploration : quand on ne sait par quel chemin on va passer, à gauche ou à droite de la montagne, envoyer des équipes en reconnaissance… Quand on trouve notre chemin, on se rend jusqu’au sommet, on est très heureux.

    Dans l’entrevue, à l’automne, à la question « Qu’est-ce qui vous fait rêver dans le fait d’aller en Antarctique? », vous répondiez : « La vie sur place. Après une grosse journée, se mettre dans son duvet, manger un bon repas et admirer la vue en face de soi, voir les aurores boréales ». Toujours d’accord avec ça ?

    Totalement ! Mais en plus de ça, il y a aussi le quotidien pas ordinaire : marcher, pousser les défis, car chaque jour, on en a, même des petits. Mais le simple fait de les réussir, ça nous rend heureux et satisfait. Les paysages sont hallucinants ! On savait que cela serait beau, mais pas à ce point. C’est magique !

    Avant d’arriver en Antarctique, vous avez traversé le Passage Drake, l’une des zones maritimes qui connaît les pires conditions météorologiques sur la planète. Certains ont souffert du mal de mer. On a l’impression, en vous lisant sur les réseaux sociaux, qu’il a été plus difficile de préparer l’expédition (logistique, financement, recherche du combustible par exemple) et se rendre en Antarctique que d’y évoluer et explorer.

    Je dirais que ces volets représentent chacun des gros défis, mais des défis différents. Dans l’équipe, notre expertise est sur le terrain. C’est sur que l’on y est davantage dans notre zone de confort, dans notre cœur de métier que dans la partie préparatoire avec la recherche de commandites, de financements et de communication. Mais, si être sur le terrain fait partie de notre domaine d’expertise, on pousse la limite au maximum. C’est difficile physiquement et mentalement. Il faut prendre les bonnes décisions au bon moment, être constamment sur le qui-vive fatigue ou pas fatigue.

    L’un des volets de l’expédition, c’est « documenter ». Comment ça se passe de ce côté sur le terrain ?

    Ça se passe super bien. On porte les gilets Astroskin (ndr : un prototype de maillot intelligent testé pour l'Agence spatiale canadienne) qui enregistrent nos signes vitaux. Des données phsyologiques (fonction respiratoire, fréquences cardiaques, VO2) sont envoyées quotidiennement à Andrée-Anne (ndr : étudiante au doctorat en biologie à l'UQAM) restée sur le bateau. En ce qui concerne le film, on a pris plein de beaux visuels, de notes pour faire le plus beau documentaire possible. Filmer et photographier dans cet environnement, c’est tout un défi, mais Caroline s’en sort très bien. On a hâte de voir le résultat !

    Une question un peu « people » pour finir. Il y a deux couples dans l’équipe. Comment s’est passé votre Saint-Valentin ?

    Ça s’est très bien passé : on est allé dans un chalet suisse pour manger de la fondue aux fromages… Évidemment que non ! On s’est fait trois becs, on s’est souhaité une bonne Saint-Valentin. Mais à part ça, c’était une journée « normale » en Antarctique. Mais, j’ai été choyé, car avec Emmanuelle, ça fait huit ans que l’on est ensemble. Elle m’a fait une déclaration d’amour, avec toute l’équipe comme témoin. C’était très mignon et de toute beauté !

    Encore plus
    Pour les suivre pendant l’expédition : xpantarctik.com ou sur le blogue d’Évasion

    Crédit photos : XP Antarctik

 
 

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