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 :  Mathieu Lamarre

 

Actualité | Red Bull Monte Descend : prendre le Mont Ste-Anne par les cornes - commentaire ( 0 )

21 Juin 2011 par Mathieu Lamarre

  •  Pour sa troisième édition du 1er juillet prochain, l'originale course à relais de vélo de montagne Red Bull Monte Descend déménage de Tremblant vers le Mont-Sainte-Anne et promet encore beaucoup de sueurs chaudes... et froides! Pour les amateurs, ce sera l'occasion de découvrir un parcours différent (après deux années dans les Laurentides) et de profiter de l'enthousiasme généré par l'incontournable Vélirium, en cours du 18 juin au 3 juillet.

    La formule de l'épreuve est unique : deux équipiers d'allégeances sportives apparemment opposées (un descendeur et un moulineur de cross-country) allient leurs forces pour accumuler en 90 minutes le plus grand nombre de « tours » d'un parcours en boucle de cross-country et d'un trajet de descente. L'intérêt du relais est déjà particulier, mais on y ajoute la difficulté d'un départ au coucher du soleil et d'une finale en pleine noirceur. Il faut donc embarquer un phare sur sa monture, qui sera épaulée par de l'éclairage d'appoint aux endroits les plus critiques... et spectaculaires!

    La compétition est ouverte à tout vététiste habileté de 16 ans et plus (garçon ou fille) détenant une licence de la FQSC (sinon, on peut se la procurer sur place), pour un maximum de 50 équipes.

    Pour infos et inscription (avant le 29 juin) : Red Bull Monte Descend velirium.com

    photo © André-Olivier Lyra / Red Bull Canada

Actualité | Cold Water Classic : omelette ou oeuf à la coque? - commentaire ( 0 )

14 Juin 2011 par Mathieu Lamarre

  •  Le 10 juin dernier, O'Neill annonçait qu'elle renonçait à son projet de tenir son événement annuel de surf Cold Water Classic pour l'année en cours. Prétextant un manque de temps pour bien préparer l'évènement qui devait être cette année présenté à Halifax plutôt qu'à Tofino.

    L'épreuve, créée en 1987 à Santa Cruz par le manufacturier d'habits isothermiques O'Neill puis développée sous forme de série internationale, fut présentée au Canada en 2009 et 2010 à Tofino, la mecque du surf sur la côte ouest. Pour des raisons thermiques évidentes, la pratique du surf au Canada exige un degré d'engagement supérieur et de réelle passion. Mais les organisateurs ont dû se tourner vers les vagues de l'Atlantique pour 2011, après que les instances locales en Colombie-Britannique eurent annoncé qu'elles ne pouvaient plus accéder aux requêtes de subvention du prestigieux évènement. Mais l'absence de consensus vis-à-vis de la venue envisagée de la compétition Cold Water Classic sur les plages de Cow Bay, près d'Halifax, annoncée le 17 mai dernier a aussi traversé le pays. On ne peut toutefois pas reprocher aux durs à cuire (ou à congeler) de la côte atlantique de vouloir protéger le caractère singulier de leurs terrains de jeu.

    Flairant le bon coup promotionnel, le conseil régional d'Halifax avait rapidement sauté sur l'occasion en octroyant une subvention de 145 000 $ aux organisateurs, qui avaient choisi d'attendre la confirmation de l'aide financière avant de consulter les usagers et résidents locaux sur le « quoi » et le « comment » du projet. Cette façon de procéder a été déplorée par la Surfing Association of Nova Scotia, qui demeure tout de même prête à étudier la proposition si on lui offre la possibilité d'exprimer ses préoccupations.

    Des initiés soulignent que les conditions maritimes de la fin septembre - moment prévu par les organisateurs - ne sont pas suffisamment fiables pour assurer le bon déroulement de l'épreuve et que tant qu'à offrir un défi nordique, ce serait mieux de le faire dans les déferlantes de février. Mais d'autres échos discordants, émanant cette fois de Tofino, évoquent le caractère perturbateur de l'évènement sur la tranquillité des lieux qu'il visite - un exemple du paradoxe lié au concept touristique du « secret bien gardé ». En effet, comment montrer et partager la beauté d'un endroit sans risquer de le « dévirginaliser »? Comme le veut le dicton, on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs mais il faut aussi déterminer qui elle souhaite nourrir. Reste à voir si les « consultations et discussions exhaustives avec les intervenants » évoquées par l'organisateur auront refroidi ses ardeurs ou si au contraire, elles aboutiront à la concrétisation de l'événement en 2012.

     

    Plus d'infos : O'Neill Coldwater Classic

    Photo © Peter Garbet

Actualité | Une Coupe du monde de ski de fond... en ville! - commentaire ( 0 )

09 Juin 2011 par Mathieu Lamarre

  • Un autre bon coup pour la ville de Québec : la Fédération Internationale de Ski (FIS) confirmait mardi dernier la tenue (en décembre 2012) d'une première épreuve de Coupe du Monde de ski de fond dans la région de la Capitale Nationale. La décision ne serait pas étrangère aux récents succès d'Alex Harvey sur les podiums européens. On peut désormais rêver d'un scénario à la Gilles Villeneuve : le triomphe d'un Québécois en sol québécois!

    L'évènement, qui sera suivi à quelques jours d'intervalle d'une autre manche en Alberta (Canmore), met sûrement un peu de baume - et non pas Labeaume! - sur la blessure infligée lors du désaveu par la même FIS, en décembre dernier, du projet de piste olympique de descente au Massif. Mais l'aspect le plus singulier de l'affaire se situe au niveau de la façon dont on prévoit tenir l'épreuve : elle sera présentée en pleine ville pour attirer plus de spectateurs. À cet égard, l'incontournable promoteur Gestev possède d'emblée l'expertise pour mener à bien le concept d'un compétition urbaine, lui qui obtient déjà un franc succès avec des évènements tels le Red Bull Crashed Ice (patinage extrême) ou encore le Snowboard Jamboree.

    Intéressant de constater que même si l'on pratique nos activités de plein air à la campagne, celles-ci tendent à venir nous rejoindre en pleine ville!

    photo : ©NordicFocus/CrossCountryCanada 

Actualité | Vélo : avoir le dos large ou le ventre plein? - commentaire ( 0 )

12 Avril 2011 par Mathieu Lamarre

  • L'univers du sport professionnel a le mérite de constamment nous divertir.  Au début du mois d'avril, l'Union Cycliste internationale (UCI) annonçait qu'elle enquêterait sur le cas du coureur luxembourgeois Frank Schleck qui a porté un sac d'hydratation (de type CamelBak) d'une manière inusitée lors d'un contre-la-montre en Corse.

    L'utilisation d'un tel accessoire n'a rien de nouveau et permet au coureur de s'abreuver sans modifier sa position de recherche de vitesse. Mais des membres de la presse spécialisée italienne s'interrogent sur la légalité de porter cette gourde non pas sur le dos - comme le veut l'habitude - mais sur le torse. Selon une source technique citée par la Gazzetta dello Sport, ceci pourrait réduire la traînée aérodynamique et permettrait de gagner jusqu'à 2 secondes au kilomètre!

    La source citée dans le papier n'est nul autre que le Dr. Michele Ferrari, mieux connu pour ses démêlés dans des histoires de dopage très médiatisées. Mais qu'importe; avec de telles élucubrations, les opportunités d'éditorialiser - ou de caricaturer - sont trop tentantes pour ne pas s'en prévaloir.

    Ne voyez-vous pas dans la boule de cristal les grands titres à venir : « CYCLISME : COUREUSES ENCEINTES INTERDITES DE COMPÉTITION ». Ou encore, à l'inverse, à quand les ailerons posés sur le fessier des cyclistes pour mieux adhérer dans les virages dans la descente de Camilien-Houde? Et pourquoi pas des implants mammaires remplissables qui feraient office de gourdes? Pamela Anderson contre Lance Armstrong : en voilà du sport divertissant!

 

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