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Actualité | Cold Water Classic : omelette ou oeuf à la coque? - commentaire ( 0 )

14 Juin 2011 par Mathieu Lamarre

  •  Le 10 juin dernier, O'Neill annonçait qu'elle renonçait à son projet de tenir son événement annuel de surf Cold Water Classic pour l'année en cours. Prétextant un manque de temps pour bien préparer l'évènement qui devait être cette année présenté à Halifax plutôt qu'à Tofino.

    L'épreuve, créée en 1987 à Santa Cruz par le manufacturier d'habits isothermiques O'Neill puis développée sous forme de série internationale, fut présentée au Canada en 2009 et 2010 à Tofino, la mecque du surf sur la côte ouest. Pour des raisons thermiques évidentes, la pratique du surf au Canada exige un degré d'engagement supérieur et de réelle passion. Mais les organisateurs ont dû se tourner vers les vagues de l'Atlantique pour 2011, après que les instances locales en Colombie-Britannique eurent annoncé qu'elles ne pouvaient plus accéder aux requêtes de subvention du prestigieux évènement. Mais l'absence de consensus vis-à-vis de la venue envisagée de la compétition Cold Water Classic sur les plages de Cow Bay, près d'Halifax, annoncée le 17 mai dernier a aussi traversé le pays. On ne peut toutefois pas reprocher aux durs à cuire (ou à congeler) de la côte atlantique de vouloir protéger le caractère singulier de leurs terrains de jeu.

    Flairant le bon coup promotionnel, le conseil régional d'Halifax avait rapidement sauté sur l'occasion en octroyant une subvention de 145 000 $ aux organisateurs, qui avaient choisi d'attendre la confirmation de l'aide financière avant de consulter les usagers et résidents locaux sur le « quoi » et le « comment » du projet. Cette façon de procéder a été déplorée par la Surfing Association of Nova Scotia, qui demeure tout de même prête à étudier la proposition si on lui offre la possibilité d'exprimer ses préoccupations.

    Des initiés soulignent que les conditions maritimes de la fin septembre - moment prévu par les organisateurs - ne sont pas suffisamment fiables pour assurer le bon déroulement de l'épreuve et que tant qu'à offrir un défi nordique, ce serait mieux de le faire dans les déferlantes de février. Mais d'autres échos discordants, émanant cette fois de Tofino, évoquent le caractère perturbateur de l'évènement sur la tranquillité des lieux qu'il visite - un exemple du paradoxe lié au concept touristique du « secret bien gardé ». En effet, comment montrer et partager la beauté d'un endroit sans risquer de le « dévirginaliser »? Comme le veut le dicton, on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs mais il faut aussi déterminer qui elle souhaite nourrir. Reste à voir si les « consultations et discussions exhaustives avec les intervenants » évoquées par l'organisateur auront refroidi ses ardeurs ou si au contraire, elles aboutiront à la concrétisation de l'événement en 2012.

     

    Plus d'infos : O'Neill Coldwater Classic

    Photo © Peter Garbet

Actualité | Une Coupe du monde de ski de fond... en ville! - commentaire ( 0 )

09 Juin 2011 par Mathieu Lamarre

  • Un autre bon coup pour la ville de Québec : la Fédération Internationale de Ski (FIS) confirmait mardi dernier la tenue (en décembre 2012) d'une première épreuve de Coupe du Monde de ski de fond dans la région de la Capitale Nationale. La décision ne serait pas étrangère aux récents succès d'Alex Harvey sur les podiums européens. On peut désormais rêver d'un scénario à la Gilles Villeneuve : le triomphe d'un Québécois en sol québécois!

    L'évènement, qui sera suivi à quelques jours d'intervalle d'une autre manche en Alberta (Canmore), met sûrement un peu de baume - et non pas Labeaume! - sur la blessure infligée lors du désaveu par la même FIS, en décembre dernier, du projet de piste olympique de descente au Massif. Mais l'aspect le plus singulier de l'affaire se situe au niveau de la façon dont on prévoit tenir l'épreuve : elle sera présentée en pleine ville pour attirer plus de spectateurs. À cet égard, l'incontournable promoteur Gestev possède d'emblée l'expertise pour mener à bien le concept d'un compétition urbaine, lui qui obtient déjà un franc succès avec des évènements tels le Red Bull Crashed Ice (patinage extrême) ou encore le Snowboard Jamboree.

    Intéressant de constater que même si l'on pratique nos activités de plein air à la campagne, celles-ci tendent à venir nous rejoindre en pleine ville!

    photo : ©NordicFocus/CrossCountryCanada 

Actualité | Montréal, la prochaine Copenhague du vélo ? - commentaire ( 0 )

03 Juin 2011 par Edwige Poret

  • © Mathieu Lamarre / Velo Québec

    C’est fait ! Montréal fait partie de la grande famille du « Cycle chic » ! Vélo Québec lançait hier, au cœur du quartier Mile-End, le blogue « Montréal Cycle chic », l’homologue québécois du blogue fondé par le Copenhaguois Mikael Colville-Andersen, celui qu’on appelle aujourd’hui le « pape » du vélo urbain.

    Quand il parle vélo, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Malgré tout, Mikael Coville-Andersen a tout sauf l’air d’un conformiste. S’il va de ville en ville prêcher la bonne parole, c’est pour dire que le vélo urbain n’est pas seulement le moyen le plus simple et le plus rapide pour se déplacer en ville, mais qu'il est aussi « glamour », « chic », « tendance » ! Une esthétique du vélo? Presque, mais à des fins pratiques : promouvoir le vélo dans le paysage urbain pour lui faire gagner du terrain. Alors, quand on entre dans le mouvement du Cycle chic, autant dire qu’on peut oublier la « geek » attitude, la sueur et le pantalon retroussé. Finie la promotion du vélo sous prétexte d’écolo-conscience : seulement 1% des cyclistes se déplacent à vélo par souci de l’environnement. Quant à la peur sécuritaire qui rôde autour du vélo, Mikael Colville-Andersen y répond à coup d'autocollants grinçants : « Conduire peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité! », comme pour dire que la voiture est autrement plus dangereuse que le vélo. Oui, adopter le mouvement « Cycle chic », c’est suggérer en images que faire du vélo c’est accessible à tous, sans limite d’âge et que c’est vivre sa ville de manière décontractée et sans complexes. C’est aussi réhumaniser le vélo pour le démocratiser en masse.

    Cette nouvelle approche qui  fait son chemin depuis quatre ans a déjà séduit 36 villes du monde entier qui font désormais partie du mouvement. Le point de départ ? Une photo : le portrait d’une jeune femme à vélo prise un matin de novembre 2006. Et un texte sur un blogue qui a créé le buzz : « Avant que je prenne cette photo, le vélo n’existait pas dans la conscience publique, même pas à Copenhague, parce que c’est naturel. Grâce à cette photo et à ce blogue, le vélo est revenu dans la conscience des gens, c’est devenu une mode. Aujourd’hui, Chanel, Fendi et toutes les marques de luxe ont leur vélo, parce que c’est cool. Maintenant, les villes développent des infrastructures en faveur du vélo urbain. Alors oui, ça a vraiment participé à faire bouger les mentalités. » Peu à peu, le vélo devient un accessoire de mode, mais aussi de valorisation sociale. Un peu comme la voiture dans les années 1960 : « Avec ma Porsche décapotable, je ne peux pas aller faire un pique-nique sur l’herbe et la garer à côté de moi. Mon vélo, si. Il devient un accessoire de mobilité. On veut montrer que c’est possible d’être beau et élégant à vélo et qu’en s’appropriant la ville de manière personnelle et colorée, on la rend plus agréable », explique Alexandre, l’un des sept photoblogeurs choisis pour faire vivre Montréal Cycle Chic. Un blogue fait de clichés pris dans la rue de « gens beaux et cools » sur leur vélo. « Plus y aura de gens à vélo, plus la ville fera un effort », Mikael Colville-Andersen en est convaincu et Vélo Québec aussi.

    Le tout est de faire bouger les choses au niveau des infrastructures. Lorsqu’on compare la largeur des bandes cyclables à Copenhague à celle de Montréal, il y a de quoi se faire peur! Là-bas, ce sont les 3e plus larges d’Europe et les enfants y sont admis à partir de 6 ans. Des suggestions, pour ce côté-ci de l'Atlantique ? « Si j’étais maire de la ville, je construirais des voies clairement séparées entre les voitures et les vélos, comme on a chez nous, avec une ligne bien réelle entre les deux. Je baisserais les limites de vitesse également, avec des zones à 30 km/h.» Mikael Colville-Andersen rajoute que Montréal doit devenir la ville ambassadrice du vélo en Amérique du Nord si elle veut atteindre les chiffres de la capitale danoise : 36% des déplacements se font à vélo à Copenhague. « Vous avez votre identité propre et quelque chose de très européen dans votre culture qu'il faut pas délaisser au profit de la mentalité nord -américaine.» C’est vrai qu'on est loin du vélo de montagne, du lycra et de la performance, mais sortir de chez soi un beau matin d’été et partir sur sa bécane cheveux au vent, libre de ses mouvements, est-ce que ce n’est pas ça, le summum du plein air en ville ?

    Découvrez Montréal Cycle Chic

Équipements | 5 trucs et astuces pour ne pas se faire voler son vélo en ville - commentaire ( 0 )

30 Mai 2011 par Edwige Poret

  • Selon le SPVM, 3000 vélos se feraient voler chaque année à Montréal. D’après le Comité de travail sur le vol de vélo à Montréal il s’agirait plutôt de 30 000 vélos volés annuellement ! Une enquête réalisée par l'Université McGill (été 2010) rapporte que sur 1437 personnes interrogées, 39% ont dit s’être fait voler leur vélo et que seulement 1,5% des vélos sont retournés à leur propriétaire. Apparemment ce chiffre de «retrouvailles» monterait à 40% s’il y avait un système d’enregistrement automatique mis en place. Il paraît même qu’un cycliste a trois fois plus de chances de se faire voler sa monture qu’un motocycliste sa moto ou qu’un conducteur sa voiture. Et si vous êtes sur le secteur du Plateau Mont-Royal, c’est encore pire ! C’est le quartier de Montréal qui recense le plus haut taux de vols au cours des trois dernières années, soit un total de 672 (279 en 2008, 225 en 2009 et 168 en 2010). Voici comment prendre toutes les précautions pour éviter de perdre votre compagnon de route !

    Cliquez ici pour voir nos 5 trucs >>

 

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