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Actualité | 32 choses qu’on aime de l’hiver - commentaire ( 0 )
Destination | Les films inspirants de 2012 - commentaire ( 0 )
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Noël est souvent la période idéale pour voir des films, au cinéma ou chez soi. Et l’année 2012 a fourni son lot de films grands publics, inspirants par ces paysages et ces décors de plein air. De quoi vous donner envie de passer derrière l’écran et de vous y rendre lors d’un prochain voyage.
The Hobbit
Peter Jackson avait déjà magnifié les montagnes et les collines verdoyantes de Nouvelle-Zélande avec sa trilogie du Seigneur des Anneaux, tiré du célèbre un roman en trois volumes de J. R. R. Tolkien. Neuf ans après le dernier volet de la saga, le réalisateur néo-zélandais retourne poser sa caméra en Terre du Milieu pour nous raconter l’aventure de Bilbon Sacquet (Martin Freeman), délaissant son confort pour aider les Nains à reconquérir leur Royaume perdu, conquis par un dragon.
Au bout des 2h45 du film, on se dit que, sans Orques, Gobelins ou autres créatures malfaisantes, la Nouvelle-Zélande est un terrain de jeu incroyable pour le plein air.
Course Express
Un film qui vous fera voir New York à bicyclette, celle de Wilee (Joseph Gordon-Levitt), l’un des plus rapides coursiers de la ville. Quand il reçoit un mystérieux pli, tout s’emballe. Il va devoir le livrer le plus rapidement possible en évitant les voitures, les taxis et les piétons, mais aussi certaines personnes bien décidées à l’en empêcher.
Dans ce film, le vélo n’est pas un loisir, mais une compétition effrénée contre le temps et contre les autres. Et ce n’est seulement qu’au bout des 1h30 de thriller sous amphètes que l’on pose la machine, fait redescendre les battements du cœur, le front perlant de sueur pour enfin reprendre son souffle.
Les Bêtes du sud sauvage
L’histoire d’une petite fille de 6 ans, vivant dans le bayou avec son père, au sud de la Nouvelle-Orléans, qui, après une tempête qui a causé la montée des eaux (on pense forcément à l’ouragan Katrina), décide de partir à la recherche de sa mère disparue.
Ce film subtil, plein de poésie et de finesse malgré les éléments sombres et mystérieux de la nature, se veut un conte, vu à travers les yeux de cet enfant, qui (encore une fois) savent mieux que les adultes, voir et ressentir les forces et la grandeur de mère nature.
Sur la Route
L’adaptation du plus célèbre des romans de Jack Kerouac, un road movie qui suit le voyage et les errances de l’apprenti écrivain Sal-Paradise (Sam Riley), à travers les États-Unis, avec ses compagnons de route Dean Moriarty (Garrett Hedlund) et Marylou (Kristen Stewart).
Qui n’a jamais eu envie de partir, prendre la route du jour au lendemain, sans se poser de questions et sans vraiment savoir où aller ? Jack Kerouac avait écrit en 1957 le fantasme absolu du voyageur, le réalisateur Walter Salles l’a mis en images en 2012.
Moonrise Kingdom
Même escapade pleine de liberté dans le dernier film de Wes Anderson. Durant l'été 1965, sur une île de la Nouvelle-Angleterre, deux enfants de 12 ans, amoureux l’un de l’autre, font une fugue.
Dans une ambiance jaune, la nature sert de refuge, de cocon protecteur à cet amour enfantin, le théâtre de jeux, de rire, d’expression des sentiments et des passions, dont les adultes semblent totalement dénuées. La nature comme réminiscence de l’enfance qui est enfouit en chacun de nous.
Peur Grise
Un avion avec son bord une équipe de foreurs de puits de pétrole s’écrase en pleine nature, dans l’hiver d’Alaska.Ils devront lutter contre le froid et les loups. Et si le poids dramatique n’était pas suffisant, le héros (Liam Neeson) porte encore en lui la douleur de la mort de sa femme.
Malgré tout cela, on se prend à admirer la nature environnante, aussi envoutante que déchaîné contre le groupe de rescapés. On se dit que l’on irait bien faire un tour en Alaska, sans tempête de neige et sans meute de loups affamés. Sauf que le film a été tourné en Colombie-Britannique, à Smithers, une ville de 5 500 habitants située à environ 12 heures de Vancouver. C’est beau le Canada !The Way
Un homme, interprété par le magnifique Martin Sheen, vient de perdre son fils alors que ce dernier parcourait à pied le pèlerinage reliant la France à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il décide de reprendre le bâton de marche, continuer le pèlerinage pour disséminer les cendres de son fils.
Comme une tentative de rédemption envers son fils avec qui il avait coupé les ponts, le père entame une quête spirituelle et métaphysique sur l’Homme, à travers les chemins flamboyants de l’Espagne. La marche comme absolution.Des saumons dans le désert
Le prétexte du film relève quasi de la science-fiction : un richissime cheikh du Yémen se met en tête d’introduire des saumons dans les rivières de son pays. Et pourtant, on est en pleine comédie romantique, avec une jeune chargée d’affaires, Harriet (Emily Blunt), et un scientifique, Fred (Ewan McGregor) qui doivent faire équipe ensemble pour réaliser ce projet insensé.
Et comme dans toute bonne comédie romantique, les opposées s’attirent : Harriet et Fred, la rivière contre la sécheresse, les collines vertes de l’Ecosse contre le désert orangé du Yémen. Et on peine à choisir entre les deux...À la poursuite de Mavericks
Maverick’s Point est un spot de surf de Californie, réputé pour produire une des plus grosses et dangereuses vagues du monde. Au début des années 90, un jeune sufeur (Jonny Weston), entrainé par son mentor (Gerard Butler), va tout faire pour vouloir défier les Maveriks.
On passera sur le scénario quelque peu attendu et classique des films initiatiques d’Hollywood, pour ne retenir que sur les superbes images de Maverick’s Point, où les vagues et les tubes sont mortellement fascinants.
Et vous, quel(s) film(s) vous a donné le goût du plein air ou l’envie d’aller visiter le monde ?
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Lisez également Les incontournables du cinéma d’aventure, Espaces - janvier 2012.
Actualité | «La dysphasie, au-delà du sommet» : l’aventure comme thérapie - commentaire ( 0 )
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Il est des aventures qui font parler d’elles, non pas pour l’exploit sportif pur, mais parce qu’elle change la vie et les âmes de ceux qui y prennent part. L’expédition «La dysphasie, au-delà du sommet» est de celle-là. Neuf adolescents québécois, entre 16 et 19 ans, atteints de dysphasie, un trouble primaire du langage entravant le développement et le fonctionnement de l'individu, sont partis du 14 au 28 novembre 2012 au Népal, encadrés de guides et de médecins, pour gravir le Khundu Ri Asa, à 4 200 mètres d’altitude. Sébastien Rojo, le chef d’expédition, instigateur du projet et également enseignant-chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi, revient sur cette aventure unique au Québec.
Comment est née l’idée d’emmener des jeunes dysphasiques au Népal ?Cela fait six ans que je travaille à l’INAQ, l’intervention par la nature et l’aventure - Québec, une coopérative d’intégration sociale qui vise des objectifs de développement, d’éducation ou de thérapie grâce au plein air. Il y a trois ans, j’ai rencontré la cofondatrice et présidente de l’Association québécoise de la dysphasie (AQD). Suite à plusieurs expériences, je trouvais intéressante l’idée de développer un projet d’ampleur et ainsi mieux faire connaître ce trouble. C’est par le biais de l’AQD que nous avons pu rencontrer les neuf jeunes qui ont pris part à l’expédition.
Quel était le but de cette aventure ?
L’idée était de provoquer une situation à même de les aider à aller mieux, à progresser, à se développer. À travers ce médium, on voulait surtout s’adresser à une population mal connue, les adolescents, en mettant l’accent sur l’interaction sociale, notamment au niveau de L’autodétermination, du libre choix éclairé. Ainsi, notre axe de développement vis-à-vis de ces jeunes dysphasiques n’était pas la simple réussite scolaire, mais également dans d’autres sphères sociales.
Comment se sont déroulées ces deux semaines au Népal ?
L’aventure a commencé pour ces jeunes le 14 novembre dernier quand ils ont pris l’avion pour Londres. C’était la première fois de leur vie qu’ils quittaient le Canada. Nous avons fait trois jours de voyage entre Montréal et Katmandou, puis une journée pour rejoindre, en petit avion, Lukla au Népal et enfin trois jours en randonnées pour aller à Namche Bazar, le point de départ de toutes les expéditions pour l’Everest. On a pris notre temps, car je souhaitais que tout le monde réagisse bien à l’altitude. La réponse physiologique des jeunes était inconnue. Il fallait donc être vigilant sur leur bonne acclimatation à la montagne.
Ils étaient accompagnés de guides de montagne professionnels, capables de communiquer leur passion auprès de nos jeunes. Nous avons tenté le défi de l’ascension du Kundhu Ri Asa, à 4200 mètres d’altitude, mais dans des conditions un peu particulières : en pleine nuit, à partir de deux heures du matin, pour atteindre le somment aux premiers rayons du soleil, afin qu’ils gardent une image marquante et inspirante de cette aventure.
Comment ont réagi ces jeunes pendant l’ascension ?Très bien. Ils ont été vraiment surprenants, avec une capacité incroyable d’adaptation à l’univers de la montagne. Mais le plus intéressant, c’est qu’il ait réussi le sommet en groupe. Ils ont relevé le défi ensemble, en faisant preuve de cohésion et de solidarité.
Quel type de préparation ont dû suivre les adolescents ?
Pendant les mois précédents l’expédition, on a plusieurs fois mis ces jeunes dans un contexte d’aventure, deux à trois jours en randonnées et camping dans la nature. Nous avons aussi fait une sorte de répétition générale, une préexpédition dans le parc national du Fjord-du-Saguenay, en totale autonomie, pour permettre à l’encadrement de mieux jauger leur capacité en situation réelle. Même si chacun suivait un programme physique individualisé, cela a permis de les réévaluer et de les réajuster.
Quels changements avez-vous pu observer chez ces jeunes à leur retour ?
Le projet est encore en cours. Un travail avec les jeunes est encore nécessaire pour cristalliser l’expérience. Mais, je peux déjà dire que cette expédition a permis aux jeunes de découvrir leur potentiel, eux qui croyaient ne pas en être capable. Ils en sont fiers. Rien que physiquement, on voit qu’ils ont relevé le menton. La dysphasie est un trouble qui les isole des autres. Or, ils sont très actifs sur les réseaux depuis leur retour. C’est un bénéfice collatéral en lien avec le langage. Cela montre qu’ils sont plus impliqués dans leur communauté, car ils veulent communiquer et partager cette expérience.
« Le plein air n’est pas une pilule miracle ! »
Quelle suite allez-vous donner à ce projet ?Une équipe de tournage nous a suivis pendant un an avant le début de l’expédition puis sur le terrain au Népal, dans le but de réaliser un documentaire que l’on présentera au public. Il aura une teneur particulière, celle de l’aventure. Dans de tels films, on y voit des gens d’exceptions, souvent des anciens athlètes, réalisés de grandes choses. Avec notre documentaire, on veut aussi montrer que ces jeunes sont tout aussi capables d’être des aventuriers dans l’âme.
Le plein air comme outil thérapeutique est-il couramment utilisé au Québec ?
Non, ce n’est pas très répandu dans les institutions spécialisées. L’INAQ est la référence au Québec et au Canada, mais c’est hélas la seule. C’est d’ailleurs étonnant qu’au Québec, où l’on accède facilement aux activités de plein air, cette approche thérapeutique soit si peu utilisée, alors qu’elle peut avoir d’énormes bénéfices. Peut-être parce qu’elle a été quelque peu galvaudée par certains qui estimaient qu’ils suffisaient de mettre un malade dans un contexte de plein air pour qu’il se passe quelque chose. C’est une vision simpliste, c’est plus compliqué que ça. Le plein air n’est pas une pilule miracle!
Crédits photo : Sébastien Rojo
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Qu’est-ce que la dysphasie ? La vidéo explicative, réalisée par Dahu Films, à l’occasion du projet «La dysphasie, au-delà du sommet»
Actualité | Gatineau Loppet s'offre l'élite du ski de fond mondial - commentaire ( 0 )
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L’hiver est quasiment là et les premières chutes de neige ont recouvert les sentiers du Québec. La saison de ski de fond va pouvoir démarrer. Si la motivation vous manque, pourquoi ne pas participer à une Loppet, « grand rassemblement » en Suédois, ces courses de ski de fond ? Et pourquoi ne pas glisser sur les traces des professionnels du genre à la Gatineau Loppet, dont Ski de fond vient de sanctionner l’épreuve et la course de 55 kilomètres style classique ? Entrevue avec son président, Yan Michaud.
Que représente la Gatineau Loppet dans le monde du ski de fond ?
C’est le plus événement de ski de fond au Canada. Pour l’édition 2012, nous avons rassemblé plus de 3 000 participants. Cette année, on espère avoir en plus. Déjà plus de 500 personnes se sont inscrits pour la prochaine édition, soit le double par rapport à l’année dernière, à pareil date. On attend avec impatience la première semaine de décembre, car c’est traditionnellement la période où l’on reçoit beaucoup d’inscriptions, environ un millier.
Votre loppet vient d’être sanctionnée par Ski de fond Canada. Quelle est votre réaction ?C’est évidemment une très bonne chose mais ce n’est pas une surprise. Nous obtenons la sanction chaque année pour une de nos courses, qui permet aux skieurs d’amasser des points pour s’aligner sur des épreuves du circuit mondial ou canadien. Dans les éditions précédentes, cette sanction était décernée à la longue course de 51 km style libre du dimanche. Cette année, on a développé un nouveau parcours de 55 km classique, sur 3 municipalités, entre le lac Philippe et l’école secondaire Mont-Bleu.
Concrètement, qu’est-ce que cela vous apporte ?
On gagne en crédibilité. Quand une course est sanctionnée par Ski de fond Canada, cela signifie que des skieurs élites canadiens et du monde entier vont venir skier sur notre parcours. Le niveau des athlètes qui se présentent à notre course vient élever le niveau général de notre compétition.
Cette sanction s’adresse aux professionnels du ski de fond. Quelles conséquences pour les autres participants, les amateurs ?
La Gatineau Loppet est autant une compétition qu’une activité, un événement où Monsieur et Madame tout-le-monde peuvent venir skier à leur vitesse sur différentes longueurs en fonction de leur envie et de leur forme : à partir de 5 km. Et voir l’élite professionnelle leur donne l’envie, le goût de faire de l’activité.
Il ne faut pas non plus oublier que des athlètes du Québec de haut niveau qui seront dans la même vague de départ que les tous meilleurs mondiaux. Nous avons de très bon skieur dans la région et au Canada mais qui ne font pas nécessairement de compétition internationale. On veut leur donner la possibilité de se montrer et de se mettre en valeur.Quel est le profil des participants amateurs à cet événement ?
Nous avons une grande variété de skieur. Des québécois, des canadiens comme de l’international. Nous recevons des gens de 22 pays dans le monde. L’âge varie en fonction des types de courses. Cela va de 5 ans pour les plus jeunes, à 80 ans. Et évidemment de tous les niveaux : des jeunes de l’équipe junior du Québec, comme les simples amateurs et amoureux du ski de fond.
« Une grosse année pour le ski de fond ! »
Que viennent-ils chercher dans ce genre de compétition ?
Les gens nous disent qu’ils viennent participer à la Gatineau Loppet pour à la fois se dépasser, se mesurer contre d’autres participants, le tout dans un environnement encadré. Si vous voulez faire seul une longue sortie de ski de fond, vous avez besoin d’équipements, d’eau, de nourritures… Avec la Gatineau Loppet, l’activité est encadrée et sécurisée avec notamment des stations de ravitaillement et d’aide. C’est donc intéressant pour un participant de faire la course en toute sécurité et de se faire plaisir, d’avoir des pics d’adrénaline avec l’esprit de compétition.
Comme organisateur, comment évaluez-vous l’évolution de la pratique du ski de fond au Québec ?Comme dans la majorité des sports, c’est cyclique. Je suis aussi instructeur en ski de fond depuis plus de 10 ans. Cette activité a connu en 1997. Mais depuis les deux dernières années, il y a un retour net. Cette année, dès le 1er octobre, alors qu’il n’y avait pas encore de neige, j’avais déjà des gens qui m’appelaient pour prendre des cours. Cela n’arrête pas depuis. J’ai assisté à une vente d’un fournisseur local, la semaine dernière. La boutique était pleine. Le monde achète, achète, achète… même avec la soi-disante crise économique. Je ne suis pas devin, mais je prévois une grosse année pour le ski de fond !
Comment expliquez-vous cette variation de l’engouement autour du ski de fond ?
Je pense que c’est la combinaison de plusieurs facteurs. D’abord la météo, avec les chutes de neige, si elles sont
De plus, pour le Canada, il y a l’effet Jeux olympiques, où nos athlètes performent généralement très bien. Cela motive les gens qui regardent les épreuves. On ne peut pas nier l’impact incroyable d’Alex Harvey, qui a de très bons résultats sur le circuit mondial. Il rend le ski de fond sexy, cool pour les jeunes.
Enfin, le ski de fond est un sport peu dispendieux. Une fois l’équipement de base acheté, on peut aller skier sans payer un pass pour plus de 10 dollars par jour. En ski alpin, c’est rendu beaucoup plus cher, entre 60 et 70 dollars par jour. Et en plus, l’effort physique est plus intense en ski de fond.Encore plus
Le site internet de la compétition : gatineauloppet.com
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