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Actualité | «La dysphasie, au-delà du sommet» : l’aventure comme thérapie - commentaire ( 0 )
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Il est des aventures qui font parler d’elles, non pas pour l’exploit sportif pur, mais parce qu’elle change la vie et les âmes de ceux qui y prennent part. L’expédition «La dysphasie, au-delà du sommet» est de celle-là. Neuf adolescents québécois, entre 16 et 19 ans, atteints de dysphasie, un trouble primaire du langage entravant le développement et le fonctionnement de l'individu, sont partis du 14 au 28 novembre 2012 au Népal, encadrés de guides et de médecins, pour gravir le Khundu Ri Asa, à 4 200 mètres d’altitude. Sébastien Rojo, le chef d’expédition, instigateur du projet et également enseignant-chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi, revient sur cette aventure unique au Québec.
Comment est née l’idée d’emmener des jeunes dysphasiques au Népal ?Cela fait six ans que je travaille à l’INAQ, l’intervention par la nature et l’aventure - Québec, une coopérative d’intégration sociale qui vise des objectifs de développement, d’éducation ou de thérapie grâce au plein air. Il y a trois ans, j’ai rencontré la cofondatrice et présidente de l’Association québécoise de la dysphasie (AQD). Suite à plusieurs expériences, je trouvais intéressante l’idée de développer un projet d’ampleur et ainsi mieux faire connaître ce trouble. C’est par le biais de l’AQD que nous avons pu rencontrer les neuf jeunes qui ont pris part à l’expédition.
Quel était le but de cette aventure ?
L’idée était de provoquer une situation à même de les aider à aller mieux, à progresser, à se développer. À travers ce médium, on voulait surtout s’adresser à une population mal connue, les adolescents, en mettant l’accent sur l’interaction sociale, notamment au niveau de L’autodétermination, du libre choix éclairé. Ainsi, notre axe de développement vis-à-vis de ces jeunes dysphasiques n’était pas la simple réussite scolaire, mais également dans d’autres sphères sociales.
Comment se sont déroulées ces deux semaines au Népal ?
L’aventure a commencé pour ces jeunes le 14 novembre dernier quand ils ont pris l’avion pour Londres. C’était la première fois de leur vie qu’ils quittaient le Canada. Nous avons fait trois jours de voyage entre Montréal et Katmandou, puis une journée pour rejoindre, en petit avion, Lukla au Népal et enfin trois jours en randonnées pour aller à Namche Bazar, le point de départ de toutes les expéditions pour l’Everest. On a pris notre temps, car je souhaitais que tout le monde réagisse bien à l’altitude. La réponse physiologique des jeunes était inconnue. Il fallait donc être vigilant sur leur bonne acclimatation à la montagne.
Ils étaient accompagnés de guides de montagne professionnels, capables de communiquer leur passion auprès de nos jeunes. Nous avons tenté le défi de l’ascension du Kundhu Ri Asa, à 4200 mètres d’altitude, mais dans des conditions un peu particulières : en pleine nuit, à partir de deux heures du matin, pour atteindre le somment aux premiers rayons du soleil, afin qu’ils gardent une image marquante et inspirante de cette aventure.
Comment ont réagi ces jeunes pendant l’ascension ?Très bien. Ils ont été vraiment surprenants, avec une capacité incroyable d’adaptation à l’univers de la montagne. Mais le plus intéressant, c’est qu’il ait réussi le sommet en groupe. Ils ont relevé le défi ensemble, en faisant preuve de cohésion et de solidarité.
Quel type de préparation ont dû suivre les adolescents ?
Pendant les mois précédents l’expédition, on a plusieurs fois mis ces jeunes dans un contexte d’aventure, deux à trois jours en randonnées et camping dans la nature. Nous avons aussi fait une sorte de répétition générale, une préexpédition dans le parc national du Fjord-du-Saguenay, en totale autonomie, pour permettre à l’encadrement de mieux jauger leur capacité en situation réelle. Même si chacun suivait un programme physique individualisé, cela a permis de les réévaluer et de les réajuster.
Quels changements avez-vous pu observer chez ces jeunes à leur retour ?
Le projet est encore en cours. Un travail avec les jeunes est encore nécessaire pour cristalliser l’expérience. Mais, je peux déjà dire que cette expédition a permis aux jeunes de découvrir leur potentiel, eux qui croyaient ne pas en être capable. Ils en sont fiers. Rien que physiquement, on voit qu’ils ont relevé le menton. La dysphasie est un trouble qui les isole des autres. Or, ils sont très actifs sur les réseaux depuis leur retour. C’est un bénéfice collatéral en lien avec le langage. Cela montre qu’ils sont plus impliqués dans leur communauté, car ils veulent communiquer et partager cette expérience.
« Le plein air n’est pas une pilule miracle ! »
Quelle suite allez-vous donner à ce projet ?Une équipe de tournage nous a suivis pendant un an avant le début de l’expédition puis sur le terrain au Népal, dans le but de réaliser un documentaire que l’on présentera au public. Il aura une teneur particulière, celle de l’aventure. Dans de tels films, on y voit des gens d’exceptions, souvent des anciens athlètes, réalisés de grandes choses. Avec notre documentaire, on veut aussi montrer que ces jeunes sont tout aussi capables d’être des aventuriers dans l’âme.
Le plein air comme outil thérapeutique est-il couramment utilisé au Québec ?
Non, ce n’est pas très répandu dans les institutions spécialisées. L’INAQ est la référence au Québec et au Canada, mais c’est hélas la seule. C’est d’ailleurs étonnant qu’au Québec, où l’on accède facilement aux activités de plein air, cette approche thérapeutique soit si peu utilisée, alors qu’elle peut avoir d’énormes bénéfices. Peut-être parce qu’elle a été quelque peu galvaudée par certains qui estimaient qu’ils suffisaient de mettre un malade dans un contexte de plein air pour qu’il se passe quelque chose. C’est une vision simpliste, c’est plus compliqué que ça. Le plein air n’est pas une pilule miracle!
Crédits photo : Sébastien Rojo
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Qu’est-ce que la dysphasie ? La vidéo explicative, réalisée par Dahu Films, à l’occasion du projet «La dysphasie, au-delà du sommet»
Équipements | Les pires gadgets et accessoires de plein air - commentaire ( 0 )
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Linus Pauling, prix de Nobel de chimie en 1954 parlait de l’innovation en ces termes: « La meilleure façon d'obtenir de bonnes idées est d'en avoir beaucoup et de jeter les moins bonnes ». Malheureusement, certains n’ont pas retenu la leçon et ont poussé très loin le concept du ridicule, du mauvais goût ou de l’inutile. Revue du web des pires gadgets et accessoires du plein air.
La cabine de ski décorée façon limousine
La station de ski Hochzillertal, en Autriche, a frappé un grand coup dans le genre « je-suis-riche-et-je-le-montre ». Elle s’est associée avec Leitner, société italienne spécialisée dans le transport par câble, et BMW pour aménager ses cabines remontées mécaniques, comme l’intérieur des voitures série 7, le haut de gamme de la firme allemande. Les "passagers" seront donc assis sur des sièges en cuir, dotés d’une fonction massage intégrée, devant un système multimédia dernier cri. « Cela représente probablement le moyen le plus exclusif de découvrir les merveilles des Alpes en hiver », nous affirme le dépliant publicitaire. Notez l’importance du « probablement ». Personnellement, j’ai du mal à croire que la meilleure façon de découvrir la montagne, soit de rester enfermé dans un gros œuf en plexiglas, si luxueux soit-il.
Un casque de ski Bogner en pierres précieuses
Le luxe n’est pas toujours synonyme de bon goût. La marque de vêtements de luxe Bogner nous en fait la démonstration avec son casque, serti de 20 000 cristaux Swarovski. De quoi passer pour une superbe boule à facettes sur les pistes, et éblouir de votre classe, tous ces skieurs tellement peu distingués avec leur casque en plastique ou leur tuque en laine… En revanche, mieux vaut éviter la chute : à environ 25 000 dollars le casque, ça serait dommage de perdre les cristaux dans la neige !
Dans la même idée, si vous voulez assortir ce casque à vos skis, Ski Lacroix, spécialisé dans les articles de sport, fabrique des skis sur mesure, incrustés de diamants et d’or blanc, 75 000$ la paire. Qui a dit que c’était la crise en ce moment ?
Les gants porte-canetteLecteurs et lectrices frileux, cette innovation est pour vous. Avant, entre boire et skier, il vous fallait choisir. Burton a trouvé la solution. En 2009, la compagnie anglaise Burton avait sorti des moufles qui permettent de boire une canette sans prendre froid à vos frêles petits doigts. Malheureusement, cet article n’est plus disponible sur le catalogue en ligne de Burton, et c’est bien dommage !
L’imperméable « couteau suisse »
La base du camping et de la randonnée, c’est de partir léger, avec le moins d’affaires possible, pour ne pas marcher avec une tonne de matériels inutiles sur le dos. JakPak a bien compris le conseil et propose un imperméable tout-en-un : manteau, sac de couchage, filet antiinsecte et tente, rien que ça ! La preuve en vidéo.
L’esthétique et le design laissent à désirer, l’effet camouflage est du plus bel effet. Imperméable certes, mais jusqu’à quel point ? Dormir à même le sol, l’humidité doit certainement pénétrer le vêtement. Pas l’idéal pour passer une bonne nuit. Et comme le remarquent certains dans les commentaires de la vidéo sur YouTube : « Si quelqu’un l’utilise en forêt, on va croire que c’est un corps mort. »
En voyant certains produits en vente sur le marché du camping, on se demande si les compagnies ne prennent pas les acheteurs pour des moutons. Ou peut-être qu’elles n’ont tout simplement pas du tout compris l’esprit du camping, quand elles proposent des produits pour aller camper. Sérieusement, qui a besoin pour camper d’un robo-mélangeur, d’une friteuse, d’une broche électrique pivotante pour vos guimauves, d’un coussin-écran pour écouter de la musique et se priver des sons de la nature ?
Courir sans toucher le sol
Oui, vous avez bien lu. Si, si, c’est possible avec le Treadmile Bike, moitié trottinette, moitié tapis de sol.
Les (vrais) coureurs préféreront toujours le contact avec le sol et la liberté que cela procure plutôt que s’embêter avec une machine pas forcément très maniable. Les gens qui n’aiment pas courir ne l’achèteront pas. Alors pourquoi ? Quel intérêt ?
Encore plus fort dans la démesure, le Speedboard. Au fond, la même idée, mais sur 4 roues. « La machine ultime qui va transformer les États-Unis d’un pays de gros en un pays en forme » promet la réclame. Vaste programme…
Et vous, quels accessoires ou innovations du plein air vous ont fait beaucoup rire dernièrement ?
Actualité | Tursujuq : un nouveau parc national au Québec - commentaire ( 0 )
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La grande famille des parcs du Québec vient de s’agrandir, avec l’annonce conjointe du ministère de l’environnement (MDDEFP) et de l’Administration régionale Kativik (ARK), de la création du parc national Tursujuq, dans la région du Nunavik. Et dans un contexte difficile, fait de coupes budgétaires dans Parcs Canada et la réduction de l’offre hivernale de certains parcs nationaux, cette nouvelle vient éclaircir un climat quelque peu morose.
Situé le long la côte est de la baie d’Hudson, Tursujuq sera le plus grand parc du Québec, avec ses 26 000 km2 de toundra à l’ouest et de toundra forestière à l’est. « Il s'agit de la plus grande aire protégée vouée à préserver des espèces sensibles de la biodiversité du Nord et des paysages naturels d'une grande beauté sur la côte est de la baie d'Hudson. De plus, l'ajout de la majeure partie du bassin versant de la rivière Nastapoka au territoire du parc nous permet d'atteindre le cap des 9 % d'aires protégées sur l'ensemble du territoire du Québec », a déclaré le ministre de l’environnement, Yves-François Blanchet. Le parc sera directement géré par L’ARK et Nunavik Parcs, déjà en charge des parcs nationaux Kuurujuaq et des Pingualuit.Une annonce qui ravit les organisations de préservations de l’environnement, la section québécoise de la Société pour la nature et les Parcs du Canada (SNAP) en tête. Dans un communiqué, son président, Patrick Nadeau, explique que cette création est « importante à l'échelle mondiale. Il reste peu d'endroits où il est encore possible de protéger des territoires aussi immenses. (…) Les limites finales du parc sont le résultat d'années d'efforts par les communautés inuites locales, les Cris et l'Administration Régionale Kativik. Il s'agit d'un travail exemplaire – l'ARK a fait ses devoirs, et les populations locales ont réellement été consultées ».
Kayak, canot et rando
Si nous n’avons pas encore pu y aller pour se rendre compte du potentiel en terme de plein air, Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire à la SNAP, a déjà sillonné le parc. Il nous explique ce que l’on pourra y voir et y faire :
« L’entrée du parc se fera par le village d’Umiuajaq, sur la côte de la Baie Hudson, là où sera construit le centre d’interprétation.
Au sud, vous pourrez randonner les très belles cuestas (cf. photo), des formations géologiques de 350 mètres de haut, qui se jettent dans l’eau de la Baie. Cela donne un superbe panorama sur tout le parc, et notamment le lac Guillaume Deslisles, 750 km2 d’eaux salés, reliés à la Baie par un goulet de 2 km de distance, un lieu idéal pour le kayak.
À l’est, il y le lac à l’Eau Claire, le deuxième plus grand du Québec, qui résulte d’une collision avec une météorite fracturée en deux. Un endroit magnifique pour la pratique du canot.
Au nord-est, plusieurs lacs accueillent des populations de phoques communs d’eau douce, une chose que l’on retrouve très peu sur le globe.
Enfin, au Nord d’Umiuajaq, la rivière Nastapoka, une très belle rivière pour le canot, qui se jette dans la baie d’Hudson. Une embouchure où l’on pourra voir des Bélugas qui viennent s’y rassembler en grand nombre. »Crédit photos : top : Norman Dignard, MRN
rivière : Josée Brunelle, ARK
les cuestas : Robert FréchetteEncore plus
Les images du TJ Midi sur Radio Canada, présentées par Jean-Pierre Rogel, journaliste à l'émission Découverte :
Actualité | Skieurs et planchistes sont à Montréal pour l’Amnesia Shack Attack - commentaire ( 0 )
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Chers lecteurs, si vous apercevez, ce samedi 15 décembre dans le quartier latin, des jeunes en bonnets ou casques, avec des skis ou des planches sous le bras, vous ne rêvez pas, il y a bien une compétition de ski et de snowboard sur la rue Saint-Denis (entre Sherbrooke Est et Ontario Est). C’est l’Amnesia Shack Attack 2012 qui a débarqué à Montréal, pour sa 3ème édition.
Consacré comme « LE challenge urbain de snowboard et de freeski », l’Amnesia Shack Attack est une exhibition de freestyle semi-professionnelle, une compétition ouverte à tous, si tant est que vous soyez capable d’évoluer avec fluidité et grâce dans cet environnement urbain : un parcours qui comprend 3 modules, dont une rampe d’escalier de 20 pieds (6 mètres) de long.
« Le but est d’amener l’esprit de la montagne en ville, d’offrir un spectacle haut en couleur dans les rues de Montréal », confie Micah Desforges, président de Tribu Éxpérientiel, promoteur de l’événement. « Avec l’Amnesia Shack Attack, on veut revenir aux racines de ce sport qui s’est développé non pas sur les pistes de station de ski, mais en ville, où les riders se sont appropriés les structures, ses aménagements
L’organisation mise sur la présence de 1 000 personnes. Micah Desforges : « Notre présence sur Saint-Denis est très intéressante, car c’est une rue très achalandée. 20 000 personnes y passent chaque jour. Cela va nous permettre d’attirer un public plus large, moins expert, qui, s’il connaît déjà ce sport, n’est pas forcément prêt à prendre son auto et faire des kilomètres pour voir ce genre de spectacle ». Le dernier Shack Attack, organisé le 1er décembre à Québec (sur l’avenue Cartier), avait rassemblé 1 100 personnes.
Crédits Photos : Yann Roy
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