• Imprimer
  • Partager

Malaria, giardia, choléra… Des souvenirs à rendre malade

Juin 2009 par Liette D'Amours

Des maladies à fuir

Diarrhée du voyage (turista)
Cette maladie s’attrape par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Dans la plupart des cas, elle commence trois à sept jours après le début du voyage et s’avère plus gênante que grave. On peut la prévenir en suivant les conseils relatifs aux aliments et à l’eau présentés dans cet article. Il existe également un vaccin que l’on peut prendre par voie orale trois semaines avant de partir et qui est efficace à 30 % pendant trois mois. Ce vaccin est recommandé aux personnes qui ont une maladie chronique ou encore une fragilité à l’intestin. La plupart des gastro-entérites contractées en voyage sont d’origine bactérienne, d’où l’intérêt de partir avec une prescription d’antibiotiques de type ciprofloxacine. Et l’immodium? « Il ne faut pas en prendre plus de quatre comprimés par jour, ni pendant plus de 48 heures. Au-delà de cette période, un bouchon intestinal peut se former favorisant ainsi la prolifération des bactéries dans l’intestin et empêchant leur évacuation », prévient Geneviève Ostiguy. 

Dengue
Méconnue, la fièvre dengue affecte pourtant plus de 50 millions de personnes dans une centaine de pays du monde. Le virus est transmis par un moustique qui pique surtout le jour en milieu urbain. Ses symptômes : de deux à sept jours de température, courbatures, douleurs articulaires et maux de tête. La convalescence peut prendre entre deux à trois semaines. Dans sa forme sévère, elle se traduit par une fièvre hémorragique qui affecte surtout les moins de 15 ans et les vieillards qui ont déjà été piqués par le moustique. Il n’existe aucun vaccin ni médication préventive contre la dengue. Pour l’éviter, suivre les recommandations pour tenir les insectes à distance.

Malaria (ou paludisme)
La malaria est transmise par un moustique qui pique surtout le soir. Il en existe quatre formes : « La plus fulgurante et inquiétante est causée par le Plasmodium falciparum », précise Geneviève Ostiguy. « Elle peut s’attaquer au foie, au cerveau, aux reins et aux poumons. Elle est débilitante et peut entraîner la mort en 48 à 72 heures ». Une fois le sang infecté, le parasite se multiplie dans le foie et retourne dans la circulation sanguine pour s’attaquer aux globules rouges. Deux autres formes de malaria (Plasmodium vivax et Plasmodium ovale) peuvent rester dans le foie pendant des mois, voire des années, avant de se développer.

En voyage, consultez un médecin dans les 24 heures dès que l’on fait de la température (38,5 degrés Celcius et plus), surtout lorsqu’on voyage en zone de malaria. Un simple examen sanguin permet de la dépister : on peut alors la traiter avant qu’il n’y ait trop de dommages. « Nous disposons d’une médication qui peut guérir toutes les formes de malaria, suffit de pouvoir l’identifier à temps », rassure Geneviève Ostiguy. 

Fièvre jaune
Présente dans plusieurs pays africains et sud-américains, cette maladie se propage par un moustique qui pique à toutes heures du jour. Pouvant provoquer une toxicité sévère au foie et au cerveau, la fièvre jaune peut aussi entraîner la mort. Quoi faire si on l’attrape? « Essayez de passer au travers sans avoir trop de séquelles », explique Geneviève Ostiguy. Les personnes les plus vulnérables éprouvent évidemment plus de difficulté à la surmonter. La maladie peut incuber pendant quelques jours avant que les premiers symptômes se fassent ressentir : douleurs musculaires, température, et yeux qui deviennent jaunes. Un simple vaccin peut la prévenir et constitue parfois une condition d’entrée dans plusieurs pays.

Méningite
Essentiellement propagée dans les régions bondées de gens, cette maladie se transmet par les sécrétions respiratoires (salive, éternuements, toux, etc.). Même si on y survit, la méningite peut entraîner des séquelles telles que la surdité, l’amputation des membres ou des troubles neurologiques. « La guérison dépend de la rapidité avec laquelle le diagnostic est effectué et de la disponibilité des antibiotiques… ce qui peut être un problème dans plusieurs pays! », commente Geneviève Ostiguy. Le pourcentage de décès est assez élevé. Quoi faire pour y échapper? Éviter les foules denses et se faire vacciner : il existe désormais un vaccin qui protège contre quatre souches de méningite.

L’hépatite A
Fréquente dans presque tous les pays sous-développés, cette maladie est transmise par l’eau et les aliments. L’hépatite A se caractérise par une période d’incubation qui varie de 10 à 50 jours. Elle peut même passer totalement inaperçue chez certains enfants. On la reconnaît par la jaunisse qu’elle provoque et par des nausées, diarrhées et vomissements. Bien que rarement mortelle, l’hépatite A peut rendre très malade. Certaines formes peuvent également nécessiter une greffe du foie. Les modalités de prévention? Se faire vacciner et suivre les conseils relatifs aux aliments et à l’eau.

Commentaires (0)

  • Aucun commentaire.

Ajouter un commentaire

VOS COMMENTAIRES SONT IMPORTANTS POUR NOUS ET POUR LA COMMUNAUTÉ.

Vous devez être membre et être connecté pour ajouter un commentaire.

Cliquez ici pour devenir membre. Cliquez ici pour accéder à votre CONNEXION.

Infolettre