Surentraînement : Quand le dépassement n'a pas meilleur goût
Éviter le surentraînement, c'est tout d'abord être à l’écoute de son corps. Il faut savoir planifier la charge externe de l’activité physique (fréquence, volume et intensité) en fonction de la réponse de l’organisme. L’entraînement doit être perçu selon une courbe où l’on alternera entre périodes modérées et intenses. Le repos doit suivre l’intensité pour atteindre la surcompensation et voir une éventuelle progression. Cette réponse physiologique varie avec le temps et doit constamment être réévaluée pour ajuster son programme d’entraînement.
Pour survivre au surentraînement, il faut réduire de façon importante son activité physique. Laurent Bosquet affirme que cette période devrait coïncider avec une décroissance d’au moins 80 % des activités pratiquées. Cette retraite temporaire fait peur à bien des athlètes qui craignent de perdre le niveau d’excellence atteint. Mais Laurent Bosquet assure qu’une personne qui gardera son intensité, mais diminuera de 80 % son volume d’entraînement n'a pas à craindre une diminution de ses capacités. Ce changement peut même conduire à une optimisation du potentiel. Il est toutefois moins aisé de chiffrer la durée de récupération préférable : la prudence et la pondération sont donc de mise. Pour ce qui est du temps de convalescence, il variera selon le degré d'épuisement. Dans les cas mineurs, l’entraînement pourra reprendre après quelques semaines ou quelques mois. Si le problème est plus grave, les mois pourront faire place à une année ou plus.
Il existe un certain tabou autour du surentraînement. Qui a envie d’admettre qu’il n’a pas la force mentale pour relever ses défis sportifs? Personne ne veut laisser paraître qu'il est dépassé par les événements. Les pressions sociales et individuelles viendront voiler la dure réalité et augmenter les conséquences fâcheuses. À trop courir après les performances, on risque de courir à sa propre perte. Il faut trouver le moyen d’apprivoiser nos limites et trouver le juste équilibre entre la passion et l'humilité sportive. Après tout, c’est l’amélioration de vos performances et votre santé qui est en jeu.
L’équation du surentraînement
|
Charge sportive exagérée (stress physique, dépassement) |
+ |
charge quotidienne (stress familial, professionnel, etc.) |
= |
surcharge physiologique (performances diminuées, temps de récupération augmentés) |
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