8 destinations de rêves
Parc national de Kuururjuaq
Virée sur le top (du Québec)
par Hélèna Smolla-Déziel
On n'a pas nécessairement besoin de quitter la province pour épancher sa soif d'exotisme. Il s'agit seulement de dégoter un moyen pour monter aux alentours du 58e parallèle et viser un massif montagneux baigné d'une rivière sauvage.
À bord de notre petit avion de brousse, nous survolons les plus hauts sommets rocheux de l’est du Canada. Nous apercevons cette fougueuse rivière Koroc, qui traverse d'est en ouest l'inhabituelle enclave boréale du parc Kuururjuaq et qui sera notre voie d'accès au territoire. L’environnement me dépayse complètement... mais pas autant que l’atterrissage hors piste!
Le temps de mettre nos embarcations à l’eau approche et notre chef d'expédition nous avise que nous naviguerons seul à bord de nos kayaks gonflables. Perplexes et même craintifs au début, nous réalisons vite que nous sommes à l’aise avec cette idée, heureux et prêts à affronter les défis offerts par cette aventure de quatorze jours au cœur du Nunavik.
La descente débute en douce. J'arrive même à me relaxer et à me laisser porter par le courant. Submergée par ce décor de hautes falaises enneigées et bordées de cascades, j’ai l’impression de faire partie d'une scène du film Le Seigneur des anneaux. L'approche des premiers rapides me sort de mon état de contemplation et me tient en haleine. Voilà l’eau vive! Ayant appris les techniques de base pour bien lire et naviguer la rivière en sécurité, je profite pleinement de la joie des vagues et des rapides EV à RIII. Descendre la Koroc dans la toundra, c’est être constamment surpris par le paysage en perpétuelle transformation : tranquillement, les immenses montagnes dénudées rapetissent et laissent apparaître de plus en plus d’arbres.
L'abondance végétale, si particulière à la vallée de la Koroc, amène la présence de loups et ours noirs. Pour nos besoins alimentaires, nous découvrons l'omble chevalier, poisson emblématique du nord québécois. Dans les grandes plaines morainiques, des petits groupes de tuktus (caribous) sont au rendez-vous pour se laisser photographier. Le cri d'alarme strident d'une oie nous interpelle brusquement. Ses petits venaient tout juste de se faire enlever par un oiseau de proie, une scène qui nous rappelle que les durs préceptes de la nature règnent ici. Sur la terre ferme, notre jeune guide inuk nous mène au sommet d'une montagne d'où nous apercevons l’imposant mont d’Iberville (1652 m), maître du massif des Torngats. Le panorama à 360 degrés est époustouflant. Tant de majesté sur notre territoire québécois que si peu de gens auront la chance de graver dans leur mémoire.
Repères :
Le forfaitiste ABV Kayak organise des expéditions sur la Koroc en collaboration avec Parcs Nunavik.
Coûts : 4990 $ à partir de Montréal (vols et tous frais inclus)
Prix d'un sandwich club dans un village du Nunavik : 17 $
Conseil d'Inuk :
Chez les Inuits, le langage non verbal est omniprésent. Ainsi, si vous demandez des informations et qu’on ne vous répond pas verbalement, regardez les yeux. Et pour acquiescer, les Inuits lèvent les sourcils, tout simplement. Et surtout, souriez, ils adorent!
Infos : abvkayak.com • parcsnunavik.ca
Commentaires (0)
- Aucun commentaire.
Calendrierpublier un événement
- Février 2012
-
5Fous de la nature à la Biosphère
21 janvier - 11 mars 2012 -
5Randonnée aux flambeaux à Québec
27 janvier - 23 mars 2012 -
5Nuit d'hiver sur les plaines d'Abraham
28 janvier - 12 février 2012 -
5Nuits d'hiver au Carnaval de Québec
4 février - 5 février 2012 -
5festi-neige à Nominingue
4 février - 5 février 2012




