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Aventurière au sommet du Mont Richardson en Gaspésie © Benoit Daoust / Shutterstock.com

7 aventurières du Québec à suivre en 2017

Dans sa dernière chronique (publiée dans notre édition de mars), intitulée « Où sont les femmes (aventurières) ? », Mylène Paquette remarquait que « là où certains soutiennent qu’il y a autant de femmes que d’hommes qui vouent leur vie à l’aventure, force est de constater que leur couverture médiatique est moindre. »

Alors, en ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, on vous en présente quelques unes. Des aventurières et des athlètes qui se sont distinguées par le passé et qui devraient encore le faire dans les prochains mois.


Jessica Bélisle

Jessica Bélisle

Elle fait l’actualité en ce moment. Cette Trifluvienne de 27 ans pédale sur son home-trainer dans son sous-sol depuis le samedi 4 mars en quête de deux records : rouler plus de 1 828 km en 62 heures (record battu après 59 heures 11 minutes) et plus de 2 874 kilomètres en 128 heures.

Jessica Bélisle, connue aussi sous le nom de « Cyclovore », est l’une des meilleures (sinon la meilleure) cyclistes longues distances de la province. Elle a remporté plusieurs épreuves au Québec (les 342 km du Défi des 21, le 1 007 km de l’Ultra-Défi) et a traversé trois fois le Canada à vélo (5 000 km), dont la dernière en seulement 18 jours.

Son année 2017 va être aussi intense que les années précédentes, avec notamment un tour du Québec en mai, le demi-marathon du Mont-Blanc en course à pied et la traversée de 10 pays d'Europe à vélo en juin ou encore l’Ultra Revival Tour, une réédition du premier Tour de France de 1903 (2 500 km) en septembre.

Pour la suivre : son site internet, sa page Facebook.


Annie-Claude Roberge

Annie-Claude Roberge © Johany Jutras

Elle a photographié avec brio l’expédition de Normand Piché dans sa quête de relier les 5 continents à la nage. Mais il ne faudrait pas réduire cette photographe-vidéaste de talent à l’ombre d’un aventurier.

Elle a surtout fondé sa propre maison de production, Sekoya, et pratique son métier depuis plus de 15 ans. Cette passionnée de voyage a roulé sa bosse dans plus de 40 pays dans le monde pour y photographier l’aventure sous toutes ses formes, aussi bien sur les montagnes du Chili que sur les plages de Guadeloupe, en passant par la toundra du Nunavik.

Dans les prochains mois, elle continuera son exploration du monde : l’Alaska pour y faire du ski backcountry, l'Indonésie pour le surf, Genève pour la dernière étape de l’expédition de Normand Piché, l'Islande…

Pour la suivre : son site internet, sur Instagram.


Hélène Dumais

Hélène Dumais © Liz Barney

On vous la présentait dans une entrevue parue dans notre édition de mars. Hélène Dumais a fait de la course à pied, un mode de vie. Autant pour se déplacer dans la vie de tous les jours que dans sa vie sportive. Une passion qui est venue sur le tard, elle qui était plutôt artiste durant son adolescence. 

Aujourd’hui, elle court le monde, principalement sur des épreuves d’ultradistance en autonomie, comme la Survival Run Nicaragua (80 km et 24 h dans la jungle d’une ile volcanique) ou la Spine Race (430 km) en Angleterre. En 2016, elle a aussi fait le grand saut dans l’expédition en devenant la première femme à traverser les monts Ko’olau à Hawaï par ses crêtes.

Elle peut se vanter d’être détentrice de plusieurs « premières féminines », mais de son propre aveu, elle « s’en fout ! ». Elle en parle surtout « si ça peut en inspirer d’autres. (…) J’apporte ma contribution. Je suis quelqu’un de très ordinaire, mais capable d’accomplir ce genre de choses! ».

En 2017, elle continuera de courir, partout, tout le temps, notamment l’Infinitus (888 km) au Vermont en mai et l’Ultra-Trail du Mont Blanc fin aout. Côté expédition, « c'est en train de mijoter » avoue-t-elle. Dans sa marmite, on peut y voir Hawaï, la Patagonie, l’Himalaya, les Andes…

Pour la suivre : son site internet, sa page Facebook.


Caroline Côté

Caroline Côté

Une aventurière touche-à-tout qui en a fait son métier en devenant cinéaste d’aventure. Elle fut de l'aventure XP Antarctik, six aventuriers québécois partis en 2014, pendant 41 jours à la découverte d’une région inexplorée de l’Antarctique pour y gravir des sommets vierges.

Elle a ensuite traversé l'océan Atlantique sur un voilier de 60 pieds. En 2016, elle repartait à l’aventure avec Pull of the North, une expédition de canot sur la rivière Yukon à la rencontre des Premières Nations. Un film documentaire sortira au début de l’été et un livre est également en projet.

C’est aussi une coureuse qui a parcouru à plusieurs reprises les sentiers de l’Ultra-Trail Harricana Charlevoix (65, 80 et 125 km). En 2017, elle compte bien s’essayer sur le 160 km de l’Ultra-Trail du Mont Albert.

Ses projets ? Une expédition de survie dans les Torngats (elle se cherche des partenaires d’expédition… avis aux intéressés !) et l’envie de réaliser un documentaire sur une alpiniste québécoise.

Pour la suivre : sur Instagram.


Nathalie Fortin

Nathalie Fortin © Éric Paquet

L’alpinisme est historiquement un sport masculin. Pourtant, des femmes s’illustrent aussi sur les pentes des géants montagneux. Plusieurs Québécoises ont atteint le sommet de l’Everest. C’est le cas de Nathalie Fortin en 2012, alors que les médecins la condamnaient à l’immobilité à cause de graves problèmes de dos.

Depuis, cette ingénieure d’Environnement Canada (Centre national des urgences environnementales) grimpe toujours, en escalade de glace et de roche. Elle donne ainsi de nombreuses cliniques pour les femmes dans les festivals, notamment celui de Grimpe en ville à Rivière du Loup.

Après le Denali (Alaska, 6 194 m) en 2013 et l’Elbrouz (Russie, 5 642 m) en 2014, elle veut une nouvelle fois retourner sur la montagne en s’attaquant à un ogre : le K2 et ses 8 611 mètres d’altitude. Un défi de taille quand on sait que le K2 est considéré comme l’une des ascensions les plus difficiles et l’une des montagnes les plus dangereuses au monde.

Pour la contacter : nathfortin33@hotmail.com


Mélanie Bernier

Une autre athlète qui a fait les manchettes d’Espaces, dans notre édition de janvier 2017. La québécoise Mélanie Bernier est membre de l’équipe canadienne de ski alpinisme. Un sport largement pratiqué par les Européens, mais dans lequel elle a réussi à réaliser de très belles performances, avec notamment des podiums et des Top 5 mondiaux.

Originaire de Sainte-Brigitte-de-Laval, cette architecte vit désormais à Revelstoke, en Colombie-Britannique, où elle peut pratiquer le ski de randonnée de manière plus intense qu’au Québec.

Aujourd'hui, elle continue toujours les compétitions, mais son but principal est ailleurs. « J’ai le goût de partager mes connaissances avec d’autres filles qui veulent pratiquer ce sport. Je veux les inspirer, les inciter à sortir et à aller en montagne. »


Mylène Paquette

Mylène Paquette

On ne pouvait pas ne pas l’inclure dans cette liste. C’est certainement l’aventurière la plus connue (et reconnue) du Québec. Sa traversée de l’Atlantique Nord à la rame en 2013 l’a mise sous le feu des projecteurs. S’en est une suivie une série des conférences qu’elle a donnée partout dans la province et la sortie de son livre Dépasser l’horizon (les éditions La Presse).

Cette année, elle s’est lancée dans le monde du canot sur glace avec l’équipe Vive Montréal 375, en participant à plusieurs courses, notamment à Montréal.

Elle reste encore assez discrète sur ses projets d’expédition. La seule chose que l’on sait, c’est que cela se fera sur un voilier. D’ici là, vous pouvez toujours lire sa chronique Flots d’idées dans chaque édition d’Espaces.

Pour la suivre : son site internet, sa page Facebook.

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