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Actualité | Fermeture hivernale du parc national Forillon - commentaire ( 0 )

28 Novembre 2012 par Antoine Stab

  • Parcs Canada a annoncé la fermeture partielle du Parc national Forillon pour l’hiver. Les services du parc seront fermés et certaines activités de plein air ne seront plus assurées.

    «Le parc national Forillon demeure accessible toute l'année, annonce Parcs Canada dans un communiqué. Durant la saison hivernale, la route d'accès et certains terrains de stationnement seront déneigés pour permettre aux visiteurs d'observer la faune et de jouir de la nature à pied, en raquettes ou en ski hors piste. Toutefois, les sentiers de ski de fond ne seront pas entretenus et les bâtiments de service seront fermés de l'Action de Grâce (10 octobre 2012) à la Fête de la Reine (25 mai 2013)».
     
     
    Cette fermeture est la conséquence directe des compressions budgétaires du gouvernement Harper, signifiées en juin 2012, soit une diminution de 30 millions de dollars du budget de Parcs Canada et une suppression de 638 postes fédéraux. Interrogée dans notre numéro d’été, Michel Boivin, directeur général pour le Québec chez Parcs Canada, avait assuré que «l’objectif est de concentrer nos services et nos effectifs dans les lieux les plus fréquentés». C’est dans ce sens qu’a été prise la prise la décision, visant à «augmenter la fréquentation du parc Forillon durant la saison d'été qui constitue la plus grande période d'achalandage. Nous allons donc réaligner ses heures d'opérations et ses services pour refléter les tendances de visites et offrir durant l'été une pleine gamme de services».
     
    Mais cette annonce n’est pas restée sans réaction. Le 22 novembre dernier, plus de 200 personnes ont manifesté devant les bureaux de Parcs Canada à Gaspé. «En juin, ce fut un choc surtout pour les employés nationaux, confie Yvon Beaudoin, vice-président régional adjoint du Syndicat des employées et employés nationaux (UNE SEN). Mais l’annonce était arrivée au début de la saison estivale. Les citoyens n’avaient pas réalisé son importance. Aujourd’hui, ils se rendent bien compte que l’impact est réel».
     
    Réponse de Parcs Canada à cette mobilisation : «Nous allons continuer de travailler en étroite collaboration avec les intervenants et les partenaires du milieu afin de réduire les répercussions des changements apportés à la programmation du parc Forillon, à la fois pour la population et pour l’industrie touristique».

    L’impact local, quel est-il ? «Désastreux!», dit Yvon Beaudoin. «Parcs Canada constitue un véritable moteur socio-économique dans la région. Cette réduction budgétaire est un mauvais choix, parce que les emplois du parc permettent d’en créer d’autres autour, dans le tourisme, la restauration...» 

    Patrick Nadeau, directeur général de la section Québec de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), organisme à but non lucratif dédié à la protection des régions sauvages publiques, est aussi désolé par la nouvelle : «On s’y attendait, mais c’est un double coup dur, à la fois pour le Parc Forillon comme pour le tourisme de la région en entier. Cela crée des retombées économiques concrètes. Beaucoup d’activités s’y pratiquent l’hiver et attirent de nombreuses personnes. C’est notamment le cas pour le ski de fond avec l’arrivée de la Traversée de la Gaspésie
     
    Cette fermeture partielle n'affecte pas uniquement les services aux visiteurs. Comme le rappelle Patrick Nadeau : «La capacité scientifique de Parcs Canada a été réduite de 30 %. Des personnes qui travaillaient sur l’étude et la préservation des écosystèmes du parc.»
     
    Une sortie de crise avec la rétrocession de Forillon à la Sépaq ?
     
    Des intervenants locaux ont dénoncé la politique comptable du gouvernement : la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM), ou encore le directeur-général de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, Olivier Nolleau. La voix de certains hommes politiques se sont fait aussi entendre. Philip Toone, député fédéral de la circonscription, présent lors de la manifestation, a décidé de remettre une pétition au gouvernement d’Ottawa : «Le fédéral n’arrête pas de nous couper ici : le chemin de fer, DEC Canada, Forillon. On a besoin d’engins économiques dans notre région et le fédéral est en train de nous laisser tomber, a t-il confié. On paie des impôts ici, il serait à peu près temps qu’on ait des services!». 
     
    De même, Gaétan Lelièvre, le député provincial, et l'actuel ministre délégué aux Régions dans le gouvernement québécois, a indiqué, dans une lettre d’appui aux manifestants, vouloir «mettre fin à l’inaction du gouvernement fédéral et réclamer la rétrocession du Parc Forillon, avec compensation, pour que celui-ci joue son rôle de moteur touristique pour la pointe gaspésienne».
     
    La rétrocession, une idée qui n’est pas à l’ordre du jour pour Parcs Canada : «Le transfert des terrains où se trouvent le parc national Forillon est régi par une entente signée le 8 juin 1970 entre le Gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada. Cette entente est valide jusqu’en 2069 (période de 99 ans). L’entente stipule que le gouvernement du Québec ne pourra exiger unilatéralement la rétrocession des terrains du parc national Forillon qu’en 2030 et ce, moyennant certaines conditions.»
     
    Mais, pour Patrick Nadeau, peu importe le gestionnaire, Parcs Canada ou la Sépaq : «La priorité est de maintenir l’intégrité écologique et économique du parc, pour les gens puissent en profiter à l’avenir». Une opinion partagée par Yvon Beaudoin : «C’est une bonne nouvelle que les politiques s’en mêlent,. Si personne ne se plaint, on ne fera pas bouger les choses. Il faut mettre la pression sur le gouvernement Harper pour le faire reculer sur les emplois détruits et agir davantage. Le Parc Forillon n’est pas assez développé!»
     
    Crédits photos : ricochetdesign.qc.ca_et_TDLG
     
christian-levesque

Actualité | Conrad Anker s'associe à Baladéo pour la Fondation Alex Lowe - commentaire ( 0 )

26 Novembre 2012 par Christian Lévesque

  • La compagnie de couteaux Baladéo lance sur le marché une édition limitée de son couteau de 34 grammes signé Conrad Anker pour la campagne de financement de la Fondation Alex Lowe.

    Le célèbre alpiniste américain Conrad Anker tente les sommets les plus techniquement difficiles du monde. De l'Alaska aux parois de la Patagonie, de Baffin à l'Himalaya, il a toujours un projet démesuré en cours. Il faisait notamment partie de l'expédition américaine qui a retrouvé le corps de George Mallory. Lors de sa troisième tentative sur le Shark's Fin, sur le mont Meru en Inde, chaque gramme d'équipement était compté pour permettre à lui et ses deux compagnons (notamment son partenaire Jimmy Chin) de dompter ce sommet que personne n'avait encore réussi à grimper. Pour la première fois, il avait dans son sac un couteau ultraléger Baladeo 34 grammes. 

    Conrad AnkerLa compagnie s'est donc tout naturellement associée à cet alpiniste d'exception pour participer à la campagne de financement de la Fondation Alex Lowe en créant une édition limitée de 300 couteaux numérotés et signées par Conrad Anker.  Pour chaque vente de ce couteau spécial, 100% de l'argent ira directement  pour l'école d'escalade «Khumbu Climbing School» au Népal, qui forme les sherpas locaux aux techniques de base de l'escalade et aux dangers de la haute montagne pour leur permettre d'accéder à l'un des métiers les plus prestigieux dans ce pays : celui d'être guide de haute montagne. Cette collection spéciale fait partie de leur nouvelle G-Série lancée à l'été 2012. Chaque couteau est gravé de la devise de Conrad Anker : «be good. be kind. be happy.» 

    Ce qui est encore plus génial, c'est que 18 de ces couteaux ont été réservés exclusivement pour les amateurs de plein air du Québec. Prix : 50$. Contribution supplémentaire suggérée : 50$ (pour un total de 100$). Pour quelques dollars, vous aurez ce couteau génial entre les mains et aiderez les sherpas du Népal. Pas mal comme deal non?

    Pour vous en procurer un, contactez Marc à marc@outdoorteam.ca

     
     
     
     
     
     

Actualité | Pas de kitesurf aux Jeux olympiques de Rio - commentaire ( 0 )

16 Novembre 2012 par Antoine Stab

  • La Fédération internationale de voile (ISAF) est revenu sur sa décision du 5 mai 2012 de consacrer le kitesurf comme discipline olympique, au détriment de la planche à voile. Réunis le 10 novembre dernier en assemblée générale en Irlande, les membres de l’ISAF ont cette fois-ci voté pour une réintégration de la planche à voile, évincée du giron olympique.

    À LIRE :
    Le kitesurf au JO? Pas si sûr.

    Un soulagement pour la communauté du windsurf qui n’avait pas compris la mise à l’écart de leur sport au profit du kitesurf, censé être plus attractif auprès des plus jeunes. Göran Peterson, président de l’ISAF, avait alors déclaré, tout de suite après le vote de mai : « Cela marque une nouvelle ère pour la voile olympique. (…) Le kitesurf est un complément fantastique aux épreuves de voile des Jeux olympiques de 2016 ».

    Ce revirement de bord s’explique par un processus de validation olympique quelque peu chaotique, comme le rappelait Dominique Vallée, planchiste québécoise qui siège à AthlètesCan, l'association qui représente les athlètes des équipes nationales du Canada, dans notre édition de septembre : « Le vote de sélection du kitesurf (…) a été avancé. Le vote a été très serré, 19 voix pour et 17 contre. Depuis, beaucoup de pays ont annoncé qu’ils changeaient de position. De nombreux pays étaient également absents (…). Enfin, cette décision concernant le kitesurf (allait) à l’encontre du comité d’évaluation, qui avait déposé un rapport en faveur du maintien de la planche à voile ».

    L’imbroglio est donc terminé. Il faudra encore attendre pour voir les cerfs-volants du kitesurf fendre l’air dans une compétition olympique.

Actualité | Un chèque de 522 000 $ du gouvernement pour l’AÉQ - commentaire ( 0 )

09 Novembre 2012 par Antoine Stab

  • Le gouvernement québécois, par l’intermédiaire de son ministre délégué au tourisme, M. Pascal Bérubé, a déclaré, lors d’un congrès réunissant les acteurs du secteur touristique, vouloir soutenir l’association Aventure Écotourisme Québec (AÉQ), à hauteur de 522 000 $. Cette somme, répartie sur trois ans, s’inscrit dans le développement de l’industrie du voyage, dont les composantes nature et aventure ont une place importante dans le tourisme au Québec (692 000 visiteurs  par an).

    Chez AÉQ, on est évidemment satisfait. « Nous accueillons cette annonce comme une excellente nouvelle, a réagi Pierre Hersberger, président de l’AÉQ, dans un communiqué conjoint avec Tourisme Québec. (…) Cette contribution nous permet d’assumer un leadership très important en tourisme d’aventure et en écotourisme en plus de poursuivre les objectifs du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 qui nous touchent ».

    Créé en 1990, l’AÉQ rassemble les principaux intervenants du monde du plein air dans le but de « promouvoir les intérêts des producteurs professionnels en tourisme d'aventure et en écotourisme du Québec, en vue de développer une offre touristique de qualité dans les secteurs du tourisme d'aventure et de l'écotourisme. »

    Encore plus
    aventure-ecotourisme.qc.ca

 
 

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