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Destination | Prudence Bouchard : « Mon premier tour de roue en cyclotourisme » - commentaire ( 4 )

29 Août 2013 par Antoine Stab

  • « J’ai 32 ans et je suis enseignante à Montréal. C’est là ma seule compétence. Je n’ai jamais fait autre chose qu’enseigner ». Voilà comment se présente Prudence Bouchard. Pourtant, cet été, cette jeune femme a ajouté une corde à son arc de compétence en voyageant 1 500 kilomètres à vélo, dont les deux tiers seule, sur la côte ouest américaine et canadienne, sur la route 101. Elle nous raconte sa première grande expérience de cyclotourisme et assure que tout le monde est capable d’en faire autant. Entrevue.

    Comment est née l’envie de prendre son vélo et parcourir une partie de la côte ouest américaine et canadienne ?

    Je devais me rendre en Colombie-Britannique pour le mariage d’un ami. C’était une bonne occasion pour y rester plus longtemps et découvrir la région en 5 semaines. Mon copain voulait louer une automobile, mais cela ne me tentait pas. J’ai eu l’idée du voyage en vélo. En me renseignant sur des guides, J’ai trouvé un objectif : se rendre par un moyen humain, en l’occurrence la bicyclette, à Portland pour aller manger dans des foodtrucks. En élaborant l’itinéraire, je me suis dit que l’on pouvait passer par la route 101, une randonnée mythique qui longe la côte américaine et canadienne.

    Quel a été précisément votre parcours?

    On est parti d’Olympia, dans l’État de Washington. On est descendu jusqu’à Florence, dans l’Oregon, pour ensuite rentrer dans les terres et remonter sur Portland, la ville vélo par excellence. Ensuite, mon copain devait partir, je suis revenu à Vancouver pour continuer seule mon voyage, direction Powell River. J’y ai pris le ferry pour descendre jusqu’à Victoria, toutes les petites îles du nord-ouest de Washington et retourner enfin à Seattle. J’ai donc parcouru 500 kilomètres avec mon compagnon, puis 1 000 autres, seule, en autonomie complète, avec ma tente, mon sac de couchage, mon équipement de réparation, mes vêtements et ma nourriture sur le porte-bagages.

    Avez-vous suivi une préparation, un entrainement spécifique ?

    Non, pas vraiment. Je suis quelqu’un de sportive par nature. J’en ai pratiqué beaucoup et de toutes les disciplines : course à pied, arts martiaux, yoga, ski de fond… J’ai acheté une bicyclette de seconde main à 200 dollars. Pour la première fois, j’aillais porter un cuissard de cycliste et des souliers à clip. J’avais quand même une petite pratique du vélo : j’ai fait ma première randonnée cycliste à l’été 2011, pendant 5 jours et 6 nuits. Ça s’est très mal passé avec de la pluie, un hôtel qui a pris feu… mais j’y suis arrivé. Alors, je me suis dit que cela ne pouvait pas être pire que ce que j’avais déjà vécu.

    Avez-vous rencontré des difficultés ?

    Mon vélo a très bien répondu à mes attentes, malgré ses 25 ans d’âges. Aucun problème, aucune crevaison, rien. J’ai eu quand même quelques difficultés, notamment pour l’hébergement. En Oregon, ça allait bien, car il y avait des « Hiker-Biker Camping » (ndr : des sites de camping sans réservation, toujours disponible pour les randonneurs ou les cyclistes), mais ce n’était pas le cas dans l’état de Washington ou en Colombie-Britannique. C’est parfois compliqué de trouver un plan sécuritaire pour camper, sans faire des kilomètres en plus.

    Qu’est-ce que vous retirez de cette première grande expérience en cyclotourisme ?

    Le vélo est un moyen de voyage tellement agréable. Le fait de pouvoir se rendre à un endroit par ses propres moyens est très satisfaisant. Alors oui, tu es sale, tu pues… mais tu es contente d’y être. Cette activité physique en plein air te met de bonne humeur. C’est quasi euphorisant. Quand tu pédales et que tu vas bien, la vie est belle !

    On dit généralement, qu’aux États-Unis, l’automobile est la reine de la route. Comment se passe le partage de la route avec les vélos?

    Les régions comme l’Oregon, c’est vraiment le paradis. Rien à voir avec Montréal. Les routes sont belles et entretenues. Les accotements sont larges et bien indiqués. Les automobilistes sont conciliants avec les cyclistes. Je n’ai eu aucun souci de ce côté-là.

    Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux personnes qui souhaiteraient faire du cyclotourisme comme vous ?

    Cela m’a appris que les femmes ne devraient pas s’interdire de faire des activités par crainte de ne pas en être capable ou d’attendre de le faire uniquement accompagnée. Ce que j’ai fait cet été, c’est vraiment accessible. Si j’ai pu le faire, alors d’autres peuvent aussi. Je ne suis pas une athlète. Je ne savais même pas changer une roue avant de partir. Cela demande quand même de bien planifier et organiser son périple pour mettre toutes les chances de son bord. Il ne faut pas non plus se prendre pour un ou une championne et sortir des sentiers battus. L’idéal est de se renseigner dans des livres et des guides avec des parcours déjà tracés. En revanche, ne faites pas confiance à Google Maps ! Il veut toujours vous faire passer par le chemin le plus rapide, mais ne tient pas compte de l’effort physique que cela requiert. Le premier jour, il m’a fait prendre des côtes tellement difficiles que je me demandais dans quelle galère je m’étais embarquée. De quoi vous dégouter du vélo!

    Crédit photos : Colin Bird

     

Actualité | Vélirium : le Mont-Sainte-Anne fête le vélo de montagne - commentaire ( 0 )

07 Août 2013 par Antoine Stab

  • Le Vélirium revient en 2013 pour une onzième édition. Une institution dans le paysage du vélo de montagne au Québec et même dans le monde, puisqu’elle s’apprête à recevoir pour la 22e fois, une manche de la coupe du monde UCI (Union Cycliste Internationale), cross-country et descente, la seule au Canada.

    En plus de cette compétition de niveau international, quelles sont les principales nouveautés pour 2013 ? Alors que les éditions précédentes s’échelonnaient sur plusieurs fins de semaine, l’événement a été regroupé sur quatre jours enchainés, du 8 au 11 août. « On a préparé cette édition dans un esprit de renouveau », confie Chantal Lachance, vice-présidente de Gestev, organisateur du Vélirium. « En réfléchissant sur ce que l’on pouvait apporter de neuf au Vélirium, on s’est dit qu’il fallait en faire un événement plus spectaculaire est plus passionnant pour les spectateurs. On pense avoir mis le doigt sur une belle formule, avec une meilleure interaction entre les groupes : les spectateurs, les professionnels, les pratiquants amateurs, les exposants ».

    La nouveauté en terme de programmation, elle se passe non pas au Mont-Sainte-Anne, mais dans la ville de Québec : Cité 8, une compétition de dirt et de freestyle où vous pourrez voir 8 athlètes faire des sauts et des figures dans les airs, sur des bosses en terre ou des structures artificielles. « On aime faire du bruit dans la ville pour inciter les  gens à venir au Mont-Sainte-Anne. On veut attirer une nouvelle clientèle, comme les jeunes, souvent adeptes des sports urbains », explique Chantal Lachance. « On veut attirer une nouvelle clientèle, comme les jeunes, souvent adeptes des sports urbains, mais aussi Monsieur et Madame Tout-le-monde qui veulent voir un spectacle ».

    Mais, le Vélirium ne met pas à l’honneur que les professionnels du bicycle. Les amateurs auront aussi de quoi faire chauffer leurs mollets sur les sentiers de la station. Au rayon nouveauté, avec toujours cette volonté d’ouverture :
    - le Critérium iBike, des courses de vélos à pignon fixe.
    - le challenge entre des coureurs internationaux et des cyclistes locaux.
    - les Cliniques, des sorties d’une heure et demie, où vous pourrez rouler en toute simplicité avec des champions et professionnels du vélo de montagne. L’inscription est de 50 $. L’intégralité des fonds recueillis sera reversée à une association qui œuvre pour le développement du sport dans la région.

    « Aucune baisse dans la pratique du vélo de montagne »

    Autre événement du Vélirium à destination des amateurs, le Raid Vélo Mag, une course de 33, 66 ou 81 km sur les plus beaux sentiers de la station.

    « On a élaboré la programmation du Vélirium pour offrir le plus possible à toutes les catégories de personnes » affirme Chantal Lachance. « En mettre plein la vue au spectateur avec une programmation riche et variée, pour tous les gouts. Le but n’est pas d’étirer la sauce, mais de partir de l’attrait que constitue l’épreuve de la coupe du monde et augmenter l’intensité de l’expérience ».

    Avec leurs 22 ans d’expérience dans l’organisation d’épreuves de coupe du monde, Vélirium ont vu concourir plusieurs milliers de coureurs. Il était donc intéressant de leur demander ce qu’il pensait de l’état de la pratique du vélo de montagne au Québec. Chantal Lachance répond : « J’entends dire ici et là que le vélo de montagne serait à la baisse au Québec. Je n’en suis pas pleinement convaincu. Chez les professionnels, la relève est là et pousse fort. La participation aux événements de type loisir est stable. J’ai le sentiment que la Fédération joue son rôle en appuyant le vélo de montagne. Je pense surtout que cette impression est générée avec le boom que connaît le vélo de route. Mais cet intérêt ne se fait pas au détriment du vélo de montagne. La route attire de nouveaux adeptes ».

    Encore plus
    Toute la programmation de l’événement à retrouver sur le site internet velirium.com

    Crédit photo top : © Andres Jaramillo Botero
    Crédit photo corps de texte : © Anthony Desgagnés

Actualité | Défi Horizons sauvages : un concours plein air pour préserver l’environnement - commentaire ( 0 )

31 Juillet 2013 par Antoine Stab

  • Jusqu’au 15 octobre prochain, la Société pour la nature et les parcs du canada (SNAP), en partenariat avec Mountain Equipment Co-op (MEC), lance le Défi Horizons sauvages. Une initiative qui a un double objectif : collecter des fonds en pratiquant une activité de plein air, pour la protection et la préservation des zones sauvages du Canada.

    « Généralement, les personnes de plein air apprécient les zones sauvages », explique Murielle Renard, la responsable des communications de la section québécoise de la SNAP. « Même si elles ont conscience de la nécessité de les préserver, elles n’ont pas toujours envie de s’engager toute l’année. Avec ce Défi, elles peuvent faire d'une pierre deux coups ».

    Quel type de défi ?

    Toute activité de plein air peut être considérée comme un défi. Quelques critères sont toutefois à respecter : une activité dans la nature au Canada, hors de votre zone de confort sur un territoire sauvage public au Canada (parcs, lacs, montagnes...). Une activité non motorisée, mais qui peut être auto-propulsée, comme le kayak ou le vélo (route ou montagne). Une activité qui aura le moins d’impact sur l’environnement et qui respecte, dans la plus large mesure possible, les principes du sans-trace.
    Des indications assez larges qui devraient laisser libre champ à votre créativité pour exprimer pleinement votre esprit plein air !

    Comment recueillir des fonds ?

    La collecte fonctionne sur le principe du financement participatif (« crowdfunding » en anglais) : en vous inscrivant sur le site internet du Défi Horizons sauvages, une page de votre défi et de votre équipe est créée. Les internautes pourront directement donner sur Internet par carte de crédit. Une jauge vous indiquera où vous en êtes rendu. Libre à vous d’en faire la promotion autour de vous, sur les réseaux sociaux...
    L’ensemble des fonds recueillis à la fin du Défi aidera la SNAP dans son travail de préservation des milieux sauvages du Canada. Pour chaque dollar collecté, MEC promet de donner l’équivalent.

    Pour quelles récompenses ?

    À l’issue des cinq mois que dure le défi, trois prix seront attribués :
    - la personne qui aura amassé le plus d’argents recevra une carte-cadeau de MEC d’une valeur de 1 000 dollars.
    - tous les participants au Défi pourront inscrits au tirage d’une carte-cadeau de MEC de 50 dollars.
    - un jury récompensera le « Défi épique Horizons sauvage » par un séjour de sept jours pour deux personnes à la Nanuk Polar Bear Lodge (Manitoba), prix offert par Churchill Wild, entreprise spécialisée dans les randonnées pédestres de l’Arctique canadien. Le jury fera son choix sur la base d’un récit écrit des équipes qui veulent y concourir, selon plusieurs critères, comme le type d’exploration, l’éloignement et la difficulté du voyage.

    Crédit photo : David Nunuk

Destination | Sphair : la tête dans les étoiles - commentaire ( 0 )

24 Juillet 2013 par Antoine Stab

  • C’est une drôle de structure qui s’est implantée pour l’après-midi au parc Jean-Drapeau, à quelques mètres de la Biosphère : une tente transparente en forme de bulle, la Sphair. Elle permet ainsi d’avoir la sensation de passer la nuit à la belle étoile, en profitant des merveilles de la voie lactée sans les petits tracas et aléas du plein air (intempéries, moustiques…).

    À LIRE AUSSI
    Art de vivre : Village Windigo – Espaces, mai 2009

    La Sphair peut être simple (4 mètres de diamètre) ou double (2 espaces de vie : un coin chambre et un coin salon) mais ne pourra accueillir que deux personnes. Cette bulle est constamment alimentée en air par une souffleuse silencieuse et peut résister à des températures allant jusqu’à -20 degrés Celsius.

    Mais pour pouvoir profiter de ce nouveau type d’hébergement, il faudra sortir de Montréal et se rendre à Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides. La Sphair est uniquement présente au Village Windigo, membre du réseau Hôtellerie Champêtre.

    Pour le moment, l’hôtel possède deux modèles, disponibles de mai à novembre pour les résidents du Village qui souhaitent compléter leur séjour en chalet par l’expérience de la Sphair. Plusieurs aménagements et décorations intérieures sont possibles selon les envies des habitants mais disposeront de plusieurs services de bases : lit queen, tables de chevet, lampes, une toilette « bateau », un chauffage d’appoint etc.

    À ceux qui s’inquiéteraient du manque d’intimité, la Sphair est située dans une clairière à l’abri des regards, entre le réservoir Baskatong et les condos. Seule la partie donnant sur les eaux est transparente. Nul besoin d’avoir les yeux derrière la tête pour guetter d’éventuels voyeurs.

 
 

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