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  • Deux planchistes à pagaie dans la baie Géorgienne © Shutterstock

Roadtrip actif autour du lac Huron et de la baie Géorgienne

À deux heures de Toronto, le lac Huron et la baie Georgienne forment une destination prisée, et pour cause. Autour de ce plan d’eau exceptionnel serti d’un littoral unique se déploie une tonne d’activités accessibles baignées de panoramas inoubliables. Roadtrip poétique entre plages, monolithes et ondes de surface turquoise, au pays des splendeurs.

Qu’on soit hyperactif ou contemplatif, il y a beaucoup à voir et à faire dans la région du lac Huron. Bien sûr, on peut fixer l’azimut sur Tobermory, le Tadoussac ontarien, mais mieux vaut ne pas uniquement y concentrer son attention et se laisser dériver au gré de la fascinante offre en plein air des environs pour s’assurer de profiter de l’étendue des possibilités, assurément égale à l’immensité du territoire.

S’assurer le farniente

Les plages pullulent un peu partout autour du lac Huron, malgré les eaux tièdes (flairez l’euphémisme). Mais il est bon d’éviter la cohue de la mythique Wasaga Beach et d’explorer, un peu plus au sud-ouest, l’intime Sauble Beach et ses 11 kilomètres, qui font d’elle la seconde plage en eaux fraîches en importance au monde.

Imprégnée d’une atmosphère à mi-chemin entre Point Break et Virginia Beach, c’est une destination quelque peu méconnue, mais tout de même à ne pas manquer pour la multitude de sports nautiques qu’on y pratique. À un jet de pierre, le parc provincial Sauble Falls offre des cascades baignables ainsi que l’observation de la fraie des poissons à travers les obstacles naturels.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il n’est pas nécessaire de se laisser dorer sur le sable pour dénicher l’apaisement autour du lac Huron, alias la mer douce (dixit Étienne Brûlé). La multitude de phares peuplant son pourtour (peu sont ouverts au public, grand bien nous fasse) laisse place à des scènes apaisantes et à des couchers de soleil à l’unicité sans pareille.

À coups de foulées

Ne pas parcourir quelques kilomètres du légendaire sentier national de Bruce serait un sacrilège une fois sur place. Pas obligé de se taper les 890 kilomètres (quoique l’expérience marque quiconque l’initie) sillonnant l’escarpement du Niagara : des étapes éblouissantes sont facilement accessibles. La petite localité de Lion’s Head est une porte d’entrée à retenir : les falaises suspendues, points de vue saisissants, et le site de camping intime de McKay’s Harbour valent le détour.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Le parc provincial Killarney, qui se déploie sur la rive nord de la baie Georgienne, est un incontournable en randonnée. Ses nombreux lacs, dont les eaux bleu saphir s’apparentent à celles du lac Huron, créent des paysages invraisemblables avec les sommets de granit rose et de quartz opalescent qu’on y trouve. Les amateurs de défis seront comblés avec une mythique boucle de 80 kilomètres, La Cloche, nommée ainsi en raison de l’appellation des massifs qu’elle serpente, pour laquelle on recommande une grande forme physique, des aptitudes pour l’escalade et bien du temps (plus ou moins 10 jours à parcourir). Dans ce paradis du canot-camping qu’est le parc Killarney, 183 sites répartis autour de 50 lacs sont disséminés. L’appel est puissant, non?

Plaisant pour appareiller

Autour, c’est très bien, mais vivre le lac Huron implique de s’y laisser flotter. D’ores et déjà connu comme paradis de la plongée sous-marine (entre autres avec le parc national Fathom Five, eldorado de la plongée bouteille), la mer intérieure est absolument à sillonner soit en kayak de mer, soit en surf à pagaie. Le plan d’eau ainsi découvert prend une tout autre forme; il ne faut d’ailleurs jamais sous-estimer cette véritable mer intérieure, dont les conditions changent rapidement. Une excursion sur ses eaux promet des moments inoubliables, en raison des sillons miroitants et de la possibilité de visualiser le fond marin, pour ne nommer que ceux-là. En apnée, bon nombre de sorties sont à envisager (prévoir une combinaison isothermique).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Thorncrest Outfitters, centre créché dans une grange à Tobermory, propose de louer un surf à pagaie (ou un kayak de mer) qu’on emporte sous le bras à Little Tub, connue comme la marina du coin. Accessible à tous (par beau temps, s’entend), l’activité permet de joindre Big Tub, où ont été déplacées deux épaves à effleurer. De petits kayaks peuvent être réservés au Big Tub Harbour Resort — plus inspirant que les surpeuplées croisières avec bateaux à fond de verre («glass bottom»), quoique ces dernières mènent au fameux Flowerpot, monument le plus photographié des environs.


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Mouliner bitume ou sentiers

De nombreuses boucles en bord de « mer » sont à découvrir le long du lac Huron; on dénombre ainsi sept circuits bordant le rivage sud-ouest (entre Point Clark et Port Elgin, en passant par Kincardine). Plus au nord, l’île Manitoulin, la plus grande île lacustre au monde, offre nombre d’accotements et des voies pavées sécuritaires aux paysages boréaux à découvrir. Emprunter le traversier MS Chi-Cheemaun depuis Tobermory pour s’y rendre est une expérience en soi.

Les pneus plus agressifs doivent faire un arrêt à The Blue Mountains, centre récréatif multiactivités aux abords de Collingwood (excellent endroit de ravitaillement, par ailleurs). La montagne offre de l’enduro orgasmique et de la descente engageante. Mieux vaut le dire : avec ses tyroliennes, murs d’escalade, grottes, spas et randonnées, le séjour se prolonge de lui-même. La famille en décidera peut-être pour vous.

Les rivages mirobolants de dégradés bleutés de la mer intérieure huronne conduisent à une infinité de découvertes et promettent le tournis : 30 000 îles, 20 épaves et des kilomètres de plages incitent à lever l’ancre. Un accès privilégié à des sites exceptionnels est garanti à ceux qui ont l’esprit aventureux. Qui eût cru qu’un foisonnant terrain de jeu de plein air, aux eaux quasi caribéennes, se trouvait à quelques heures de route de Montréal?


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