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  • © Yves Marcoux

9 paradis cachés du plein air au Québec

Vous êtes prêt pour une exploration estivale hors des sentiers battus, ou une nuit de camping sauvage? Pour vos vacances, nous vous dévoilons 10 paradis cachés du plein air.

 


Loin des itinéraires touristiques, des droits d’accès et des panneaux de règlements, le Québec possède quelques secrets de famille bien gardés. Intimes, discrets et parfois même secrets, ces beaux recoins ne se trouvent pas toujours dans les brochures. Vous ne les verrez sans doute pas non plus quand vous partirez sur la route des vacances cars ils se trouvent souvent au bout du chemin ou en haut de la montagne… juste après le parc national. Et pourtant, la province en regorge.

En cherchant un peu, c’est là que vous pagayerez, planterez votre tente ou déambulerez seul au monde mais n’oubliez pas, de respecter les lieux et ne laissez aucune trace de votre passage!



1. Plage du Barachois - Gaspésie

Une photo vaut mille mots. Regardez cette plage de sable doré que viennent lécher les vagues du Saint-Laurent. Au loin, mais bien visible, l’île de Bonaventure et l’emblématique rocher Percé. Nous sommes ici sur la plage du Coin-du-Banc de Barachois (sur la route 132), l’un des plus beaux sites de la pointe de la Gaspésie.

Tout y est sur ce banc de sable de 10 km niché au fond de la baie pour que l’on s’y sente bien; l’odeur iodée, les mouettes rieuses et les falaises escarpées qui nous font tant aimer ce coin de pays.

Secret de polichinelle plutôt que véritable pépite cachée, la plage du Barachois n’en demeure pas moins un site authentique et tranquille pour une balade les pieds dans l'eau ou un coucher de soleil accompagné d’un pique-nique de fruits de mer.


2. Anse-à-la-Croix - Côte-Nord

Entre les villages de Franquelin et Godbout, L'Anse-à-la-Croix, dont la pointe n'est accessible qu'à marée basse, offre un point de vue magique sur le fleuve-mer. En partant de Baie-Comeau, une fois passée la rivière Franquelin, on trouve à quatre kilomètres sur la droite une route forestière, qui se transforme en sentier, menant au lac de l'Étape puis vers l’anse isolée.

Lieu idéal pour mettre un kayak ou un SUP à l'eau… si vous avez le courage de le traîner jusque-là sur un chariot, vous pourrez y camper pendant quelques jours, avec la quasi-certitude que personne ne viendra vous déranger. Attention, toutefois, la marée surprend, les courants y sont dangereux et la baignade dans la baie est réservée aux gens très courageux car l'eau est froide (néoprène recommandé).

Très belle destination de randonnée pour une journée avec ou sans pique-nique en bord de mer, ou pour observer les baleines qui passent souvent près de la pointe! N'oubliez pas vos jumelles pour admirer les cétacés!


3. Baie-des-Rochers - Charlevoix

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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À entendre Sylvain Tremblay, maire de la municipalité de Baie-des-Rochers, c’est la plus belle baie de toute la province! Tout au moins, l’un des plus beaux coins du Québec maritime, sans hésiter. Difficile, c’est vrai, de ne pas tomber sous le charme. C’est ici que Champlain a planté sa croix, près des centaines de rochers qui, à marée basse, parsèment cette baie entourée de hautes parois.

Vous pourrez poser votre tente à L’Anse-au-Sable, au sud-ouest de la baie, propice au camping sauvage. Pour l’atteindre, il faut partir du quai du village en kayak ou emprunter les sentiers du parc municipal.

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à vous amuser, pagayer pour explorer la baie, vous rendre au cap du Nid-aux-Corbeaux où l’on marche, à marée basse, au milieu des étoiles de mer et des oursins (attention aux piquants) ou encore randonner sur les sentiers qui longent le flanc des falaises.


4. La baie des Indiens du lac des Quinze - Abitibi-Témiscamingue

Crédit: Mathieu Dupuis
© Mathieu Dupuis

Avec sa longue plage de sable fin, cette petite baie est l’une des plus belles de la région selon France Lemire, adepte de canot-camping et consultante pour Tourisme Abitibi-Témiscamingue. Elle recommande de s’y rendre en kayak de mer au départ du camping du domaine la baie Gillies (route 382), au sud du lac des Quinzes.

Il suffit ensuite de remonter la baie Gillies, dépasser la baie Arsenault puis traverser la rivière des Outaouais pour tomber sur la pointe sablonneuse de la baie des Indiens, à 13 kilomètres du point de départ.

La traversée peut s’avérer tumultueuse par fort vent. Faites également attention à la circulation des embarcations à moteur, plutôt nombreuses dans les parages. Une fois au cœur de la baie des Indiens, c’est la quiétude et la nature sauvage qui règnent. Plantez votre tente à l’abri de la forêt, puis allumez un feu sur la plage de sable et… profitez! N’oubliez pas les S’mores pour la soirée.


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5. Île de la Corneille - Chaudière-Appalaches

Crédit: Tourisme Chaudière-Appalaches
© Tourisme Chaudière-Appalaches

Au bout des jumelles, une autre petite île de rêve en vue! Pour les Robinson Crusoé qui chercheraient un bout de terre insulaire rien qu’à eux pour deux ou trois nuits, l’île de la Corneille semble le site tout indiqué. Située à une quinzaine de minutes en bateau de l’archipel de l’Isle-aux-Grues, cette île privée de cinq hectares offre le gîte rustique et sauvage à un petit groupe de campeurs autonomes (jusqu’à 3 personnes).

Sur place, aucune installation, aucun service mais le plaisir d’être les seuls à y planter la tente et de marcher sur la grève jusqu’à la héronnière et ses becs juvéniles sortant du nid en juillet. Néanmoins, il n’y a pas grand-chose à faire sur l’île à part contempler les montagnes de Charlevoix au-delà du fleuve. Lors des marées de grandes amplitudes, un banc de sable de plus d’un kilomètre se dégage et l’on peut s’y balader les pieds nus dans l’eau fraîche.

Apportez de la nourriture pour deux jours supplémentaires au cas où le bateau ne pourrait effectuer la traversée lors d’intempéries. Le prix du séjour et de la traversée sont onéreux, mais c’est le prix à payer pour posséder une île à vous tout seul durant quelques jours (de juin à août).


6. Arrière-pays du parc national de la Jacques Cartier - Québec


© Photo tirée de la page Facebook Parc national de la Jacques-Cartier

Vous voulez vivre une aventure où le mot exploration prend tout son sens? Prospection à pied ou en canot et camping très, très sauvage; laissez-vous tenter par la vraie aventure dans l’arrière-pays du parc national de la Jacques Cartier.

Contrairement au reste du territoire protégé, voire surprotégé, où l’on nous dit où marcher, où planter notre tente et où nous soulager (!), les plateaux de la Sautauriski, en surplomb de la vallée de la rivière Jacques Cartier, est un secteur de l’arrière-pays ouvert aux aventuriers autonomes. Une seule condition : établir un itinéraire au préalable et le faire approuver par l’équipe du parc par mesure de sécurité. Pour rejoindre l’arrière-pays ensuite, emprunter la route 175 jusqu’à l’une des intersections avec des chemins secondaires menant à l’entrée est du secteur. Vous avez ainsi accès aux hautes terres du parc, royaume de l’orignal, tapissées de forêt boréale.

Libre à vous, dans ce territoire non balisé, non patrouillé, de randonner (à travers les broussailles), de pédaler (en vélo de montagne sur les sentiers forestiers existants) ou même de pagayer sur les têtes des rivières Jacques-Cartier et Sautauriski (en canot ou kayak en eau vive, pour les plus chevronnés).

Vous pouvez camper où bon vous semble, à condition de respecter les principes du Sans trace, de ne pas allumer de feu et de changer de lieu tous les jours. Un compromis raisonnable pour connaître le plaisir de l’expédition sur un territoire d’une beauté sauvage sans pareille. 


7. Cap à Don Jan / sentier des murailles - Saguenay

Il existe encore au Saguenay un secteur intime, dissimulé dans les montagnes de l’arrière-pays du Saguenay. Il s’agit d’un tronçon du sentier des Murailles, site connu de la communauté plein air en hiver mais encore très discret en été. Plusieurs accès le long de la route 170, entre Charlevoix et le Saguenay, permettent d’atteindre différents secteurs du sentier.

Parmi les plus beaux, recommandés par Mathieu Bergeron, artisan du sentier lors de sa création : le lac Emmuraillé, le secteur de la yourte du lac à l’Ours et le cap à Don Jan. Ce dernier est un véritable coup de cœur offrant, depuis son promontoire rocheux, une vue magnifique sur la vallée glaciaire et l’embouchure du fjord du Saguenay au loin. Imaginez ce panorama au coucher du soleil, lorsque le traversier de Tadoussac marque l’horizon de ses lumières! Le départ du sentier s’effectue à un kilomètre du stationnement Cabanage (km 58 de la 170) et démarre par une pente abrupte de 3 km.

On marche ensuite dans la forêt subalpine, sur la crête de la montagne jusqu’au belvédère du Cap à Don Jan (6 km environ). C’est ici que les aventuriers trouveront de l’espace pour planter leur tente, au cœur des épinettes, dans l’environnement isolé de l’arrière-pays du Saguenay. Ce site de camping sauvage n’offre pas d'accès à l'eau potable, il faut donc s’approvisionner suffisamment avant de partir en randonnée.


8. Réserve naturelle de Jean-Paul Riopelle - Chaudière-Appalaches

Crédit: Daniele-Ulrich
© Daniele-Ulrich

Mieux connu des insulaires de l'Isle-aux-Grues sous le nom de la Pointe aux Pins, ce bout de territoire est un peu le jardin secret de l'archipel. Celui-ci est recouvert d'érables tricentenaires et de plusieurs espèces de plantes rares endémiques à l'estuaire d'eau douce du Saint-Laurent.

Les amateurs de faune ailée seront également ravis d'observer à travers leurs jumelles plusieurs espèces d'oiseaux aquatiques comme les canards barboteurs, des oiseaux nicheurs ou encore, avec un peu de chance et de patience, le grand-duc d'Amérique.

À proximité des 2,5 km de sentiers aménagés à travers la réserve, on remarquait une vieille cabane à sucre très photogénique – peut-être y est-elle encore! – ainsi que des points de vue sur les battures, le fleuve et ses deux rives à l'horizon. Ce n'est pas étonnant que le peintre québécois Riopelle ait eu l'habitude, dit-on, d'y poser sa toile afin d'y puiser son inspiration. Une belle et courte balade à réaliser entre deux coups de pédale ou de pagaie lors de votre séjour dans l'archipel de l'Isle-aux-Grues.


9. Parc régional des Grandes-Rivières - Lac-Saint-Jean

Une dernière proposition plus accessible : ce parc régional qui, malgré sa splendeur, passe trop souvent sous notre radar regroupe de nombreux secteurs où les rivières du nord du lac Saint-Jean sont à l’honneur.

Divisé en 10 secteurs, le parc compte 43 km de sentiers de randonnée pédestre – comprenant des passerelles suspendues – et 40 km de sentiers de vélo. Cet impressionnant réseau traverse une forêt boréale luxuriante et rencontre des chutes grandioses. Parmi celles-ci, la chute Blanche qui tombe de 30 m de haut vaut le détour. Guidé par son bourdonnement et la douce brise qui s’en dégage, il est facile de l’atteindre par un court sentier pédestre aménagé.  

C’est l’endroit tout désigné pour s’aventurer en randonnée ou découvrir les eaux en canot, en kayak, en planche à pagaie ou même en rafting.  

La plage du secteur Albanel est l'endroit idéal pour se reposer après une activité. Son sable fin et sa vue donnant sur deux chutes de la rivière Mistassini rendent l'endroit remarquable. Profitez-en avant qu'elle ne devienne trop connue! 


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