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Les 10 commandements du skieur hors-piste

Si le ski de montagne est votre religion, assurez-vous d’atteindre tous les sommets dont vous rêvez en mettant toutes les chances de votre côté grâce à ces 10 commandements du skieur hors-piste.

1. La neige en quantité tu attendras

Après des mois d’attente, il est normal de vouloir se retrouver sur les pentes le plus tôt possible. Mais résistez à la tentation et attendez que le couvert soit adéquat dans votre secteur préféré. Certes, la première neige amène assurément son lot de « J’aime » sur les réseaux sociaux, mais une base arrachée ou une jambe cassée gâchera la fête pour plus d’une journée…


2. Sur les terrains privés tu ne skieras point (sans permission)

Terrain de jeu secret ou non, assurez-vous que vous êtes en droit de skier les pentes sous vos planches. Une question de sécurité — certains centres de ski ont même dû émettre des avis pour rappeler à l’ordre des skieurs qui montaient les pentes fermées en peaux d’ascension —, mais aussi de respect des propriétaires. Payez les droits d’accès, obtenez vos laissez-passer, abonnez-vous à la FQME ski… Bref, soyez en règle! Si vous aimez votre sport, c’est la meilleure façon d’assurer son bon développement.


3. Le poids de l’équipement tu relativiseras

C’est connu, les adeptes de plein air aiment l’équipement et en parler. Les skieurs et planchistes d’aventure ne font pas exception, lorsqu'ils pratiquent le ski de montagne. Les nouvelles bottes Scarpa avec carbone? Les fixations Plum en titane? Le ski Dynafit de course de moins de 700 g? Avant même de sortir la balance en prévision de vos achats, assurez-vous d’établir un portrait réaliste de vos besoins et de votre budget. Le tout en sachant que, si le poids des équipements est important, la meilleure façon de gravir aisément au sommet reste encore et toujours… d’être en forme!


4. Les avalanches tu connaîtras

En hausse marquée de 43 % depuis 2016, la formation en sécurité en avalanche gagne du terrain dans la province, et c’est tant mieux. Au Québec, à l’hiver 2018-2019, 808 personnes ont été formées, selon Avalanche Québec. La preuve que les avalanches sont bien réelles, dans l’Est du Québec, et que l’éducation est la meilleure façon de s’en prémunir. Vous n’êtes pas encore certifié? Soyez responsable et allez chercher la formation nécessaire pour éviter les problèmes. Et dites-vous bien que si tout le monde agit pour être compétent en terrain avalancheux, c’est alors la sécurité de tous qui est accrue en montagne.


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5. Avec tes amis tu skieras

Partir seul en montagne, skis ou planche aux pieds, est certainement moins amusant… et aussi moins sécuritaire! Pour une quête de poudreuse dans l’arrière-pays, mieux vaut être bien entouré, au cas où. Il faut avoir tenté de « sortir » un blessé avec un traîneau de fortune pour comprendre la difficulté de l’opération, même en groupe. Idéalement, partez au minimum à trois. Advenant un problème, une personne pourra alors rester sur place avec le skieur en difficulté pendant que l’autre ira chercher de l’aide.


6. La base des arbres tu éviteras

C’est un piège d’une discrétion parfaite… et potentiellement mortelle. Au pied des conifères en particulier, la couverture neigeuse devient souvent inconsistante au fil des tempêtes de neige. Résultat? Sous les branches, la couche de neige reste creuse et des trous se forment (un mélange de branches, de neige et de poches d’air), attendant le passage d’un skieur pour l’emprisonner. Là où les accumulations de neige sont importantes, des sportifs ont littéralement disparu au pied des arbres. Coincés tête première, certains sont même morts avant qu’on finisse par les retrouver. Skiez accompagné et gardez vos distances du pied des arbres.


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7. Ta skin track tu soigneras

Il n’y a rien de plus frustrant que de se retrouver à suivre un sentier d’ascension qui a été ouvert de manière inadéquate. C’est d’ailleurs certainement l’une des compétences les plus sous-estimées que cette capacité à tracer une skin track qui sillonne la pente avec le moins de détours possibles, tout en évitant d’être trop directe et abrupte. Parfois, il suffit simplement d’allonger le tracé avant les virages en épingle pour rendre la montée plus progressive; en d’autres circonstances, une traverse en zig-zag ou deux de plus dans une pente fera toute la différence. Corrigez les sentiers! Et amis planchiste, pensez qu’en planche divisible (splitboard) ou en raquettes, vous avez droit à une adhérence plus grande en terrain abrupt et que les skieurs peineront à suivre votre tracé.


8. Un casque tu porteras

On arrive tous à ce constat quand vient le temps de charger son sac pour l’ascension : « Ah oui, le foutu casque! » Heureusement, les fabricants de sacs et de casques pensent de plus en plus aux skieurs de montagne avec des produits adaptés, confortables et légers. Plus besoin « d’oublier » votre précieux couvre-chef dans la voiture : il pourrait bien, un jour, préserver votre cerveau!


9. La communication tu garderas

Qui dit ski d’aventure, dit souvent terrain éloigné en nature. En montagne, mieux vaut s’assurer de pouvoir communiquer entre les membres d’un groupe. Un radio commun de type GMRS/FRS de bonne qualité peut très bien faire l’affaire à faible coût. Si tous les skieurs n’en portent pas un — allumé et aisément accessible —, mieux vaut répartir les appareils au sein du groupe pour pouvoir transmettre les infos à des sous-groupes formés. Là où le réseau cellulaire est absent ou encore inconstant, emportez au moins un communicateur par satellite, comme le inReach de Garmin. Assurez-vous que tous savent qui le porte et comment on doit l’utiliser pour annoncer retards ou urgences.


10. Les premiers soins tu maîtriseras

Avec la liberté sur les pentes en terrain d’aventure vient la responsabilité de sa propre sécurité, en cas de pépin. Loin de la patrouille et des services d’urgence, il faut se préparer au pire et ne pas le laisser se produire. Skier prudemment et en dessous de sa limite est une bonne habitude à prendre, tout comme transporter le nécessaire pour réparer un bris d’équipement ou stabiliser et évacuer un skieur blessé. Des connaissances en premiers soins seront alors précieuses. Et quand chaque membre du groupe peut être utile, c’est toujours mieux!


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