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Ces aventurières et femmes de plein air québécoises à suivre

En cette Journée internationale des droits des femmes, Espaces met à l’honneur sept femmes aux parcours de vie uniques, mais avec un dénominateur commun : la passion de l’aventure, du plein air et du sport.


Caroline Côté

Courses d’ultramarathon en sentier, expéditions en canot, en ski nordique ou en voilier, traversée d’une partie du Canada en vélo à pignon fixe : rien n’arrête Caroline Côté, qui semble vouloir explorer tous les spectres de l’aventure.

Sa dernière expédition? Avec son compagnon Vincent Colliard, elle a réalisé une traversée hivernale en ski du Svalbard, archipel norvégien situé dans l'océan Arctique, à l'est du Groenland. Une première historique au cœur de l’hiver polaire.

Figurant dans le top des aventurières québécoises les plus prolifiques du moment, elle a fait de sa passion du plein air son mode de vie et de travail. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure dans notre sélection des 25 Québécois et Québécoises qui ont marqué le plein air et l’aventure.


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Émilie Pellerin

Émilie Pellerin a réussi à faire de l’escalade son métier. Reconnue comme l’une des meilleures grimpeuses à vue du monde de l’escalade, elle voyage dans le monde entier à la recherche des plus belles parois et des plus difficiles.

L’une d’elle est pourtant toute proche, au Québec : La Zébrée, à Val-David, une spectaculaire fissure surplombante cotée 5.14a. À l’été 2020, Émilie Pellerin a été la première femme à réussir à grimper cette paroi mythique.

Si vous avez regardé dans les dernières semaines les films de la tournée québécoise du Festival de films d’aventure de Banff, vous avez pu en apprendre davantage sur elle et sur son ascension de La Zébrée grâce au documentaire Em de la réalisatrice Alexa Fay.


Marie-Pier Desharnais

En juin 2021, l’alpiniste Marie-Pier Desharnais a atteint le sommet de l’Everest, le plus haut du monde. C’était l’objectif qu’elle s’était lancé dans son projet « Apex Women » visant à augmenter la présence et la réussite féminine sur les plus hautes montagnes de la planète.

Avant d'atteindre le toit du monde, Marie-Pier Desharnais a grimpé plusieurs hauts sommets, notamment le Kilimandjaro, l’Elbrouz en Russie, le mont Denali en Alaska, le Carstensz en Indonésie ou encore le Manaslu au Népal – la huitième plus haute montagne au monde.

Ses prochains objectifs? Continuer de grimper des hautes montagnes – notamment le K2 (8611 mètres d'altitude entre le Pakistan et la Chine) et le mont Sidley, en Antarctique – dans le but d’« élever l’empreinte des femmes qui est sous-représentée dans plusieurs domaines, y compris dans le monde de l’alpinisme, en augmentant le ratio femmes/hommes sur les plus hauts sommets du monde ».


Nathalie Fortin

Tout comme Marie-Pier Desharnais, Nathalie Fortin fait partie des rares femmes à avoir atteint le sommet de l'Everest. Elle a réalisé l'exploit en 2012, alors que les médecins la condamnaient à l'immobilité en raison de graves problèmes de dos.

Six ans plus tard, elle se mesure au K2 (8611 m), dangereuse montagne dont le mythique sommet l’attire plus que tout. Pendant une rotation entre les camps 1 et 2, son coéquipier Serge Dessureault fait une chute mortelle. De retour au pays après le drame, la Québécoise conserve néanmoins le désir de fouler un jour la cime du géant.

Cette ingénieure, conférencière, éternelle grimpeuse en escalade de glace et de roche offre de nombreuses cliniques pour les femmes dans le but d’avoir « plus de femmes en glace et en drytooling, (…) en espérant qu’elles entendent l’appel de la montagne ». Elle a ainsi créé le groupe Facebook Des Femmes et des Lames.


Hélène Dumais

Dans le dictionnaire des synonymes, cette femme d’exception pourrait avoir sa place sous le mot « machine ». Aventurière, coureuse en sentier, athlète d’endurance, entraîneuse, massothérapeute et conférencière sont autant de casquettes qu’elle porte fièrement avec comme point commun le dépassement de soi.

Et il en faut pour courir pendant sept jours les 430 km de la Montane Spine Race, en Angleterre, ou les 888 km en 10 jours de la course Infinitus, au Vermont.

En 2016, elle a aussi atteint de nouveaux sommets en devenant la première femme à traverser par leurs crêtes les monts Ko’olau, à Hawaï. Une athlète infatigable que rien (ou presque) n’arrête, surtout pas les longues distances.

Plus récemment, en janvier 2021, la photographe d’aventure Annie-Claude Roberge et elle ont parcouru pendant 7 jours la section lanaudoise du Sentier national en Matawinie, de la forêt Ouareau au parc régional des Sept-Chutes.


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Renée-Claude Bastien

Guide d’aventure depuis près de 20 ans, Renée-Claude Bastien a fait du plein air son travail à temps plein, et de la nature son bureau. Elle a sillonné le monde pour accompagner et encadrer des groupes, notamment dans des treks de plusieurs jours en Amérique et en Asie.

Renée-Claude Bastien s’attelle également à former la nouvelle génération de guides au Québec, en tant qu’enseignante et coordonnatrice de l’AEC–Guide en tourisme d’aventure du cégep de Saint-Laurent.

Elle est aussi instructrice de premiers soins en régions isolées pour SIRIUSMEDx, monitrice de canot pour Canot Kayak Québec, formatrice en randonnée pédestre (Rando Québec) et monitrice Sans trace (Sans trace Canada). Enfin, elle donne de nombreuses formations pour l’organisme Les Chèvres de Montagne.

Pas de doute, elle a bien deux ou trois trucs à nous apprendre!


Anne Bouchard

Anne Bouchard est coureuse d'ultratrail. Pour pallier au manque d’événements de course à pied en raison de la pandémie, la Bromontoise de 46 ans, mère de deux enfants et directrice fiscalité, s’est lancée dans un défi plus grand que nature.

Elle a couru l’entièreté du Sentier international des Appalaches (SIA), 635 kilomètres et 24 000 mètres de dénivelé, entre Matapédia à Gaspé, en un peu plus de 11 jours.

Pour réussir cet exploit colossal, elle fut entourée de Renée-Claude Bastien pour la logistique et de Caroline Côté pour la prise d’images en vue d’un film documentaire, le tout en partenariat avec Nature Québec, qui collabore au projet pour rappeler qu’il ne reste plus qu’une quarantaine de caribous dans les montagnes gaspésiennes.


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