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  • © Heiko Wittenborn

Pleins feux sur les aurores boréales

Alors que l’hiver s’installe tranquillement dans le Grand Nord du Québec, il laisse de plus en plus de place à la nuit polaire. Le jour ne s’attardant plus que pour quelques heures éphémères, la chance de voir les célèbres aurores boréales se donner en spectacle augmente à mesure qu’on s’approche du solstice d’hiver. Dès la mi-septembre jusqu’en mars, voire même au début avril, ces vedettes du ciel nordique viennent éclairer les ténèbres de tous leurs feux, dansant dans le firmament parées de robes vertes resplendissantes, parfois ornées d’un ruban d’un pourpre châtoyant. C’est alors que le Nunavik se transforme en véritable théâtre en plein air, offrant ainsi des places au premier rang pour ce spectacle haut en couleurs.

© TNFF

Plongé dans la pénombre d’un hiver qui peut sembler éternel, le ciel obscur de l’Arctique se pare d’un éclat sans pareil alors que de longues traînées lumineuses se faufilent  parmi une pléiade d’étoiles déjà scintillantes. Ces créatures nocturnes que sont les aurores boréales décrivent alors dans l’immensité du ciel polaire de grands arcs ondulés verts, voire même pourpres et violacés. Leurs rayons verticaux tourbillonnent, comme si un vent doux faisait voler une draperie géante accrochée au firmament. Dans les moments les plus intenses, les aurores boréales semblent même tomber vers le sol.

Bien qu’elle semble tout à fait mystérieuse, voire surnaturelle, cette manifestation lumineuse qui est en fait tout à fait naturelle, que les Inuit appellent arsaniit, trouve elle aussi une explication scientifique. Les aurores boréales seraient en fait les rejetons du soleil, soit nuls autres que des particules provenant des éruptions de l’astre du jour. Chargé de ces infimes fragments de feu, qui sont en fait des électrons et protons énergétiques, le vent solaire se voit attiré par les champs magnétiques de la face ténébreuse de la terre, avant d’être attirés dans l’ionosphère, où ils s’entrechoquent avec des atomes d’oxygène et d’azote, et passent à un état excité. Alors que les atomes redeviennent stables dans l’atmosphère terrestre, ils émettent un rayonnement que le souffle du soleil répand dans le firmament nocturne en un nuage phosphorescent, qui passe du vert au violet pour nous offrir un spectacle d’une divine splendeur et peut durer quelques brèves secondes ou s’étirer jusqu’à 45 minutes sur plusieurs centaines de kilomètres à la ronde.

Malgré cette explication des plus logiques, les aurores boréales ne sont pas dénuées de romantisme mystique pour autant, faisant l’objet de bien des récits et mythes chez les Inuit. Ces longs rubans chatoyants qui voilent le ciel de lumière évoqueraient ainsi les esprits des défunts habitant la voûte céleste, venus se manifester dans le crépuscule de l’hiver arctique le temps d’une valse. Une légende populaire va même faire croire aux jeunes enfants que si on les taquine de trop près, les fantômes des cieux fondront sur eux pour les enlever. Cette fable n’a bien sûr pour but que de s’assurer que les enfants ne traînent pas dehors le soir venu, au même titre que la vieille fable du "bonhomme 7 heures" dont plusieurs Québécois se souviennent certainement encore. Certains Inuit vont même jusqu’à dire que si l’on siffle très fort, on peut même arriver à faire danser les aurores de façon encore plus endiablée. Vous n’en croyez rien? Venez donc siffler un petit air dans la nuit hivernale du Nunavik et vous laisser envoûter par le magnétisme des arsaniit !


© Steve Deschênes

Pour s’assurer de bonnes places lors de ces spectacles en plein air donnés par les aurores boréales, Aventures Inuit offre, de septembre à mars, un forfait incluant des places de choix à la porte d’entrée du Grand Nord québécois qu’est la « métropole » nordique de Kuujjuaq. En autant que le ciel soit dégagé de nuages, les arsaniit y sont au rendez-vous pratiquement tous les soirs ! Pendant la saison hivernale, on peut même pousser l’expérience jusqu’à s’éloigner du village en traîneau tiré par une meute de huskys inuit pour aller dormir sous l’iglou ou dans une tente inuite en canevas aux airs de yourte, un logis qui se méritera sans doute bien plus que 5 étoiles, desquels on pourra observer et photographier la danse des aurores boréales dans toute la grandeur du ciel polaire.

Pour plus d’information sur les forfaits d’observation et de photographie des aurores boréales offerts au départ de Montréal :

Aventure Inuit
514 457-3319 ou 1 855 657-3319 sans frais (Canada et É-U)
www.aventuresinuit.com

© Pierre Dunnigan

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