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  • Crédit: Alex Brylov

Marathon Vertical : ascensions à la conquête d’une Terre équitable

Deux alpinistes québécois préparent l’ascension du plus haut sommet de chaque continent pour soutenir le travail d’Equiterre. Premier départ en mai prochain.

« Vivre une passion, mais qu’elle serve à quelque chose » : telle est l’optique des deux amis, Oury Dal Bianco et Sébastien Carelli, alpinistes québécois à l’origine du projet Marathon Vertical. Leur objectif est de faire l’ascension du point culminant des sept continents de la planète  en sept ans, soit une addition d’altitudes qui totalise un peu plus de 42 kilomètres, l’équivalent d’un marathon. Celui-ci sera « couru » sans apport d’oxygène, ce qui correspond tout à fait à l’état d’esprit des deux alpinistes.

Au-delà du défi sportif, leur projet est un engagement important pour agir en faveur d’un monde meilleur. Inquiets de constater la dégradation rapide de leur « terrain de jeux » et le recul des glaciers causé par le réchauffement climatique, les deux grimpeurs ont décidé de collecter des fonds pour Équiterre, un organisme dans lequel ils voient un potentiel d’action important pour rendre notre planète plus équitable  : « Equiterre ne se contente pas de dénoncer ce qui va mal, mais agit et fait bouger les choses », avancent-ils.

« Il y a longtemps que nous voulions poser un geste significatif, explique Oury, mais depuis nous sommes tous deux papas, il nous est apparu impératif de passer à l’action afin de participer à un avenir meilleur. » Ainsi voient-ils plus loin que le bout de leur sommet : à travers la recherche de fonds inhérente à toute préparation d’expédition de cette envergure, ils apporteront un soutien financier à l’organisme. L’objectif de leur collecte pour 2007 est de 30 000 $, dont 75 % seront reversés à Équiterre tandis que le reste servira à couvrir une partie des frais d’expédition.

Quand ils s’envoleront pour le Denali le 27 mai prochain, les initiateurs du Marathon Vertical espèrent aussi avoir contribué à éveiller des consciences. « Personne n’est insensible à la question de l’environnement. Les politiques vont bouger si les individus s’y mettent : ils ne sont que le miroir de l’action des gens » déclare Oury Dal Bianco. En faisant cette collecte au profit d’Équiterre, les deux hommes rallient en chemin des entreprises sensibles à leur démarche et des donateurs qui semblent plus enclins à donner « parce qu’ils sentent qu’ils font une bonne action ». Comme quoi « la conquête de l’inutile » mène bien quelque part!


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