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  • Support d'entraînement - Crédit : Shutterstock

Bien choisir son home-trainer

Depuis quelques années, l’univers des supports d’entraînement, communément appelés home-trainers, a littéralement pris son envol ! Ce que le marché nous propose, n’a rien à voir avec les vélos stationnaires qu’on retrouve encore dans quelques sous-sols de certains oncles ou grands-mères ! À un point tel que rouler sur un support d’entraînement peut même devenir (pour certains) plus stimulant et excitant qu’accumuler les kilomètres sur du vrai bitume.

Il est d’ailleurs généralement plus simple (et sécuritaire) de s’adonner à des séances d’entraînement par intervalles sur un home-trainer que sur la route, surtout si celles-ci comportent des durées variées et des fractions d’effort à haute intensité.


Les différentes options

D’abord, il faut décider du type d’home-trainer qui correspond le plus à nos désirs. Il y en a quatre :

  1. à résistance magnétique,

  2. à résistance hydraulique,

  3. à résistance directe,

  4. les rouleaux.

1-- Les supports à résistance magnétique sont les moins dispendieux. Ils sont donc appropriés aux cyclistes qui veulent s’initier au pédalage intérieur ainsi qu’à ceux qui pensent ne s’y adonner qu’à l’occasion. On peut trouver de bons modèles pour environ 200$, voire même un peu moins. Le réglage de l’intensité (de 5 à 10 niveaux) se fait généralement à l’aide d’une manette et la résistance maximale tourne autour des 700 watts de puissance. Ils sont toutefois assez bruyants et la sensation de roulage n’est pas des plus réalistes.

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Exemple d’un modèle à résistance magnétique :
Blue Twist de Tacx (199$)


2-- Si on recherche une sensation de roulement qui se rapproche plus de la réalité, tout en étant plus silencieux, mieux vaut investir dans un modèle à résistance hydrodynamique (à fluide). On parle d’environ 250$ pour les modèles d’entrée de gamme, de qualité acceptable.

Ceux-ci peuvent offrir des résistances maximales dépassant les 1000 watts de puissance. Quant au réglage de l’intensité, il est généralement « progressif »; c’est à dire que le contrôle l’intensité se fait en modifiant ses braquets. Plus on pédale fort (braquet élevé), plus l’intensité sera élevée.

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Exemple d’un modèle à résistance hydrodynamique :
Fluid 2 de CycleOps (395$)


3-- À la différence des modèles magnétiques et hydrodynamiques, les home-trainers à résistance directe requièrent qu’on retire la roue arrière du vélo. Ceux-ci sont substantiellement plus lourds et moins compacts. En revanche, ils sont silencieux, très stables, et offrent une excellente sensation de roulement. Ils sont toutefois beaucoup plus chers; le prix de la plupart de modèles dépassent les 1000 dollars. Mais pour ceux qui pensent rouler régulièrement à l’intérieur, c’est une somme bien investie. La résistance maximale peut aller au delà des 2000 watts de puissance : on peut donc effectuer des sprints supra-maximaux sans craindre de faire sauter la machine…  Rares sont ceux qui atteindront ces limites !

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Exemple d’un modèle à résistance directe :
Kickr Power de Wahoo Fitness (1600$)


4-- Pour ceux qui aiment se sentir « libres » sur leur vélo, il y a les rouleaux. Comme le vélo est simplement déposé sur trois rouleaux, sans aucun point d’attache (les deux roues tournent), celui-ci conserve toute sa nervosité. Ils exigent beaucoup de concentration, car il est facile de perdre l’équilibre et de se retrouver rapidement « dans le décor ». Il faut d’ailleurs de nombreuses séances d’adaptation avant de pouvoir rouler de façon décontractée. En général, la résistance des rouleaux est assez faible, caractéristique qui plaît à ceux qui aime mouliner rapidement. On voit souvent les cyclistes les utiliser pour s’échauffer avant une épreuve sur piste. Plusieurs « puristes » ne jurent que par eux.

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Exemple d’un rouleau (à résistance magnétique) :
Arion Mag de Elite (400$)


Vitesse, cadence, puissance…

En sélectionnant son home-trainer, il faut également déterminer si la lecture (en temps réel) de certaines informations comme la vitesse, la cadence et la puissance est importante. Si l’objectif n’est que de ne pas trop perdre la forme durant les mois d’hiver, on peut se passer de ces données, mais si le but est d’améliorer sa performance à l’aide de séances spécifiques d’entraînement, un monitoring précis de l’effort (particulièrement de la puissance) est indispensable.


À lire aussi : Améliorer son coup de pédale par la musculation et les intervalles


Les smart-trainers interactifs

Hé oui, « l’intelligence » et l’interactivité ont également envahi l’univers des home-trainers ! Plusieurs modèles (qu’ils soient à résistance magnétique, hydrodynamique ou directe, et même certains rouleaux) possèdent un système de transmission des données qui communique avec leur logiciel sur un ordinateur, tablette ou téléphone pour prendre en charge la résistance, en fonction de séances spécifiques d’entraînement ou de parcours virtuels. Certains modèles haut de gamme vont aussi simuler la sensation de rouler sur du bitume, du pavé, du gravier… et même faire tourner votre roue arrière lors des descentes des parcours virtuels.

Ceux qui éprouvent de la difficulté à trouver stimulante l’idée de pédaler à intérieur, seront ravi par un home-trainer intelligent, surtout si celui-ci est relié à un logiciel tel que Zwift, qui simule une réalité virtuelle interactive, où des cyclistes de quatre coins du globe se rencontrent afin de participer à des courses virtuelles dotées d’un réalisme renversant !

Le summum du smart-trainer : le Magnum Smart de Tacx, un tapis roulant pour vélo (et coureur également) ! Son prix n’est pas encore officiellement confirmé, mais il dépassera les 10 000$.

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Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=s-vODaqxCUk

Récapitulation

En bref, choisir son support d’entraînement dépend donc :

  • du budget,

  • de l’espace de rangement dont on dispose,

  • du bruit qu’on est en mesure de tolérer,

  • de l’importance de connaître sa vitesse, sa cadence, sa puissance…

  • du désir de prendre part à des parcours virtuels interactifs.


Quelques accessoires utiles

Ceux qui pédalent de façon assidue sur un support d’entraînement voudront se munir d’un pneu arrière spécialement conçu pour cela, afin de ménager leur pneu de route, surtout si celui-ci est de haute qualité. Ils sont d’ailleurs plus silencieux et comme ils surchauffent moins, ils durent plus longtemps.

Une cale élévatrice pour la roue avant permet de replacer le vélo à niveau, tandis qu’un matelas d’entraînement réduira le bruit et les vibrations, en plus de protéger le plancher de la sueur et du cambouis.

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