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  • © Mathieu Guindon

Grande Méharée : 15 photos comme si vous y étiez

Notre journaliste a participé en novembre à la Grande Méharée, un trek d'une semaine au coeur du Sahara marocain organisé à l'occasion des 20 ans de l'agence Karavaniers, en collaboration avec Espaces. Elle nous fait vivre, en photos, cette grande aventure humaine sur les traces des caravanes d'autrefois.

Jour 1 - De Marrakech au Sahara

© Frédérique Sauvée

Après un vol vers Marrakech et une nuit à l'écolodge de la Villa Janna, les 130 voyageurs de la Grande Méharée prennent la route vers le sud du pays. Direction le Haut Atlas par la route du Tichka jusqu'à Ouarzazate, au coeur de la vallée verdoyante du Drâa avant notre destination finale : le village de Mhamid. Fondé par une tribu bédouine nomade, il sera le point de départ du trek dans le désert marocain. Le lieu était un carrefour caravanier très important au XVIe siècle entre Marrakech et Tombouctou. Première nuit en bivouac dans les dunes de Rass Ennakhl.

Jour 2 - Rencontre avec le peuple berbère

© Frédérique Sauvée

Dès notre réveil, les premiers chameliers s'avancent au milieu du campement pour charger les bagages sur le dos d'une trentaine de dromadaires. Ils sont les descendants de la tribu des Nouaji, les Touaregs du Tafilalet marocain qui organisaient autrefois les convois des grands commerçants à travers le Sahara. La caravane québéco-marocaine s'élance sur la rive droite de l'oued (rivière) Drâa en direction de l'oued de la Soif, immensité aride parsemée de quelques tamaris. Une première journée de marche de 26 km sous le soleil impitoyable du Sahara.

© Frédérique Sauvée

Jour 3 - Premiers pas sur les hautes dunes

© Frédérique Sauvée

Après une nuit sous les étoiles, la caravane se met en branle pour partir avant les grosses chaleurs de la journée. Le rituel de préparation est toujours le même : ranger son sac de couchage, avaler un bol de gruau au miel et un thé à la menthe, remplir ses gourdes de 2 à 3 litres d'eau (à purifier) venant de puits creusés à même le désert. Si "l'eau purifie le corps, le désert purifie l'âme" disent les Berbères. C'est en direction de l'erg Ezzahar, aussi connu sous le nom de "dune chantante" que nous progresserons aujourd'hui et demain.

© Frédérique Sauvée

Jour 4 - D'erg en reg

© Frédérique Sauvée

La caravane prend d'assaut les dunes pyramidales ce matin. Mohammed, l'un des huit guides berbères qui nous accompagnent, nous apprend que ces montagnes de sable se forment sous l'effet de l'humidité des nappes phréatiques souterraines et du vent qui collent les grains entre eux. Les déserts de dunes sont appelés erg, tandis que, dans l'après-midi, nous atteignons un reg, désert de roches en arabeL'occasion pour quelques-uns des invités spéciaux de Karavaniers de monter sur une monture camélidée. Comme Ramso, le guide tanzanien du Kilimandjaro, qui découvre pour la première fois de sa vie le nord du continent africain.

© Frédérique Sauvée

Jour 5 - Aman iman

© Frédérique Sauvée

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Marrakech ont des répercussions jusque dans le sud du pays. Ce matin, l'oued Drâa, normalement à sec, s'est gonflé pendant la nuit et nous oblige à une traversée inattendue et rafraichissante. "Aman iman", l'eau, c'est la vie dans le désert répètent incessamment les Berbères. La preuve sous nos pieds lors de cette journée à travers l'erg Samar, parsemé de petites plantes fragiles qui fleurissent rapidement lorsque quelques gouttes s'infiltrent dans le sable. La vie est insoupçonnée dans le désert.

© Frédérique Sauvée

Jour 6 - Une aventure humaine avant tout

© Frédérique Sauvée

Les journées de marche s'enchainent, mais ne se ressemblent pas. C'est incroyable de voir la diversité de paysages, de couleurs et de terrains que l'on peut observer dans le désert. Si les matinées sont consacrées à la randonnée jusqu'au prochain bivouac, les après-midis au camp permettent de se reposer, de s'isoler du groupe dans les dunes ou de partager une partie de Mölkky (jeu de pétanque scandinave) avec Khalid, Mustafa, Hassen, les guides marocains, ou encore Ivan l'équatorien, Babu Sherpa le népalais et Andonis le berger crétois. À la tombée de la nuit, c'est en tête à tête avec Saturne et ses anneaux, contemplés à travers le télescope de Myriam, l'astro-physicienne invitée, que l'on passe la soirée.

© Frédérique Sauvée

Jour 7 - Choukrane

© Frédérique Sauvée

Dernier réveil sur les dunes et ultime petit-déjeuner dans le désert, avant la route de retour vers Marrakech. Le thé à la menthe n'a jamais eu aussi bon goût que ce matin. C'est avec une pointe d'émotion que l'on prend un dernier selfie avec nos nouveaux amis les dromadaires et que l'on dessine dans le sable un "Choukrane" (merci en arabe) à nos formidables guides berbères qui nous ont partagé pendant une semaine leur culture millénaire, le secret de leurs épices et leur amour du Sahara marocain.

© Frédérique Sauvée

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