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Matériel de plein air usagé : des trucs pour éviter les mauvais achats

De nos jours, on trouve sur les Kijiji et Marketplace de ce monde une telle variété de matériel de plein air usagé qu’il serait fou de ne pas y jeter un œil avant de s’équiper. Mais comment ne pas se faire passer un savon?

En plus de permettre de faire de substantielles économies, acheter usagé est une excellente façon d’alléger son empreinte écologique. Exception faite de l’équipement qui assure la sécurité, comme des casques (ski, vélo…) ou des cordes et des harnais d’escalade, il n’y a aucune crainte à acheter d’occasion. Mais il faut quand même le faire avec l’œil averti. Voici quelques conseils.

Avoir du pif

En plus d’une inspection visuelle et manuelle, il faut également plonger son nez dans tout article comportant du tissu (vêtement, tente, sac de couchage, bottes…). Toute odeur persistante rappelant le caoutchouc humide ou la transpiration est signe de moisissure incrustée. Lorsque la prolifération bactérienne est avancée, on peut même constater que l’étoffe (d’une tente ou d’un sac à dos, par exemple) prend une texture légèrement collante. Ce sont des articles à proscrire.


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Les glissières

Il ne faut surtout pas se gêner pour vérifier toutes les glissières. En trouver une défaillante peut être un argument pour faire diminuer le prix, ou une raison pour ne plus être acheteur. La glissière défectueuse d’une poche intérieure d’une veste peut passer, mais une glissière d’un sac de couchage qui ne fonctionne pas parfaitement le rend pratiquement inutilisable.

Les tentes

Pour bien inspecter une tente, il faut idéalement qu’elle soit montée. On peut ainsi vérifier l’état des élastiques à l’intérieur des arceaux, entre autres choses. De plus, toute décoloration sur un arceau laisse croire qu’il a été victime d’un mauvais pli, et qu’il est donc dorénavant plus fragile.

Le duvet

Il constitue un excellent isolant et son efficacité peut durer de nombreuses années, à condition qu’il soit bien entretenu et surtout (très) bien entreposé. Un sac de couchage ou une « doudoune » longtemps entreposé, compressé dans un petit sac, peut perdre beaucoup de son pouvoir gonflant. Bien s’assurer, également, de l’absence d’amas de duvet : dans le cas contraire, c’est signe que l’humidité a affecté l’article et qu’il est maintenant déficient.


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Les bottes et chaussures

Si acheter des bottes et chaussures usagées en répugne certains, leur tourner le dos équivaut à se priver de possibles économies substantielles. Pour ce faire, il faut cependant s’assurer que l’usage qui en a été fait est demeuré limité, en vérifiant que la semelle possède tous ses crampons et qu’elle ne présente aucune fendille. Lors de l’essayage, mieux vaut apporter des chaussettes adéquates et, bien sûr, toute semelle spécialisée ou orthèse, à insérer à l’intérieur. Une botte ou une chaussure trop utilisée prendra la forme du pied de celui qui l’a enfilée et elle sera difficilement « reformable » au pied d’un nouveau propriétaire. Changer l’assise plantaire peut toutefois faire une bonne différence.

Les gros achats

Généralement, les grosses pièces d’équipement (vélo, kayak, ski…) font d’excellentes acquisitions usagées. On peut souvent en trouver à la moitié du prix en magasin, et ce sont des équipements qui jouissent d’une longue durée de vie. Une avarie est d’ordinaire facilement décelable : il faut bien vérifier l’absence de fissures ou de fêlures, et ne pas se gêner pour questionner le propriétaire sur l’usage accumulé et sur les chocs et coups importants reçus.

Signes d’usure acceptables

Acheter usagé sous-entend bien sûr qu’il faut accepter certains signes de vie antérieure. Une petite déchirure ou une couture défaite est acceptable, car réparable sans trop d’investissement. Mais quand on détecte une décoloration ou un amincissement dans un tissu ou toute autre matière (plastique, métal, fibre de verre…), mieux vaut laisser tomber.

Il faut surtout ne pas se forcer à acheter un article par peur d’être embarrassé, si son inspection ne s’avère pas entièrement satisfaisante. En revanche, si négocier fait partie du jeu, il faut faire preuve de savoir-vivre et ne pas exagérer; d’ordinaire, les prix demandés représentent déjà de très bonnes aubaines. Bon magasinage!


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